Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘symbolique’ Category

Le culte des reliques comme nous le connaissons prit quelque part son essort vers le VIe S. à travers les diverses pérénigrations des abbayes celtes d’Irlande (Saint Brendan) et Scot. Irlandais où Ecossais pouvaient à l’époque eux-mêmes se désigner SCOTTI. A partir du VIIe S. les pèlerinages chrétiens commençaient de prendre une ampleur sans précédant. Nous possédons pour les contrées du Nord, graçe à une bonne déscription le pèlerinage et le voyage des reliques de SAINT URSMER, saint patron de l’abbaye de Lobbes où il décèda le 18 avril 713.   Afin de mettre ses reliques et trésors à l’abri des troubles elles furent amenés le 2 juillet 1409 par les moines à la collégiale de Binche, devenue alors collégiale Saint-Ursmer. Saint Benoit sur Loire abbatiale voyage des reliques Quelques reliques furent laissées en Thierarche, dont il avait aussi été fait évêque, à Eppe-Sauvage et à Fontenelle où naquit Saint-Ursmer vers 644. Chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne, église Saint-Étienne de Lubersac, en Limousin Donc nous sommes maintenant au XIe S. et les écrits nous apprènnent dans  » MIRACULA S. URSMARI IN ITENERE PER FLANDRIAM FACTA  » que la chasse content ses os va traverser tout le pays, Lobbes proche du Luxembourg et Ardennes Françaises vers la région de Bruges en Flandres. Ceci afin de récolter des fonds pour la reconstruction de leur abbaye ruinées par les guerres en Haynaut. Les personnages qui accompagnent les reliques sont pour l’époque des plus importants: nous y trouvons le comte de Flandre en personne, Baudouin V et son épouse la comtesse Adèle, fille de Robert II Roi de France. Font encore partie de ce voyage l’évêque de Thérouane, Saint Drogon et l’évêque de Londres, Guillaume Le Normand. Translation des reliques de saint Eugène, sur un chapiteau des années 1130. Dès le départ, ce n’est qu’une longue suite de miracles, partout où ils passaient. Ils traversèrent Lille, qui érigea une croix hors la ville où les reliques s’arrêterent un moment. Mais partout où passèrent les reliques s’opèraient des miracles ou s’appaisaient des querelles est autres disputes locales. On traversa ainsi Lille, Nieukerke. L’arrêt à cet endroit, comme plusieurs autres d’ailleurs, était voulu par le Comte de Flandres et ce dans le but d’y faire la paix et de ne plus y avoir d’opposants. Et ici nous comprenons que les moines Irlandais, l’abbaye de Lobbes suivant la règle de Saint Colomban, sont bien plus Celtique que Chrétiens de Rome. Les moines firent une procession circulaire avec les reliques, tout en psalmondiant. Les adversaires de la paix durent quitter le cercle comme s’ils en avaient été rejetés de façon surnaturelle; un chien noir les conduisit plus loin. Ce cercle de moines récitant des paroles nous amènent bien plus près de rites de magie chamanique que de pratiques Chrétiennes. De tout temps les civilisations ont célébrés le sacré par des réunions en cercle, autour d’un feu (la St Jean), d’un arbre (le chêne druidique), d’une source sacrée (procession tournant trois fois autour de la source), d’un cercle de pierres levées où d’une statue de saint où sainte (trois fois le tour dans l’église en passant derrière où sous la statue). L’église elle même ne sait plus trop en expliquer l’usage. Chanoines en cercle dans le chœur de l’église se jetant le ballon, au moins 2 cas en France, roues à clochettes ou offrandes de roues en cire verte. Ce n’est point le cercle en soit qui est important, la signification sacré est donné par le mouvement, par la ronde.  Ajoutez y la foi, les reliques portés et vous obtenez une force magique considérable. Puis les reliques passèrent à Bergues Saint Winoc (Flandre Française), Cassel, Furnes, Bruges, Oostburg. Le pèlerinage se poursuivit vers l’abbaye de Lissewege où il est dit que les pèlerins sont accompagnés de plus de 500 chevaliers. Au village de Leffinghe, où il n’avait plus plu depuis trois mois, graçe à St Ursmer il se mis à pleuvoir toute la nuit. Au point que les villageois voulaient retenir la chasse miraculeuse dans leur village. Puis deux jours à Gand et par Bruxelles retour à Lobbes. Limoges sortie des chasses de la cathédrale Autre exemple de l’usage des reliques pour celler la paix, en 1030 à Audenaerde, lorsque le Comte de Flandre Baudouin IV convoca nombre de barons et évêques avec sur place une impressionante réunion de reliques. Pour les mêmes raisons de paix ont retrouva une impressionnante réunion de reliques à Charroux (Département de la Vienne) en 989.

