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Symbolique des Archanges

Dans cette grande forêt d’Ardennes qui couvre une partie de la Belgique, du Luxembourg et de la France, nous avons fait une halte du côté Français, département des Ardennes (08), au village de Baâlon, situé sur la route D947 entre Montmédy et Stenay. Si la région est mieux connue pour la légende des 4 fils Aymond et du cheval Bayard.quatre fils Aymond maastricht

Elle recèle d’intéressants édifices religieux quelque peu oubliés car loin des grands axes touristiques où économiques. Le paisible village de Baâlon va nous donner l’occasion d’aborder un sujet symbolique rarement rencontré lors qu’il s’agit de nos églises en Europe. La symbolique des archanges et des hommes, est un sujet presque tabou.

Nous citons pour mémoire, Denys l’Aéropagite (vers 490) et le pape et docteur de l’église Saint Grégoire le Grand (540-604) qui nous éclairent quelque peu sur leur nombre (7) et les fonctions des anges et archanges. Nous traiterons un autre jour de tout le contexte archanges et anges qui part une manipulation spirituelle ont disparus du calendrier liturgique après Vatican II le 11 octobre 1962 et ne sont plus que quatre Archanges.

Ce paisible petit village de Baâlon, au Nord de la France, avec au milieu de ses 170 habitants une petite église de la fin du XIIIe S., église dédiée à Saint Rémi. Dans le bois derrière l’église une chapelle récente près d’une source dédiée à Sainte Anne et qui en son temps avait son pèlerinage.

Il serait difficile en en faisant le tour de trouver quelque chose de remarquable où de particulier à cette église de village. Juste une porte latérale surmontée d’un tympan roman et qui représente deux personnages ailés avec au milieu un être humain.

Tympan roman

Le pèlerin n’y trouvera rien de bien remarquable et passera son chemin vers des édifices bien plus prestigieux. Nous sommes bien loin des œuvres d’art des tympans de Conques ou d’Autun pour ne nommer que ceux-là.

Visitez tranquillement l’église et revenez-vous mettre devant ce tympan. Sous des dehors très simple la symbolique romane peut vous amener sur des terres insoupçonnées et qui éclairent notre symbolique religieuse d’une lumière nouvelle.

L’analyse du sujet va nous obliger à faire plusieurs tableaux afin de mieux comprendre le sujet représenté car plus, en apparence, le sujet est simple et plus la coquille de noix sera dure à croquer.

Beaucoup seront appelés et peu seront élus

Le tympan nous montre deux archanges encadrant un religieux. Un père abbé avec sa crosse, sa tonsure, une simple robe de bure et un livre ouvert dans la main.

Tête abbé

Précisions supplémentaires, contrairement aux deux archanges on voit la pupille de ses yeux ce qui nous indique qu’il voit et a donc une claire conscience, il est un être éveillé.

Baâlon moine

La crosse tenue droite indiquera son statut  d’autorité ecclésiastique mais ici elle est tenue en oblique ce qui indique la transmutation. Il quitte le plan terrestre et va changer de plan. Dans l’usage symbolique de la crosse la volute ou crosse tournée vers l’avant veut dire que le personnage religieux se trouve sur ses terres, celles où il a juridiction. Si la volute ou crosse est tournée vers le personnage c’est qu’il est en visite hors de sa juridiction.

Ici, notre père abbé à la crosse tournée vers lui car il a déjà quitté la vie terrestre, son territoire, et va arriver chez le divin, c’est-à-dire, plus de son niveau de juridiction mais un niveau supérieur qui ne lui était pas d’accès.

Nous reviendrons un autre jour sur les diverses interprétations des bâtons et crosses de nos saints personnages tels qu’ils étaient représentés au Moyen Age.

Il a dans la main gauche un livre ouvert qui mérite une petite explication supplémentaire. Dans notre statuaire médiéval le livre ouvert peut nous indiquer deux interprétations possibles. Il peut indiquer la prière et la contemplation soit la connaissance qui est donnée. Si le livre est fermé le message est élitiste, le personnage a la connaissance mais ne la partage pas avec tout le monde. Quand vous analysez ce genre de représentation il vous faut bien observer le livre.

Le livre ouvert assez plat avec un peu de décoration autour sera le plus souvent une représentation de Bible, le livre d’une certaine épaisseur sera le plus souvent une représentation de la connaissance.

KODAK Digital Still Camera

Si un personnage religieux se retrouve avec un livre sur les genoux il est considéré être en connexion avec le divin mais ne l’a pas encore appliqué. Il est pour ainsi dire encore « à l’étude du divin». Si le personnage a un livre en main, il le tiendra de la main droite. Ici il le tient de la main gauche car il reçoit la connaissance avant de monter. La main gauche reçoit. Le saint qui a le livre dans la main droite donne la connaissance, il fait passer un message, la main droite donne.

