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Posts Tagged ‘énergétique’

Cet endroit bénéfique devait déjà être connu vers le VIIe siècle, première mention écrite retrouvée de ce village est en 728 sous le nom de Hyppenesheim. La première petite chapelle était mentionnée vers 1028 est devait probablement être en bois. Au XIIe siècle une moitié du village dépendait des Bénédictins de Murbach. La première petite chapelle en dur remontait, elle à 1387 et possédait déjà la tombe de Ludan. Ce pèlerin qui était né en Écosse, le père étant un Duc d’Écosse, le noble Hildebod, avait déjà fait le pèlerinage de Jérusalem, de Rome et fondé un hospice au service des pauvres.

Quittant Rome pour remonter vers l’Écosse, il mourut d’épuisement au pied d’un tilleul par une froide nuit, le 12 février 1202. Étant entre deux paroisses, une dispute éclata et il fut décidé qu’un jugement de Dieu donnerait la solution au problème. On attela un jeune cheval au chariot portant son cercueil et le cheval décidera du lieu d’inhumation. Cheval qui se dirigeât tout droit vers l’église saint Georges de Hipsheim. Voilà encore un exemple comment un lieu sacré et particulier de la nature qui devint un lieu de pèlerinage chrétien et assez curieusement, pour l’époque, l’église paroissiale était située hors du village. Le tombeau actuel fût fait en 1492 par le célèbre sculpteur alsacien Conrad von Sinsheim et c’est aussi vers cette époque qu’on remanie profondément l’église .  Durant la guerre de Trente ans, l’église fut, en 1632, détruite par les Suédois. Nous ne savons pas à quoi ressemblait le tombeau fait en 1202, l’église encore restaurée en 1723 et le tombeau actuel fut encore restauré en 1752. Mais les pèlerinages continuèrent sans faiblir.

Saint Ludan

La tombe de St Ludan a une fonction de purifier qui est double. Le pierre du haut qui représente saint Ludan purifie les malédictions et autres sortilèges et le bas de la tombe purifie les crimes du sang.  C’est-à-dire assassins en tout genre, empoisonneurs(-euses) et sages-femmes (avortements) laissaient derrière eux le sang. Le rituel était assez simple; dos vers le maître-autel il fallait aller vers l’ouest, faire le tour de l’église à contre-sens des aiguilles d’une montre, vers la mort, faire sa prière devant l’autel principal, rentrer dans le tombeau, ressortir et quitter l’église. Un seul passage était suffisant car cette purification, que nous appellerons une sorte d’absolution énergétique, est très puissante. En tout cas c’est rarissime  en Europe. Ce n’est pas le genre de légende qu’affectionne l’église et il ne faut donc nullement s’étonner que la légende aie glissé vers une histoire plus commune, c’est-à-dire soigner les plaies des jambes (sang), puis frotter les linges à la tombe et les employer comme pansement sur les jambes une fois à la maison. Le rayonnement de cette tombe étant si fort que même de cette façon Saint Ludan accomplissait des miracles mais . . . on a joliment détourné la légende et la disposition de purification de cet endroit curieux et bénéfique. Ce sont part après rajouté au cours des  siècles que saint Ludan soignait les engelures aux jambes, les maux de tête. Il est évident que dans certains endroits d’Europe, les ondes telluriques biens connues des spécialistes de la géobiologie rejoignent l’histoire et la légende et que, ici, le rayonnement bénéfique aide à guérir d’autres choses que ce pourquoi il avait été conçu au départ.

Si la vie et la mort des dragons sont des thèmes récurrents du légendaire chrétien il est curieux de voir que tout le légendaire  autour de la tombe de saint Ludan nous ramène avec son escalier à descendre sous terre, ne fut que de quelques marches, aux légendes des dragons.  Ces dragons gardiens des antres de la terre et des sources affrontent des héros  – qu’ils aient comme nom – Horus, Persée, Hercule ou saint Georges – et sont, comme ici, avec le légionnaire saint Georges, transpercé par la lance de Dieu. L’église de Hipsheim était dédiée à saint Georges bien avant l’arrivée de Ludan. Le tellurique (les ondes du tombeau souterrain) et la dalle représentant saint Ludan (la partie célèste) le tout dans la même petite église est remarquable au point de vue de la symbolique des anciens et de la transformation de la tradition païenne en tradition chrétienne. L’image de saint Georges combattant les divinités païennes, représenté sous la forme d’un dragon est la parfaite illustration de la nouvelle religion chrétienne, céleste, qui triompha de la vouivre, du dragon et des forces terrestres.

Nous reprendrons le thème très particulier des chevaliers et évêques terrassant des dragons bientôt.

Mais le pèlerinage ne se limitait pas à Hipsheim, l’autre partie visité par les pèlerins était le village à côté, Nordhouse, où il mourut au pied d’un tilleul. Le tilleul se dressait à la chapelle du cimetière de Nordhouse. Une plaque dans le mur nord du cimetière nous rappelle le lieu et indique qu’il avait 6 mètre de circonférence. Culte ancien aux arbres ? Un malencontreux coup de vent le coucha en 1850. Une partie fût sauvée comme relique dans la chapelle du cimetière mais il fallut vite protéger cette relique des pèlerins. La coutume d’emporter un morceau de relique, dans le cas présent des échardes du tronc, l’aurait vite fait disparaître à jamais. L’intercession de Saint Ludan ici permettait la guérison d’abcès purulents. Le dernier geste du pèlerin était de balayer la chapelle avec son propre balai, qu’il devait ensuite abandonner sur place une fois sa tâche terminée. Tous les balais étaient brûlés une fois par an dans une grande fête, geste symbolique de la transmission de la maladie à un objet, geste magique de le bruler pour que la maladie soit définitivement partie.

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