Si l’intention du Comte de Flandre était d’obtenir la paix dans certaines de ses régions, les moines avaient un autre intérrêt. Le numéraire, la reconstruction de leur abbaye.

 

 

Dès le XIe S. les pèlerinnages prennent de l’ampleur au choix vers l’un des 3 pèlerinnages important de l’époque; Jérusalem, lieu de vie du Christ, avec comme symbole la palme où le  Christ. Pèlerinage croix de Jerusalem

 

Pèlerinage Jerusalem Baudouin roi de Jerusalem avec le blason Le premier roi de Jerusalem,  Baudouin

avec le blason de Jérusalem, comme

l’insigne de pèlerin de  Jerusalem  représenté

ici   à droite. Pèlerinage Ste Véronique Rome

 

 

Rome et le tombeau de Pierre avec comme symbole les clefs, la croix où le vernicle (le voile de Sainte Véronique avec la sainte Face).

 

 

 

St Jacques Bxl

 

 

 

La Galicie et St Jacques de Compostelle et la coquille.

 

 

 

 

 

 

L’initiative en revient au pape Urbain II qui promèttait des indulgences plènieres pour qui avait fait un de ses trois grands pèlerinages, dit majeurs. Il faut dire qu’a l’époque le risque était grand et ont était pas sûr  d’en revenir vivant.   Très vite s’ ajouta un quatrième; à la fin du XIe S. saint Gilles du Gard, sur les bords de la méditerranée, était déjà devenue trop petite pour les pèlerins qui affluaient à l’abbaye et l’abbaye dut être agrandie et construite sur deux niveaux.

 

St Gilles lieux de pèlerinages           pèlerinage 1er église en dessous église de St Gilles

 

 

 

 

 

Elle fût consacré en 1096 par le pape Urbain II, c’est dire l’importance qu’avait le lieu. Gilles était un homme qui toute sa vie fût connu comme guérriseur et faiseur de miracles, pour les hommes et les animaux. Pèlerinage St Gilles insigne  Après quelques longs périples ils s’installa à cet endroit dans une grotte.

Et curieusement, cet endroit vit passer, à la fois les pèlerins

vers Rome, vers Jérusalem et vers Compostelle. Il était situé

sur les trois routes.

 