Jusque-là nous avons abordé des sujets symboliques que toute bonne bibliothèque d’abbaye pourrait nous fournir. La recherche sur les archanges nous réserve bien d’autres difficultés. La plupart des dictionnaires de symbolique actuels n’en parlent pas du tout ou tout simplement anges et archanges ensembles, sans différence. Quelques bons dictionnaires vont plus loin, ils nous expliquent qu’aucun paragraphe ne sera repris sur ce sujet car ils ne relèvent pas d’une symbolique terrestre ! Que ce soit les guerres, les guerres de religions, la révolution du XVIIIe S. ou Vatican II, il est très laborieux de faire une recherche symbolique sur les archanges. Les descriptions en sont bien plus nombreuses chez les hébreux et chez les grecs-orthodoxes.

Le prince des archanges est saint Michel, qui est un archange combattant le mal (épée ou lance, armure). Les archanges s’occupant de guérison ne sont pas armés, ils n’ont pas à lutter contre le mal. Ceux-là sont représentés avec une sorte de bâton de commandement, ils sont les messagers de Dieux, comme Gabriel lors de l’Annonciation à Marie.

Archange gabriel Bysance

La lecture du tympan commence à gauche où façon ancienne et héraldique, à senestre. Notre archange aux ailes tournées vers le haut, donc tournées vers le divin. Dans une main il a une épée dirigée vers le sol, éloignée de lui pour couper le négatif venant du sol. Ces pieds sont d’ailleurs légèrement plus hauts que les deux autres personnages. Ailes vers le haut il ne touche pas le sol.

baalon3 (2)

De l’autre main il donne les clefs de la connaissance à l’abbé au milieu de la scène afin qu’il puisse comprendre le message du livre. Cet archange entend directement Dieu, il a des oreilles mais n’a rien à dire, il n’a pas de bouche. A regarder sa toge on constate qu’elle est coupée en deux par une ceinture au milieu du corps. Cet archange s’occupe donc du ciel et de la terre, de l’humain et du divin. Il a une toge plus courte que l’autre archange et on voit très bien ses pieds, autre indication qu’il s’occupe de ce qui se passe sur terre sont les cinq plis de sa toge, le nombre de l’humain, mais ailes vers le haut, vers le divin.

La transmission de la connaissance par les clefs est faite, l’humain au centre est en état d’éveil (les yeux bien ouverts) et son âme peut monter vers le divin.

L’archange à dextre (à droite en regardant le tympan) est d’une autre nature. Il n’a presque pas d’oreille mais a une bouche, il donne les dernières recommandations à l’humain qui va monter vers le divin. Il coupe des deux mains avec son épée sous les pieds de l’abbé la connexion avec la terre et par là indique que l’humain a reçu la connaissance à sa mort et est coupé de la terre pour permettre à l’âme libérée de monter. baalon3 (3)

L’âme qui a acquise cette connaissance doit impérativement monter, elle ne peut redescendre vers le terrestre et vers Satan. Cet archange est pureté complète et n’a pas de ceinture, il est lui entièrement ciel et céleste. La toge couvre d’avantage ses pieds, ceci est une symbolique particulière pour les archanges messagers du ciel, leurs pieds étant entièrement couvert ainsi que la plus part des fresques et tableaux nous les montrent. Notre archange de dextre n’a pas de toge mais une sorte d’armure. Deux plaques pour protéger le haut (contre Lucifer) et du bas il se protège des humains. La protection du milieu est appelée Salomé.

Après avoir épluché la pêche et en avoir mangée la pulpe, l’initié sait qu’il ne doit point jeter le noyau car il contient le plus précieux, l’amande. Mais la lecture n’est point finie ici car il nous reste à relire le même message mais cette fois ci par les nombres.

 

Chaque personnage a quatre temps de compréhension.

Archange à senestre (gauche) qui représente le ciel:

– ailes vers le haut et pieds touchant à peine le sol

– épée —> il se coupe du sol

– ceinturé —> coupé en deux

– donne les clefs

Humain:

– un religieux, tonsure

– le plus simple appareil de vêtements, humble

– le livre ouvert, la connaissance

– la crosse emblème du pouvoir

Archange à dextre (droite) représente le ciel et la terre:

– ailes vers le bas et pieds touchant terre

– épée coupant tout contact entre terre et humain, qui doit monter

– armure du haut, se protéger de Lucifer, archange déchu

– armure vers le bas, se protéger des humains

Symbolique des nombres

– Archange à senestre a une toge à cinq plis, il s’intéresse à l’humain.

5   le nombre de l’être humain.

Autre rappel du cinq: épée – clefs – crosse – livre – épée.

– L’âme doit monter, la trinité, 3 personnages, vêtements de l’humain à 3 plis.

– L’archange à dextre a une armure faite de 5 pièces

– Au-dessus de la tête de l’humain il reste deux demi étoiles des trois étoiles qui

devraient s’y trouver, il manque le dessus de la pierre du tympan.

– Chacune des étoiles à huit branches et un centre —> donc le nombre 9, c.à.d. le nombre qui représente la perfection. Et en poursuivant —> 3 étoiles X 9 = 27

Les deux nombres s’ajoutant 2 + 7 = 9 unité et perfection encore.

