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Posts Tagged ‘pèlerinage’

Le culte des reliques comme nous le connaissons prit quelque part son essort vers le VIe S. à travers les diverses pérénigrations des abbayes celtes d’Irlande (Saint Brendan) et Scot. Irlandais où Ecossais pouvaient à l’époque eux-mêmes se désigner SCOTTI. A partir du VIIe S. les pèlerinages chrétiens commençaient de prendre une ampleur sans précédant. Nous possédons pour les contrées du Nord, graçe à une bonne déscription le pèlerinage et le voyage des reliques de SAINT URSMER, saint patron de l’abbaye de Lobbes où il décèda le 18 avril 713.   Afin de mettre ses reliques et trésors à l’abri des troubles elles furent amenés le 2 juillet 1409 par les moines à la collégiale de Binche, devenue alors collégiale Saint-Ursmer. Saint Benoit sur Loire abbatiale voyage des reliques Quelques reliques furent laissées en Thierarche, dont il avait aussi été fait évêque, à Eppe-Sauvage et à Fontenelle où naquit Saint-Ursmer vers 644. Chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne, église Saint-Étienne de Lubersac, en Limousin Donc nous sommes maintenant au XIe S. et les écrits nous apprènnent dans  » MIRACULA S. URSMARI IN ITENERE PER FLANDRIAM FACTA  » que la chasse content ses os va traverser tout le pays, Lobbes proche du Luxembourg et Ardennes Françaises vers la région de Bruges en Flandres. Ceci afin de récolter des fonds pour la reconstruction de leur abbaye ruinées par les guerres en Haynaut. Les personnages qui accompagnent les reliques sont pour l’époque des plus importants: nous y trouvons le comte de Flandre en personne, Baudouin V et son épouse la comtesse Adèle, fille de Robert II Roi de France. Font encore partie de ce voyage l’évêque de Thérouane, Saint Drogon et l’évêque de Londres, Guillaume Le Normand. Translation des reliques de saint Eugène, sur un chapiteau des années 1130. Dès le départ, ce n’est qu’une longue suite de miracles, partout où ils passaient. Ils traversèrent Lille, qui érigea une croix hors la ville où les reliques s’arrêterent un moment. Mais partout où passèrent les reliques s’opèraient des miracles ou s’appaisaient des querelles est autres disputes locales. On traversa ainsi Lille, Nieukerke. L’arrêt à cet endroit, comme plusieurs autres d’ailleurs, était voulu par le Comte de Flandres et ce dans le but d’y faire la paix et de ne plus y avoir d’opposants. Et ici nous comprenons que les moines Irlandais, l’abbaye de Lobbes suivant la règle de Saint Colomban, sont bien plus Celtique que Chrétiens de Rome. Les moines firent une procession circulaire avec les reliques, tout en psalmondiant. Les adversaires de la paix durent quitter le cercle comme s’ils en avaient été rejetés de façon surnaturelle; un chien noir les conduisit plus loin. Ce cercle de moines récitant des paroles nous amènent bien plus près de rites de magie chamanique que de pratiques Chrétiennes. De tout temps les civilisations ont célébrés le sacré par des réunions en cercle, autour d’un feu (la St Jean), d’un arbre (le chêne druidique), d’une source sacrée (procession tournant trois fois autour de la source), d’un cercle de pierres levées où d’une statue de saint où sainte (trois fois le tour dans l’église en passant derrière où sous la statue). L’église elle même ne sait plus trop en expliquer l’usage. Chanoines en cercle dans le chœur de l’église se jetant le ballon, au moins 2 cas en France, roues à clochettes ou offrandes de roues en cire verte. Ce n’est point le cercle en soit qui est important, la signification sacré est donné par le mouvement, par la ronde.  Ajoutez y la foi, les reliques portés et vous obtenez une force magique considérable. Puis les reliques passèrent à Bergues Saint Winoc (Flandre Française), Cassel, Furnes, Bruges, Oostburg. Le pèlerinage se poursuivit vers l’abbaye de Lissewege où il est dit que les pèlerins sont accompagnés de plus de 500 chevaliers. Au village de Leffinghe, où il n’avait plus plu depuis trois mois, graçe à St Ursmer il se mis à pleuvoir toute la nuit. Au point que les villageois voulaient retenir la chasse miraculeuse dans leur village. Puis deux jours à Gand et par Bruxelles retour à Lobbes. Limoges sortie des chasses de la cathédrale Autre exemple de l’usage des reliques pour celler la paix, en 1030 à Audenaerde, lorsque le Comte de Flandre Baudouin IV convoca nombre de barons et évêques avec sur place une impressionante réunion de reliques. Pour les mêmes raisons de paix ont retrouva une impressionnante réunion de reliques à Charroux (Département de la Vienne) en 989.