En premier, le gens qui prenait le chemin pour mettre leur conscience en ordre avec Dieu. Pèlerins qui, a travers leurs divers offrandes liberaient leurs conscience des fautes de leurs âmes et de la vie dissolue qu’ils auraient pu commèttre. En deuxième le pèlerinage lui-même où l’on va se rapprocher de Dieu et de ses apôtres. En troisième, le pèlerinage expiatoire, la condamnation. Devoir quitter sa région, son pays, et n’y revenir qu’après avoir fait un des trois Majeurs et avoir purifié son âme d’un crime commis. L’église médiévale reconnaisait sept sacrement, du terme ancien « sacramentum » qui signifiait « serment », sept étapes d’une initiatiques d’une vie par un engagement solonnel, un voeu. Le pèlerinage en était un et était conféré par une liturgie particulière, rituel retrouvé à l’abbaye bénédictine de San Cucufa au village de San Cugat del Vallès en Catalogne. Au matin le candidat pèlerin, avant de partir, se présentait au prêtre qui l’attendait pour lui remettre ses insignes; le bâton ou bourdon, et la besace, autrefois nommée écharpe. Pèlerinages photos livres bruges 4608x3072-070 Joinville en parle dans ses chroniques. Le prêtre les bénissait au préalable suivant         un rite dont on a conservé les formules latines.  » Au nom de Jésus-Christ, notre seigneur, reçois ce sac, attribut de ton pèlerinage, afin que tu mérite parvenir sans dévier, sauf et absous aux parvis du Saint-Sépulchre, ou de Saint Jacques, ou de Saint Pierre de Rome, ou des autres saints que tu désires atteindre et que tu nous reviennes, ton chemin accompli, en parfaite santé!  » Après une dernière bénédiction, le prêtre entonnait le psaume CXXIV : Qui confidunt in Domini. Pèlerinage évêque bénissant deux pèlerins   Ensuite, les fidèles, récitant les litanies, accompagnaient le pèlerin jusqu’a la sortie de la ville ou du village. Curieusement les compagnons du tour de france on gardé une partie de ce rituel; canne, besace, rubans et compagnons de la cayenne où ils ont œuvrés qui les accompagnent jusqu’a la sortie de la ville. Ce n’est qu’à travers le XIIIe S. que les pèlerins mettrons leurs attributs, insignes et symboles, indiquant part là leur quête, leur destination et au retour aussi la preuve qu’ils l’avaient réellement bien accomplis. Bruges besace et bâton de pèlerin Besace, bâtons de marche, pèlerine, grand chapeaux, chaussures, et suivant les destinations diverses d’autres insignes. Bruges St Salvador blason pèlerin St Jacques L’imagerie du Moyen Age nous les montres sculptée dans la pierre où le bois, sur les tableaux et autres manuscrits. Objets en étain, plomb, argent, bois et autres rubans. Comme le pèlerinage à la grotte de la Sainte Baume, dans le Var, pour les divers compagnons du Tour de France, cannes et rubans en tête. Bien sûr ce n’était pas un monde parfait; nous pouvons citer une critique de l’époque de l’abbé bénédictin de Nogent-sous-Coucy, Gilbert de Nogent. Il nous raconte les méfaits provoqués par ses mêmes cultes aux reliques. Les cadavres des Saints qui déménageaient régulièrement d’un endroit à l’autre. Il y avait une telle rivalité entre les différents éclésiastiques que les vols de reliques étaient très fréquents, si ce n’était pas un père abbé où un évêque qui en organisait le vol lui-même. Autre endroit même histoire ici à Strasbourg; selon la légende une source miraculeuse est apparue à l’endroit même où fût découvert le corps de sainte Attale. Le puits en usage à l’intérieur de l’église et le reliquaire contenant les os de la sainte sur le maître autel. L’affluence des pèlerins fut si importante à l’église Saint Etienne que la cathédrale en fut désertée et l’évêque fort courroucé. Il essaya de s’emparer du corps pour l’exposer à la cathédrale. Devant ce danger les reliques furent cachées et enterées pendant des années. Comme exemple je vous cite Rodolphe, auteur de la  » Chronique de l’abbaye de Saint Trond  » (Limbourg, Belgique) à propos du pèlerinage qui s’y faisait au XIe siècle auprès du tombeau de Saint Trond.  » Les pèlerins amenaient sur l’autel de si nombreuses offrandes en nature, argent, bijoux et fil d’argent que toute la journée plusieurs sacristains se relayait pour tout ramasserer et faire place nette.  » Ce culte des reliques qui reliait le monde visible des humains au monde invisible de Dieu et de ses Saints n’en était qu’a ses débuts. Un autre article suivra conçernant d’autres lieux et pratiques de pèlerinage.