Beaucoup de messages de ce genre sont encore indéchiffrés dans notre Europe, il faut prendre le temps de s’arrêter et se poser des questions. La photo ci-dessous représente deux archanges ou anges tenant exactement la même épée et ont une toge presque identique, or nous le voyons là sur un tympan à Bessuéjouls, au nord-est de Rodez près du Lot qui est distant de 740 Km de Baâlon. bessuéjouls-anges épées

Rien n’est gratuit dans l’enseignement du Moyen Age, tout a une raison d’être, mais il nous faut chercher car le fil de la transmission est devenu très mince

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Par tous les Saints

A travers toute l’Europe du Moyen-Age, il y avait des endroits réputés par leur sainteté et les miracles qui s’y étaient accomplis.

 

Ces lieux accordaient un pouvoir particulier de guérison et de protection a à certains saints. La possession des saintes reliques était évidemment ambitionnée par moultes églises, abbayes et autres cathédrales.

Le culte de ces reliques était à certaines époques de l’année, surtout le jour de la fête du saint, l’occasion de voyages, de processions (Troménie en Bretagne *) des habitants de la contrée voisine et même de régions fortement éloignées.

On faisait même, au besoin, accomplir ces voyages par des personnes qui s’en étaient fait une profession et qui se chargeaient,  moyennant quelque aumône, de faire le voyage, de dire les neuvaines et observer le vœu.

Il existait aussi des gens, généralement, des femmes connaissant le culte des saints au point d’en faire profession. On pouvait les trouver dans presque chaque village.

Dès qu’on souffrait de quelque mal, consultation était prise et le ou la spécialiste diagnostiquait le mal « du saint » ou « des saints », indiquait ce qu’il convenait de faire et le faisait moyennant rétribution. Ayant une plus grande expérience avec le monde des saints guérisseurs, connaissant mieux les rites, cette personne devait logiquement obtenir de meilleurs résultats, aussi était-elle généralement déléguée auprès de ceux-ci. Les voyageurs et surtout les voyageuses de cette sorte étaient encore très nombreux au XIXe siècle et certains d’entre eux se trouvaient toujours en courses d’un sanctuaire à l’autre. 

Ajoutons les pèlerins de Rome, Jérusalem ou saint Jacques de Compostelle celà faisait beaucoup de monde sur les routes et dans les églises.

Ils accomplissaient d’ailleurs leur tâche avec le plus grand sérieux, ne doutant ni de leur diagnostic, ni du saint, ni de l’efficacité de l’opération si tout était mené avec confiance et dans les règles. Le « voyage » se faisait à pied, tôt le matin, sans parler à personne, sans boire ni manger, et s’accompagnait de prières à l’aller et au retour. Devant la statue du saint, les rites consacrés étaient accomplis et quand il le fallait on ramenait de l’eau des sources guérisseuses.

Ensuite le voyage était « rendu » par une dernière prière chez le client malade et un repas était pris avec la famille. Certains malades étaient atteint de quinze saints et vu les déplacements à faire ces guérisons pouvaient prendre du temps. Certaines personnes avaient d’ailleurs un don de double vue pour dépister les maladies.

 

* Les Troménies ou pèlerinages:

Le village de Locronan, Ronan  qui né en Irlande au VIIe siècle traversa la Manche  après une vision, pour arriver en Cornouaille (le sud du Finistère), enseigner la religion chrétienne et fonder un prieuré bénédictin. Il y a 2500 ans, Locronan était un site religieux celte unique en Europe. Les repères astronomiques celtes ont donné naissance au nemeton, un quadrilatère de douze kilomètres comportant les douze marques de l’année lunaire.  Le site fut christianisé mais garda intact le tracé exact du quadrilatère sacré. Comme le breton le dit très bien : du breton tro-minic’hi, le tour de l’enceinte sacrée. La plus ancienne remonte au XIIIe siècle.

Le jour de la procession, les habitants se parent de leurs plus beaux costumes traditionnels, qui ici ne sont en aucun cas symboles de folklore. Bien au contraire, ces costumes prennent une toute autre dimension, à savoir le rattachement aux ancêtres. On dit que si on ne fait pas la procession durant sa vie, il faudra la faire après la mort, mais on ne pourra avancer que de la longueur de son cercueil tous les ans.

La Grande Troménie serait le parcours que St Ronan effectuait chaque semaine, pieds nus et à jeun et la Petite Troménie, le circuit qu’il faisait tous les jours. Le parcours de la Troménie est jalonné de 12 stations, indiquées par 12 croix de granit et de 44 petits huttes, dans lesquelles reposent des vieux saints bretons. Ils ont quitté leur église ou leur chapelle pour venir saluer les reliques de St Ronan.

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Il faut savoir qu’on ne peut faire le parcours complet qu’en période de Grande Troménie, car celui-ci emprunte des chemins privés. Les jours qui précèdent, on abat des talus, on met des ponts de fortune sur les ruisseaux, on fait tomber ce qui peut obstruer, par endroits, le sentier traditionnel.