Si l’intention du Comte de Flandre était d’obtenir la paix dans certaines de ses régions, les moines avaient un autre intérrêt. Le numéraire, la reconstruction de leur abbaye.

 

 

Dès le XIe S. les pèlerinnages prennent de l’ampleur au choix vers l’un des 3 pèlerinnages important de l’époque; Jérusalem, lieu de vie du Christ, avec comme symbole la palme où le  Christ. Pèlerinage croix de Jerusalem

 

Pèlerinage Jerusalem Baudouin roi de Jerusalem avec le blason Le premier roi de Jerusalem,  Baudouin

avec le blason de Jérusalem, comme

l’insigne de pèlerin de  Jerusalem  représenté

ici   à droite. Pèlerinage Ste Véronique Rome

 

 

Rome et le tombeau de Pierre avec comme symbole les clefs, la croix où le vernicle (le voile de Sainte Véronique avec la sainte Face).

 

 

 

St Jacques Bxl

 

 

 

La Galicie et St Jacques de Compostelle et la coquille.

 

 

 

 

 

 

L’initiative en revient au pape Urbain II qui promèttait des indulgences plènieres pour qui avait fait un de ses trois grands pèlerinages, dit majeurs. Il faut dire qu’a l’époque le risque était grand et ont était pas sûr  d’en revenir vivant.   Très vite s’ ajouta un quatrième; à la fin du XIe S. saint Gilles du Gard, sur les bords de la méditerranée, était déjà devenue trop petite pour les pèlerins qui affluaient à l’abbaye et l’abbaye dut être agrandie et construite sur deux niveaux.

 

St Gilles lieux de pèlerinages           pèlerinage 1er église en dessous église de St Gilles

 

 

 

 

 

Elle fût consacré en 1096 par le pape Urbain II, c’est dire l’importance qu’avait le lieu. Gilles était un homme qui toute sa vie fût connu comme guérriseur et faiseur de miracles, pour les hommes et les animaux. Pèlerinage St Gilles insigne  Après quelques longs périples ils s’installa à cet endroit dans une grotte.

Et curieusement, cet endroit vit passer, à la fois les pèlerins

vers Rome, vers Jérusalem et vers Compostelle. Il était situé

sur les trois routes.

 