Read Full Post »

1

Un jour, un conférencier commença son introduction d’exposé sur les technologie du future et le raisonnement non-conventionnel avec une histoire de grenouille. La lesson de cette histoire était de ne jamais fermer les yeux où son cerveau quant-il s’agissait de nouvelle sources à explorer, aussi incongru, moches, étranges, non-universitaires et peu prestigieusent qu’elles puissent être.

2

 

 

Dans son histoire, la grenouille connaissait la vérité, le secret de la forêt, mais fût complètement ignorée par les humains qui passaient.

 

 

 

 

 

Tous entrèrent dans le bois et disparurent à jamais sauf, un seul individu, qui parla à la grenouille qui en connaissait le secret. Et cet être là fût le seul être à être sauvé.

7

Si vous voulez progresser il vous faudra parler à des gens qui n’ont rien de commun avec vos recherches mais eux connaissent leur région, leur fermes, et les bois qui les entourent.

 

19

Sources, pierres gravées, bornes armoriés, chapelles et ruines, ils y passent devant tout les jours.  Nous, chercheurs, sans archives et documents, nous passerons à côté du pot en or car nous aurons pas écouté la grenouille qui connaissait sa région.

 

Sortez de derrière vos claviers, de derrière des piles de livres et allez^parler à la grenouille. Ecoutez les histoires des anciens du village et aller vérifier sur le terrain. Curés, sacristains, maréchaux-ferrant, garde chasse, brocanteurs, antiquaires, généalogistes ayant fait toute une région, collectionneur de vieilles cartes postales, etc . . .

 

13

Sortez de votre bureau et allez parler à la grenouille, il peut en sortir de très heureuses découvertes et votre façon de réfléchir s’en trouvera transformée

 

 

De nouveaux articles suivront bientôt

 

23

Read Full Post »

  • St Omer autre homme feuillu couleurs nef Nord (3)

Read Full Post »

Namur, 13 Km S E d’Andenne

Goesnes croix  3

Dans ce paisible village de la province de Namur (Belgique), près de son église Saint-Pierre on peut voir une croix dans laquelle certains auteurs ont vu pleins de mystères. Le texte à déchiffrer demande pas mal d’efforts et de recherches mais de là, à interpréter, des choses qui ne sont pas . . . Cette croix funéraire de 1698 se trouvait dans le cimetière; Certes il n’y avait personne d’enterré en-dessous mais comme elle était joliment faite elle fut ramenée près de la ferme du château. En fait, elle fût commandée par le seigneur du lieu et façonnée durant son vivant, sur ces indications pour lui servir de pierre tombale à son décès. Malheureusement lors du décès du seigneur WATHELLET il fut enseveli ailleurs et on oublia cette croix. Mais vu son originalité on la garda au cimetière. Ce seigneur Wathellet voyagea beaucoup au Moyen Orient, plus précicément dans la région du Golan actuel, Palestine et Syrie, et en contact avec les gens de cette région il s’interessait aux cultures anciennes. Ils eurent, au XVIIe siècle, en mains des objets ou parchemins fort anciens dont il s’inspira pour faire le texte de son épitaphe à Goesnes. Probablement était-il en pèlerinage dans la région. Ce texte, qui se lit de droite à gauche, est d’une écriture propre aux prêtres Esséniens d’environs d’avant 2500 avant Jésus-Christ.

  • Première ligne    : Ici devant vous
  • Deuxième ligne  : est celui qui vaincu le diable
  • Troisième ligne  : les nombreux dieux (ou êtres du ciel) dans leur service de la cosmogonie
  • Quatrième ligne : est devenu lumière de Dieu (esprit de Dieu)

Que soit ici remerciés les spécialistes des écritures Esséniennes en Egypte qui nous ont aidés et ont pu déchiffrer ce texte.