Rien, ni personne n’empêchera le pèlerin de faire le parcours.

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Ce qui suit n’est ni un dictionnaire, ni un article qui se veut complet. Nous voulons juste pointer du doigt une partie de la symbolique qui est présente dans nos églises et cathédrales, ainsi que dans les peintures et enluminures. Le symbolisme des plantes est souvent fondé sur la théorie des correspondances. Rien n’est gratuit dans ces messages. Il nous reste à en comprendre le sens.


ACACIA : symbolise le peuple juif.

L’arche d’alliance, la couronne d’épines était en bois d’acacia. Repris par la F:. M:. symbole d’immortalité. cf : figuier

Symbole de la victoire spirituelle

AMANDIER : cf.: rosacées

amande = matrice = secret. Symbole de la Virginité. Reçoit l’éjaculation de Zeus, de Dieu seul.

AUBÉPINE : cf : rosacées. Avec notion de secret (épines). Arbre de protection Mystique, qui était présent dans la plus part des sanctuaires, formant une barrière tant physique que psychique pour délimiter l’enceinte sacrée.

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AULNE : alchimie : bois servant à la fabrication de certaines poudres à fusées.

BOULEAU : arbre attribut des Bardes. Un des sept arbres sacrés des druides.    Symbolise la réincarnation des héros (les noces en Sibérie)

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CEDRE : immortalité. cf : conifères. Aussi employé pour les oracles, éloigne les mauvais esprits.

CHENE : arbre attribut des Druides. Symbolise la Connaissance. Attribut de Zeus, d’Esus.   Une loi Irlandaise interdisait son abattage.

Le gland fruit de la Connaissance (Zeupire = au chêne).

En alchimie  :  le chêne creux = tonneau dans lequel doit pourrir la matière première.


CONIFERES : symbole de l’éternité + notion de la Lumière par la résine. Les flambeaux = vie.

Retournés = mort. Immortalité = vie après la mort  (éternel parce que toujours vert).

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COUDRIER : la baguette de magicien chez les Celtes était faite en bois de coudrier ainsi que le bâton d’Hermes. Le coudrier était consacré au dieu Thor

CYPRES : attribué à Pluton, dieu des Enfers. cf. : conifères.

Immortalité, son bois passait pour incorruptible.

 

EBENE : symbole de l’Enfer, des ténèbres de l’Afrique. Les cercueils étaient fait d’ébène.

FIGUIER : symbole de la fertilité masculine. Romulus et Remus allaités sous un figuier. cf. : grenadier.

Figuier stérile = la religion juive, les chemins sans issues. L’arbre du Paradis terrestre pour les Hébreux. Représenté dans la cathédrale il représente la synagogue.

FRENE : correspond au chêne, chez les Germains. Souvent lié à la fontaine.

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GRENADIER : symbole de la fertilité féminine. Arbre de Perséphone.

Nombreux pépins = grande fertilité. Symbolise aussi la faute. cf. : pommier

 Homme vert, cathédrale de Bayonne

HETRE : de la même famille que le chêne. Chez les Druides d’Irlande il représentait la connaisance écrite. Arbre sacré d’Hades

IF : symbole de la mort, de l’avortement à cause de son fruit. Arbre interdit, réservé aux cimetières. Il symbolise pour plusieurs peuples la mort.

LAURIER : symbole de la gloire, de la renommée. Consacré à Apollon (masc.) A Delphes le laurier conférait le don de divination.  cf : myrte.

MURIER : sauvage.   cf. : rosacées + notion secret (épines).

autres : initiation, à cause de la couleur rouge de ses fleurs .

Alchimie : attribut des teinturiers.

MYRTE : symbole de la gloire, de la renommée. Consacré à Vénus.   cf : laurier.

OLIVIER : symbole d’accomplissement, symbole de paix.

Le Christ crucifié sur du bois d’olivier. Au Jardin des Oliviers. Le rameau : symbole de paix.

ORME : arbre sous lequel on rendait la justice = justice. 

PALMIER : les palmes = symbole du pélerinage à Jérusalem : les paumiers ,[ donc de la Connaissance, du savoir : les palmes.

XVIII’ s., symbole de l’âme, repris par Jung. Dans les rituels funéraires symbolisaient l’après-vie.

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PEUPLIER : lié aux Enfers, avec sens de réincarnation. Dualité, à cause de ses feuilles, claires d’un côté, sombres de l’autre. Manichéisme ?

PIN : éternité, avec la nuance d’éternel retour, la pomme de pin = vie après la mort d’où le sapin du solstice d’hiver, de la Noël. Symbole de survie et de regénération.  cf : conifères.

POMMIER : arbres des prêtresses celtes, des fées. Arbres du Destin. Les prêtresses mangeaient une pomme avant de prophétiser. Clairvoyance et sagesse. Arbre du Paradis Terrestre selon les Celtes.   cf. : figuier. La pomme coupée dans un sens = organes féminins.