En premier, le gens qui prenait le chemin pour mettre leur conscience en ordre avec Dieu. Pèlerins qui, a travers leurs divers offrandes liberaient leurs conscience des fautes de leurs âmes et de la vie dissolue qu’ils auraient pu commèttre. En deuxième le pèlerinage lui-même où l’on va se rapprocher de Dieu et de ses apôtres. En troisième, le pèlerinage expiatoire, la condamnation. Devoir quitter sa région, son pays, et n’y revenir qu’après avoir fait un des trois Majeurs et avoir purifié son âme d’un crime commis. L’église médiévale reconnaisait sept sacrement, du terme ancien « sacramentum » qui signifiait « serment », sept étapes d’une initiatiques d’une vie par un engagement solonnel, un voeu. Le pèlerinage en était un et était conféré par une liturgie particulière, rituel retrouvé à l’abbaye bénédictine de San Cucufa au village de San Cugat del Vallès en Catalogne. Au matin le candidat pèlerin, avant de partir, se présentait au prêtre qui l’attendait pour lui remettre ses insignes; le bâton ou bourdon, et la besace, autrefois nommée écharpe. Pèlerinages photos livres bruges 4608x3072-070 Joinville en parle dans ses chroniques. Le prêtre les bénissait au préalable suivant         un rite dont on a conservé les formules latines.  » Au nom de Jésus-Christ, notre seigneur, reçois ce sac, attribut de ton pèlerinage, afin que tu mérite parvenir sans dévier, sauf et absous aux parvis du Saint-Sépulchre, ou de Saint Jacques, ou de Saint Pierre de Rome, ou des autres saints que tu désires atteindre et que tu nous reviennes, ton chemin accompli, en parfaite santé!  » Après une dernière bénédiction, le prêtre entonnait le psaume CXXIV : Qui confidunt in Domini. Pèlerinage évêque bénissant deux pèlerins   Ensuite, les fidèles, récitant les litanies, accompagnaient le pèlerin jusqu’a la sortie de la ville ou du village. Curieusement les compagnons du tour de france on gardé une partie de ce rituel; canne, besace, rubans et compagnons de la cayenne où ils ont œuvrés qui les accompagnent jusqu’a la sortie de la ville. Ce n’est qu’à travers le XIIIe S. que les pèlerins mettrons leurs attributs, insignes et symboles, indiquant part là leur quête, leur destination et au retour aussi la preuve qu’ils l’avaient réellement bien accomplis. Bruges besace et bâton de pèlerin Besace, bâtons de marche, pèlerine, grand chapeaux, chaussures, et suivant les destinations diverses d’autres insignes. Bruges St Salvador blason pèlerin St Jacques L’imagerie du Moyen Age nous les montres sculptée dans la pierre où le bois, sur les tableaux et autres manuscrits. Objets en étain, plomb, argent, bois et autres rubans. Comme le pèlerinage à la grotte de la Sainte Baume, dans le Var, pour les divers compagnons du Tour de France, cannes et rubans en tête. Bien sûr ce n’était pas un monde parfait; nous pouvons citer une critique de l’époque de l’abbé bénédictin de Nogent-sous-Coucy, Gilbert de Nogent. Il nous raconte les méfaits provoqués par ses mêmes cultes aux reliques. Les cadavres des Saints qui déménageaient régulièrement d’un endroit à l’autre. Il y avait une telle rivalité entre les différents éclésiastiques que les vols de reliques étaient très fréquents, si ce n’était pas un père abbé où un évêque qui en organisait le vol lui-même. Autre endroit même histoire ici à Strasbourg; selon la légende une source miraculeuse est apparue à l’endroit même où fût découvert le corps de sainte Attale. Le puits en usage à l’intérieur de l’église et le reliquaire contenant les os de la sainte sur le maître autel. L’affluence des pèlerins fut si importante à l’église Saint Etienne que la cathédrale en fut désertée et l’évêque fort courroucé. Il essaya de s’emparer du corps pour l’exposer à la cathédrale. Devant ce danger les reliques furent cachées et enterées pendant des années. Comme exemple je vous cite Rodolphe, auteur de la  » Chronique de l’abbaye de Saint Trond  » (Limbourg, Belgique) à propos du pèlerinage qui s’y faisait au XIe siècle auprès du tombeau de Saint Trond.  » Les pèlerins amenaient sur l’autel de si nombreuses offrandes en nature, argent, bijoux et fil d’argent que toute la journée plusieurs sacristains se relayait pour tout ramasserer et faire place nette.  » Ce culte des reliques qui reliait le monde visible des humains au monde invisible de Dieu et de ses Saints n’en était qu’a ses débuts. Un autre article suivra conçernant d’autres lieux et pratiques de pèlerinage.

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