Read Full Post »

 

Pour chaque saint, chaque site aussi, il y avait un rituel bien spécifique à observer que la tradition imposait. J’en donne ici un exemple, à quelques kilomètres de la ville de Huy vous trouverez la ville d’Andenne avec son pèlerinage à Sainte Begghe. Elle guérissait les hernieux et les bègues s’ils rampaient trois fois sous les reliques. Il leur fallait aussi visiter les sept églises qu’elle avait fondées, bâties l’une près de l’autre. Puis boire l’eau des fontaines.

 et monter selon un trajet balisé par des pierres ou des chapelles jusqu’au village de Coutisse, et là le pèlerin découvrait, avec ange, diable et lanterne, pareil à une sainte Geneviève ou une sainte Gudulle, une sainte Orbie.

 

Ou comme ici passer sous le tombeau de saint Guidon.

237

Mais il existait aussi des règles générales, à commencer par une purification intérieure qui se traduisait par le jeûne, la prière, le cheminement plus ou moins difficile et qui débarrassait un pas après l’autre l’esprit du pèlerin de tout ce qui n’était pas le but essentiel de sa démarche, jusqu’à ce qu’il parvienne en vue du sanctuaire ou du lieu sacré.

Ayant atteint le but, il lui fallait alors souvent faire un vœu, le premier étant naturellement de revenir remercier le saint une fois la grâce obtenue. Cela pouvait se concrétiser par un ex-voto, une inscription, aller jusqu’à la construction d’une chapelle, d’une église.

Ensuite, il devait pour une efficacité maximum, se concilier les quatre éléments, souvent symbolisés afin que nul ne l’oublie, sur la façade même de l’édifice sacré par les quatre bêtes de l’Apocalypse.

Il y avait d’abord l’eau, mise à la disposition de chacun dans des bénitiers à l’entrée du sanctuaire.

Elle était bénite, mais le signe de croix que le pèlerin faisait alors dissipait les derniers maléfices. Le feu venait ensuite.

Le rite consistait à allumer un cierge devant le saint auquel on allait s’adresser. La terre réclamait du pèlerin qu’il s’agenouille sur le sol avant de prononcer ou mieux de chanter les paroles rituelles qui feront vibrer l’air et formuleront sa demande dans les termes prescrits.

C’est alors seulement qu’il aurait à accomplir le geste particulier requis, qu’il s’agisse de toucher, de baiser, de caresser la statue du saint. Ailleurs, il sera important de boire, de se baigner dans une fontaine, de manger du pain bénit, de la terre, de ramper sous le corps du saint ou de tourner trois, sept ou douze fois autour du sanctuaire, de se faire imposer les reliques.

C’est à ce moment que l’intervention du prêtre est utile, soit qu’il confère le sacrement de pénitence, la communion ou offre sa bénédiction.

Le rite s’achèvera par une dernière bénédiction, celle des amulettes que le pèlerin rapportera chez lui et qui poursuivront l’effet demandé à la maison ou l’étendront à des tiers : médailles, insignes, drapelets.

Quand, ayant obtenu la grâce sollicitée, il reviendra remercier le saint, il ne devra point oublier son vœu, sous peine d’une punition proportionnée. Les ex-voto seront généralement un tableau, une inscription, les objets ayant servi au malade, béquilles, bandages, chaussures . . . comme à la cathédrale de saint Omer ou se trouve le sarcophage de saint Erkembode.

St Omer St Erkembode chaussures

Ce grand monolithe de grès rouge posée sur deux lions et sur lequel s’entassent les paires de chaussures apportés par les pèlerins.    Saint Omer tombeau pèlerinage de saint erkembode (12)

Aujourd’hui on vient le prier chaque fois qu’un enfant a du mal à se mettre en marche et les mamans déposent ici, en priant avec confiance, les chaussures de leur enfant. Il en est pareil pour les personnes qui ont difficile de marcher.Saint Omer un pèlerin priant devant la tombe de St Erkembode (108)

N’oublions pas qu’au Moyen Age il n’y avait pas de chaises ni de banc dans les églises. Beaucoup de petites églises de pèlerinages avaient dans la nef des bancs de pierres le long des murs.