Dans l’autre = étoile à 5 branches = souffrance. D’où symbole de la faute. cf : grenadier. cf : rosacées Alchimie Pomme d’or = pierre philosophale. Le pommier ne se retrouve pas dans la Bible.

Antidotarius Magnus Bibliothèque universitaire de Bâle

                                                                                               Antidotarius Magnus Bibliothèque universitaire de Bâle

ROSACÉES : leurs fleurs (6 pétales = 6 feuilles = zodiaque) sont l’image du ciel, de la rose céleste donc de la Lune.

Les apparitions de Vierges, de fées, ont toujours lieu dans des rosacées (pommiers, poiriers, etc..)

cf : pommier.

Furnes stalles feuillu

SAULE : pleureur = symbole de la tristesse, du souvenir. THUIA : nourriture des immortels en Celtie. Consacré à la Lune.

SORBIER : arbre de vie, alimente les feux sacrés. En rapport avec la fête celtique du Feu, devenu la Chandeleur.

VIGNE : dans le symbolisme chrétien, la vigne personnifie le Christ, qui avait dit:  » Je suis le vrai cep » (Jean 15:1)

Dionysos avait offert le premier plant de vigne au fils d’un satyre et d’une nymphe, Ampelos, devenu ainsi le lointain parrain des Ampelidacees mais une autre version fait de la vigne le présent fait par Dionysos à Oineus, roi de Kalydon, au nord de Corinthe.

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«Il est des choses qui ne sont que des choses et d’autres qui sont aussi 
des signes (...). Parmi ces signes, certains sont seulement des signaux, 
d’autres sont des marques ou des attributs, d’autres encore sont des 
symboles» (Saint Augustin)

1. L’Unité, le principe universel     Dieu

2. Le commencement et la fin         Les deux natures en Dieu
Le bien et le mal. L’androgynie      L’ancien et le nouveau testament
La ligne droite                     Les colonnes du Temple
                                       L’alpha et l’oméga

3. L’Homme. Dieu, mais par           La Trinité. Les trois rois mages.
l’incarnation                        Les trois clous du Christ. Le Destin.
Le triangle. Le Tau.                 Les trois vertus théologales
                                       Les 3 Parques.  La Triade.
                                       Les trois degrés de la Connaissance
                                       Apprenti – Compagnon – Maître
                                       Les trois vertus théologales
4. La Terre. Le microcosme. La Foi   Les 4 parties du monde
Le carré. La croix. Le tétramorphe   Les 4 fleuves de l’Eden. Les 4 vents.
                                      Les 4 docteurs de l’Eglise
                                      Les 4 évangélistes. Les 4 éléments.

5. L’expiation. La souffrance.       Les 5 plaies du Christ.  La pomme.
La nourriture.                       Le travail. La main.
La condition humaine.                Les 5 repas du Christ.
                                       Le pentagramme et le pentacle. (contre
                                       la souffrance). Irlande, 5 routes,
                                       provinces et 5 chemins de la Loi.

6.Le Diable (le 9 des anges renversé).  Les 6 classes de démons.
Le hasard. L’étoile juive.            666 = le chiffre de la Bête. Le dé.

7. Les planètes.                     Les 7 archanges.
Les étapes de l’Initiation.           Les 7 sacrements.
Les 7 notes de la gamme                Les grades mithriarques.                 
Pallas Athéna.                         Les 7 jours de la semaine
La Grande Ourse, donc le pôle,        Les 7 vertus et les 7 vices
l’étoile polaire.  L’harmonie.        les 7 cordes de la lyre d'Appolon
L’arc-en-ciel.                         Les 7 saints guérisseurs de Bretagne
Le nombre des nombres                 77 X 7 fois = tous les nombres

8. La clarté au terme de l’initiation.  Les 8 béatitudes.
La transfiguration.  Le passage.        Les 8 prophètes descendant de la
Résurrection (8 jours après l’entrée    prostituée Rahab
à Jérusalem). L’octogone.              888 le nombre du Christ ressuscité.
L’étoile à huit pointes = la planète   Le soleil à 8 rayons.
Venus ou Lucifer  ( les 8 Rais d’escarboucle ).

9. Les anges.                        Les 9 chœurs d’anges.
Ceux qui ont reçu l’initiation.       Les 9 chevaliers Élus de
                                        la Maçonnerie. Les 9 muses.
                                        Les 9 entrés vivants au paradis juif
                                        Les 9 preux et les 9 preuses.

10. La Loi. Celle de la création      Les 10 commandements. La Justice.
(1+2+3+4 = Dieu + l’homme + terre)   Le respect ou le non-respect de
(5 vierges sages + 5 vierges folles). la Loi

11. Le péché. La lutte intérieure.    L’égarement. La solitude.
La tentation (5 + 6 = la souffrance   L’expiation, à titre personnel,
causée par le Diable).                 l’ermite                   
                                        Connotation le plus souvent néfaste.

12. Le Zodiac. La Lumière.            Les 12 pierres précieuses.
La Connaissance. Le Cercle.           Les 12 tribus Israël. Les 12 apôtres.
Le macrocosme. Le dodécaèdre.         Les 12 rayons du soleil. Les 12 mois.

13. La représentation de Dieu         Le Christ et les 12 apôtres.
(soleil +  de 12 signes).             Les chevaliers de la Table ronde.
13 = représentation de l'unité        13 à table (dernière Cène).
                                        Le Diable assistait comme 13 ième
                                        invité au sabbat des douze sorcières.

14. La généalogie du Christ           Les 14 colonnes des cathédrales.
Les ancêtres.                        Les 14 générations entre Adam et 
                                        le Christ.

16. La Connaissance de Dieu,          Le soleil à 16 rayons.
du principe des choses.
Le macrocosme + le Microcosme
(4 + 12). Le carré de  4 = La plénitude.

22. L’écriture                       22 lettres de alphabet.
                                        22 chapitres de l’Apocalypse
                                        22 livres de l’Ancien Testament

24. Les prêtres                      24 classes de lévites.
                                        24 vieillards de l’Apocalypse

30. Les jours du mois

33. L’âge du Christ                  33 boutons de la soutane.
                                        les 33 grades maçonniques.

40. Le purgatoire. Le jeune.          Le nombre de jours de carême.
                                        Moïse 40 jours sur le Mont Sinaï

50. La fête de la Pentecôte est toujours
fixée au cinquantième jour après Pâques

63. Le destin non accompli.            L’avant-dernière case du jeu de l’Oie

64. Le cube de 4                      Les 64 cases du jeu d’échecs.

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  La mythologie grecque attribue à Asclépios, alias Esculape, la paternité du bâton magique, car il savait utiliser les poisons pour guérir les maladies et même ressusciter les morts. Si Materne cependant, trois fois évêque, jouit de trois corps saints également certifiés et si l’iconographie chrétienne le fait jongler avec trois mitres dont une en équilibre sur chaque épaule. Le fait que Materne soit un personnage fictif du calendrier liturgique – ce qui lui confère une bien plus grande valeur de symbole – n’empêche nullement Cologne, Trèves et Tongres d’en posséder le corps entier, sinon d’importantes reliques. On ne connaît par contre qu’un seul exemplaire du singulier bâton pastoral qu’il avait reçu de l’apôtre Pierre. Cet objet magique, capable de ressusciter les morts, est à Tongres (Belgique), enchâssé dans une crosse d’argent. La baguette magique, capable de ranimer un cadavre est curieusement un des attributs de Saint Pierre quand il joue les guérisseurs. Il la prête parfois à Sainte Pétronille qu’on dit être sa fille. Plus encore que la mitre, la crosse est l’insigne de la dignité épiscopale. A l’instar de celle qui ressuscita Materne et devint ensuite son bâton pastoral, la mode en est venue de Rome. Les théologiens ne mettent pas en doute qu’elle dérive du Lituus recourbé des augures. Ces membres éminents de la classe sacerdotale se reconnaissaient à leur robe pourpre, elle aussi pareille au vêtement des évêques. Ils usaient du Lituus pour interpréter les auspices, mais encore pour présider aux cérémonies du culte, ce qui nous est resté dans le mot « liturgie ».

Quant à l’origine de ce bâton augural, elle était selon Cicéron au premier livre du « De divinatione », à faire remonter à Romulus qui s’en était servi pour procéder à la fondation de la ville. Pour être plus précis ce sont les étrusques, expert en influences telluriques, qui ont envoyés un augure aider Romulus pour déterminer les zones où Rome serait fondée. Depuis c’était à l’augure qu’incombait la charge de fonder un temple autour duquel s’élèverait la cité. Après s’être choisi dans le ciel un archétype parmi les constellations, il dressait avec soin l’horoscope du lieu, déterminait d’après les astres l’emplacement du « mundus », point central et cœur de la future agglomération. Et à cet endroit, il plantait son lituus, que le tronc écorcé d’un jeune arbre allait bientôt remplacer. On songe à la légende de tel ou tel saint dont le bâton fiché en terre prend soudain racine et se couvre de feuilles; des saints sourciers, faisant jaillir des sources où elles étaient nécessaires ; St Fursy, St Gommaire, St Guidon, Isidore le laboureur, Saint Josse … En tout il y a au moins 241 cas de sources nouvellement jaillies ainsi.

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CYCLE BRETON

LA QUETE DU GRAAL

 Ce petit post afin :

  •  d’aider ceux qui n’ont pas le temps de lire le millier de pages de Perceval
  • de donner envie de lire ce millier de pages à ceux qui n’en connaissaient pas le contenu
  • d’éclairer les cherchants

 

L’auteur en est Chrétien de Troyes, poète champenois, lequel raconte lui-même dans son prologue qu’il fut mandé à la cour du comte de Flandres et que c’est Philippe d’Alsace qui lui en remit en personne l’argument, sous la forme d’un manuscrit intitulé « Le conte du Graal ». Vraisemblablement appelé par Thierry d’Alsace, il arriva après la mort de celui-ci et écrivit son œuvre à Gand et à Bruges entre 1169 et sa mort, survenue quelques années plus tard. Le roman est resté inachevé, vers le 9000 ème vers. Ses continuateurs en ajouteront près de 60.000 (un milliers de pages).