Cela permettait aux pèlerins de se reposer et surtout de prier et étudier les divers chapiteaux qu’il pouvait admirer. On tournait, on déambulait, on parlait et le silence n’y régnait pas comme aujourd’hui. Il y avait vraiment une vie sans obstacles et à N-D de Paris même les animaux étaient autorisés à entrer.

En prenant son temps pour prier devant telle relique, telle statue ou tel pilier le pèlerin entre, pour ainsi dire en résonnance énergétique avec le lieu. Soit par le rituel spécifique du prêtre on pouvait guérir ou obtenir les grâces désirées, soit c’est par la spécificité du lieu que l’on guérit (ondes telluriques, cosmiques, sources sacrées)

Si les origines de certains pèlerinages sont parfois imprécises, parce que trop lointaines, il est cependant possible d’en tirer les grandes lignes :

  1. Les sanctuaires de légendes, genre Rocamadour, Mont Saint-Michel
  2. Les sanctuaires antiques liés aux premiers évangélisateurs comme saint Martin à Marmoutier et Grégoire de Tours à N.D. de Marsat.
  3. Les Apparitions. On compte 25 apparitions de la Vierge en France, le Christ à Paray-le-Monial et saint Joseph à Cotignac.
  4. Les inventions de statues ; plus de quatre-vingts sanctuaires se sont édifiés autour de Vierges trouvés ou plus exactement retrouvées
  5. Ce qu’on appelle « la lignée Montaigu » faites de statuettes taillées dans le chêne miraculeux de Montaigu, en Belgique, et dont il reste 16 exemplaires toujours vénérés.
  6. Les pietàs et les sépulcres ; héritages des famines, épidémies et guerres.
  7. Les sanctuaires-reliquaires (les plus nombreux) et qui abritent le corps d’un saint, une relique insigne ou un objet leurs ayant appartenu.

P1340186

8.Les sanctuaires ex-voto qui ont pris naissance avec des marins ayant survécu à une tempête ; la fin miraculeuse d’une épidémie ou avoir gagné une bataille qui était désespéré.

DSCN9958

  1. Pèlerinages locaux qui reproduisent les pèlerinages fameux auquel les gens ne pouvaient se rendre commodément. (Église de Jérusalem, Bruges)    

 10. Les nombreux pèlerinages pour bénir les animaux domestiques,

et bateaux,DSCN9976

                les voitures le jour de la Saint Christophe.

Bxl St Jacques 3

La Bretagne mise à part c’est dans le Nord qu’on trouve la plus grande densité de saint locaux : les saints Erkembode, Ansbert, Bavon, Bénigne, Gildard, Gohard, Folquin, Lugle et Luglien, Piat, Rieul, Chrysole, Winoc, Copin, Druon, Gorgon, Saulve, Taurin, Médaret, Wasnon, Wandrille, Wulfran et bien d’autres. P1030493

Pour les saintes nous trouvons sainte Maure, sainte Brigide, sainte Austreberthe, sainte Berthe, sainte Pachasie, sainte Scholastique, sainte Bertille, sainte Isbergue, sainte Attale, sainte Maxellende, sainteWilgeforte . . .

La Bretagne elle en compte près de cinq cents, aux noms insolites et aux légendes merveilleuses. Il est curieux de noter que les saints Bretons vont souvent par sept. Les sept saints peuvent se rapporter aux sept évêques, aux sept dormants d’Ephèse ou les sept saints guérisseurs de Trédaniel.

La religion du Moyen Age est une religion concrète. Du culte des reliques à la pratique du pèlerinage, c’est toujours à travers le sensible que l’on s’élève au sacré.

Read Full Post »

Par tous les Saints

A travers toute l’Europe du Moyen-Age, il y avait des endroits réputés par leur sainteté et les miracles qui s’y étaient accomplis.