Argument

1. Les enfances Perceval

Perceval est un jeune Gallois dont le père – le chevalier aux jambes brisées – et les deux frères sont morts par fait de chevalerie. Sa mère l’a élevé à l’écart et vit seul avec lui dans un manoir, au fond de la Gaste Forêt. L’enfant tient d’elle tout son savoir, d’où son innocence, sa naïveté. Un matin de printemps qu’il était parti rejoindre les herseurs de sa mère, il rencontre 5 chevaliers vêtus de couleurs différentes. Selon l’enseignement reçu, il les prend pour des anges, quand il apprend la vérité, il ne peut résister à la vocation. Il court faire ses adieux à sa mère, partant pour la cour du roi Arthur, celui qui fait les chevaliers. Sa mère s’évanouit en le voyant partir et meurt.

Comte du Graal, Paris, BnF, Ms. Fr. 12576f°1

2. Le chevalier Perceval

  • Suivant a la lettre les enseignements matériels et dans sa NAIVETE à un moutier, il pénètre dans une tente, y trouve une demoiselle au lit, lui enlève trois baisers, son anneau, mange trois pâtés de chevreuil et s’en va.
  • A la cour du roi Arthur, il exige du roi les ARMES d’un chevalier vermeil, auquel il s’est heurté en arrivant, les obtient à condition de les prendre et tue le chevalier vermeil.

Perceval tue le chevalier Vermeil

  •  Perceval arrive chez Gornement de Goort, le prud’homme qui lui enseigne le maniement des armes et le fait CHEVALIER.
  • Il parvient au château de Beaurepaire, ou Blanchefleur est assiégiée, le ravitaille et fait lever le siège en combat singulier. Blanchefleur sera sa DAME.

3. Le château du Graal

Cherchant toujours la Gaste Forêt, où il croit pouvoir retrouver sa mère, Perceval parvient à une rivière où, sur une barque, un vieux roi pêche à l’hameçon. Celui-ci l’invite en son château, lequel apparaît soudain devant lui. Il y est reçu magnifiquement par un vieillard étendu sur un lit – les jambes brisées – qui le ceint d’une merveilleuse épée. Or voici que dans la salle, qui fait soudain silence, entre un jeune homme porteur d’une « blanche lance » dont la pointe saigne, escorté de deux lustres allumés. Puis vient une jeune fille portant le GRAAL, fait d’or et de pierreries. Une autre demoiselle enfin suivait avec un plat en argent. Le cortège traverse la salle et disparaît. Il repasse chaque fois qu’on apporte un mets. Perceval a contemplé ces merveilles sans dire un mot. ¨Par « naïveté », il n’interroge pas, croyant obéir à la loi du silence. On le mène à une belle chambre, Il se couche, et s’endort. Au matin, il trouve ses vêtements et ses armes apprêtées pour son départ, son cheval sellé. Mais il n’y a plus âme qui vive. Le château est désert. Il passe le pont-levis qui se relève aussitôt. Et le château disparaît.

Cortège du Graal, Paris BnF, Ms. Fr. 12577 f°74v°

4. La pucelle sous le chêne

Perceval la rencontre, pleurant sous un chêne près du corps d’un chevalier à la tête tranchée. Elle lui reproche de n’avoir pas posé de questions, demandé qui l’on servait, à quoi servait le Graal. Il aurait alors mis fin aux souffrances du roi « Mehaigne » et provoqué le bonheur de tous ses sujets, acquis la plus grande gloire. La pucelle lui révèle qu’elle est sa cousine et lui apprend que sa mère est morte.

5. Le retour à la cour du roi

  1. Perceval retrouve la demoiselle aux 3 baisers, répare sa faute, lui restitue son anneau, bat son ami , l’Orgueilleux de la Lande qu’il envoie à la cour du roi.
  2. Il neige. Une oie sauvage, blessée par un faucon, perd trois gouttes de sang. Perceval rêve à Blanchefleur que ces trois taches rouges lui évoquent.
  3. Et essaient d’amener au roi Perceval qui rêve. Il les bat tous les deux. Mais GAUVAIN parviendra à sortir Perceval de sa rêverie et à le conduire au camp.

6. Les aventures de Gauvain

  1. Le serment de Perceval : Il ne couchera plus deux soirs de suite au même lieu avant d’avoir appris à qui l’on sert le Graal et retrouvé la lance qui saigne.
  2. Gauvain est défié en duel devant le roi d’Escavalon. En chemin, il prend le parti de la pucelle aux petites manches contre sa sœur. Invité dans un château, il y est assiégé par les communiés. Il n’obtient sa liberté qu’en s’engageant à ramener la lance à la pointe qui saigne.