 

Ces lieux accordaient un pouvoir particulier de guérison et de protection a à certains saints. La possession des saintes reliques était évidemment ambitionnée par moultes églises, abbayes et autres cathédrales.

Le culte de ces reliques était à certaines époques de l’année, surtout le jour de la fête du saint, l’occasion de voyages, de processions (Troménie en Bretagne *) des habitants de la contrée voisine et même de régions fortement éloignées.

On faisait même, au besoin, accomplir ces voyages par des personnes qui s’en étaient fait une profession et qui se chargeaient,  moyennant quelque aumône, de faire le voyage, de dire les neuvaines et observer le vœu.

Il existait aussi des gens, généralement, des femmes connaissant le culte des saints au point d’en faire profession. On pouvait les trouver dans presque chaque village.

Dès qu’on souffrait de quelque mal, consultation était prise et le ou la spécialiste diagnostiquait le mal « du saint » ou « des saints », indiquait ce qu’il convenait de faire et le faisait moyennant rétribution. Ayant une plus grande expérience avec le monde des saints guérisseurs, connaissant mieux les rites, cette personne devait logiquement obtenir de meilleurs résultats, aussi était-elle généralement déléguée auprès de ceux-ci. Les voyageurs et surtout les voyageuses de cette sorte étaient encore très nombreux au XIXe siècle et certains d’entre eux se trouvaient toujours en courses d’un sanctuaire à l’autre. 

Ajoutons les pèlerins de Rome, Jérusalem ou saint Jacques de Compostelle celà faisait beaucoup de monde sur les routes et dans les églises.

Ils accomplissaient d’ailleurs leur tâche avec le plus grand sérieux, ne doutant ni de leur diagnostic, ni du saint, ni de l’efficacité de l’opération si tout était mené avec confiance et dans les règles. Le « voyage » se faisait à pied, tôt le matin, sans parler à personne, sans boire ni manger, et s’accompagnait de prières à l’aller et au retour. Devant la statue du saint, les rites consacrés étaient accomplis et quand il le fallait on ramenait de l’eau des sources guérisseuses.

Ensuite le voyage était « rendu » par une dernière prière chez le client malade et un repas était pris avec la famille. Certains malades étaient atteint de quinze saints et vu les déplacements à faire ces guérisons pouvaient prendre du temps. Certaines personnes avaient d’ailleurs un don de double vue pour dépister les maladies.

 

* Les Troménies ou pèlerinages:

Le village de Locronan, Ronan  qui né en Irlande au VIIe siècle traversa la Manche  après une vision, pour arriver en Cornouaille (le sud du Finistère), enseigner la religion chrétienne et fonder un prieuré bénédictin. Il y a 2500 ans, Locronan était un site religieux celte unique en Europe. Les repères astronomiques celtes ont donné naissance au nemeton, un quadrilatère de douze kilomètres comportant les douze marques de l’année lunaire.  Le site fut christianisé mais garda intact le tracé exact du quadrilatère sacré. Comme le breton le dit très bien : du breton tro-minic’hi, le tour de l’enceinte sacrée. La plus ancienne remonte au XIIIe siècle.

Le jour de la procession, les habitants se parent de leurs plus beaux costumes traditionnels, qui ici ne sont en aucun cas symboles de folklore. Bien au contraire, ces costumes prennent une toute autre dimension, à savoir le rattachement aux ancêtres. On dit que si on ne fait pas la procession durant sa vie, il faudra la faire après la mort, mais on ne pourra avancer que de la longueur de son cercueil tous les ans.

La Grande Troménie serait le parcours que St Ronan effectuait chaque semaine, pieds nus et à jeun et la Petite Troménie, le circuit qu’il faisait tous les jours. Le parcours de la Troménie est jalonné de 12 stations, indiquées par 12 croix de granit et de 44 petits huttes, dans lesquelles reposent des vieux saints bretons. Ils ont quitté leur église ou leur chapelle pour venir saluer les reliques de St Ronan.