7. Perceval chez l’ermite

En 5 ans, il a vaincu 60 chevaliers et n’est jamais entré dans une église. Des pèlerins lui apprennent que c’est le vendredi-saint et l’envoient à l’ermitage : l’ermite lui parle du Graal. Il lui apprend qu’il est le frère de sa mère. Perceval fait pénitence et communie le jour de Pâques.

8. Suite des aventures

Gauvain rencontre la « Mauvaise Pucelle » avec qui il fait route. Le mauvais sort s’attache à lui. Il se fait prendre son cheval. Un nautonier le fait passer en un château qu’il délivre de ces sortilèges. Le lit enchanté et la reine aux blanches tresses. Il retrouve la Mauvaise Pucelle, mais le gué périlleux l’en délivre. Retour à la cour du roi Arthur.

Perceval reçevant l’épée du roi Pecheor et procession du saint Graal

Paris BnF, Ms. Fr. 12577f°18v°

Chrétien de Troyes s’est arrêté là, sans que l’histoire soit dénouée. Ce ne sera pas en tout cas Gauvain qui trouvera le Graal, ni même Perceval qui devra céder la place à Galaad, le chevalier pur et sans reproche. Autres œuvres de Chrétien de Troyes Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le Chevalier à la Charrette, Yvain ou le Chevalier au Lion.

LES CONTINUATEURS 

Argument

Le Graal est la relique de la Cène et du Calvaire, confiée à Joseph d’Arimathie, transmise à son petit neveu Alain, pour qui le Christ renouvelle le miracle de la multiplications des poissons. D’où le nom de Roi Pêcheur que porte Alain et après lui, ses descendants, les gardiens du Graal. Celui-ci a été transporté en Bretagne, au château de Corbenic, dans la terre Foraine, dont nul ne sait l’accès. C’est alors que les chevaliers de la Table Ronde se lancent à la QUETE DU GRAAL.

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  1. L’homme entré en état d’éveil au premier matin du monde se retrouve dans un chaos – au sens étymologique du terme : une chose confuse, dont on n’a pas les clés – dont il est involontairement le centre.

Symbolique :  la représentation symbolique de ce chaos = terre,

était le   CARRE.

  1. Sa première démarche sera d’essayer de comprendre ce qui lui arrive, quel est ce monde parallèle, qu’il vient de découvrir. Pour ordonner ce chaos, il lui trouvera un centre, de préférence visible de loin : une montagne, un rocher, une pierre qu’il lèvera (menhir).

Symbolique :  le centre étant un point posé au milieu du carré (chaos), ordonner celui-ci, c’est tout rapporter au centre, c’est-à-dire tracer une CROIX à trabes égales.

Corollaires :  Relier l’homme à Dieu (religare) étant en principe le rôle des religions, la plupart d’entre elle se chargeront – du moins initialement – de fournir à leur adeptes un CENTRE.

Exemple  :

–      l’omphalos des Grecs.

–      La pierre (noire et carrée) de la Mecque pour l’Islam.

–      Les druides ayant choisi les menhirs, ceux-ci deviendront des clochers, uniquement dans l’Eglise occidentale et celtique. Chacun de ces clochers (un par église) sera surmonté d’une croix symbolique. Après que l’homme ait ordonné l’ESPACE terrestre sur le centre de son choix, la pierre qu’il a levée dans ce but lui permet, grâce à l’ombre projetée, d’ordonner sommairement.

le TEMPS, mais aussi de mesurer les heures du jour, de la vie.

+ Le menhir d’abord, le clocher ensuite sont en fait les styles de cadrans

     solaires géants, permettant de régler entre autres le temps de travail

     (en sonnant l’angélus), de ponctuer le rythme de la vie et de la mort.

Symbolique :  le CENTRE devenu, par la combinaison de l’ESPACE et du TEMPS mesurés, le POLE  VITAL de l’homme, n’est pas comme on pourrait s’y attendre, symbolisé par une  PIERRE.

A cela, il y a trois bonnes raisons au moins :

  1. Ce centre n’est pas nécessairement une pierre.
  2. La pierre exprime mal la notion de vie qui s’est ajoutée à celle de centre.
  3. La pierre possède une valeur symbolique différente (pierre angulaire, pierre cubique = œuvre ).

+ Dans le langage des symboles, le POLE VITAL DE L’HOMME est signifié par :

L’ARBRE  DE  VIE

Réciproque :       l’arbre en symbolique représente généralement autre chose

qu’un arbre. Il peut signifier une pierre, un lieu, un bâton,

une maison, bref tout ce qui peut servir à un homme de pôle vital.

Exemple :

Le miracle du bâton planté en terre par un saint lié à un

site mégalithique (Guidon, Isidore, Alène, etc..) qui prend

racine et devient un arbre.

Selon le type de pôle vital, il existera une espèce d’arbre adaptée. D’où, une symbole de l’arbre.

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