Locronan dessin 3864x5152

Il faut savoir qu’on ne peut faire le parcours complet qu’en période de Grande Troménie, car celui-ci emprunte des chemins privés. Les jours qui précèdent, on abat des talus, on met des ponts de fortune sur les ruisseaux, on fait tomber ce qui peut obstruer, par endroits, le sentier traditionnel.

Rien, ni personne n’empêchera le pèlerin de faire le parcours.

Read Full Post »

      Plus encore que la mitre, la crosse est l’insigne de la dignité épiscopale. A l’instar de celle qui ressuscita Materne et devint ensuite son bâton pastoral, la mode en est venue de Rome. Les théologiens ne mettent pas en doute qu’elle dérive du lituus recourbé des augures. Ces membres éminents de la classe sacerdotale se reconnaissaient à leur robe pourpre, elle aussi pareille aux vêtements des évêques. Ils usaient du lituus pour interpréter  les auspices, mais encore pour présider aux cérémonies du culte, ce qui nous est resté dans le mot « liturgie ». Quant à l’origine de ce bâton augural, elle était selon Cicéron au premier livre du « De Divinatione » à faire remonter à Romulus qui s’en était servi pour procéder à la fondation de la ville. Depuis c’était à l’augure qu’incombait la charge de fonder le temple autour duquel s’élèverai la cité. Après s’être choisi dans le ciel un archétype parmi les constellations, il dressait avec soin l’horoscope du lieu, déterminait d’après les astres l’emplacement du « mundus », point central et cœur de la future agglomération. Et à cet endroit, il plantait son lituus, que le tronc écorcé d’un jeune arbre allait bientôt remplacer.

Cette crosse, reprise par les druides et, plus tard, par les missionnaires irlandais, servait à déterminer les sources et les failles télluriques. Certaines sources christianisées sont toujours sous leur appelation chrétienne ; Saint-Léger, Saint Yorre, Saint-Alban, Saint Célèstin, Sint Cyriakus-quelle, San Pelegrino. Les anciens connaissaient trois sortes d’eau : les eaux de boissons, les eaux guérisseusses et les eaux sacrés.  On songe à la légende de tel ou tel saint dont le bâton fiché en terre prend soudain racine et se couvre de feuilles.

Ce mât du milieu du monde était en fait un gnomon dont l’ombre mesurée aux deux solstices, hiver et été, et la hauteur rapportée à celle du soleil sur l’horizon, devaient permettre selon une formule qui était le secret des prêtres – et plus tard des maçons – d’établir ce que nous appelons la latitude d’un lieu. Ce calcul à présent familier aux astronomes, allait en outre fournir l’étalon qu’on emploierait pour dessiner les plans du temple et fixer les mesures officielles, toise, pied et pouce, de la ville neuve.

Etroitement mariées au lieu et à son occupant, à la terre et aux astres, les mesures anciennes possédaient une évidente valeur cosmique, un caractère sacré indéniable. Elles avaient cependant un inconvénient, car chaque cité disposait ainsi de ces propres étalons, de longueur, de capacité et de poids, différences qui n’étaient pas sans poser des problèmes aux marchands ambulants. Le pied Normand 29,80cm,le pied à Strasbourg, 28,92 cm, le pied à Besançon à 30,87 cm, le pied  à Macôn à 33,50 cm et 35,70 à Bordeaux. Ces mêmes mesures, si elles avaient été correctement calculées en fonction de la latitude, devaient rapetisser plus on montait vers le NORD.

Le pied de saint Lambert dont on usait à Liège était par conséquent plus court que celui du Laonnois, ce qui nous vaut une curieuse expression dont le sens s’est perdu. Charlemagne ayant en effet décidé d’unifier les poids et mesures sur l’étendue de son empire, imposa ceux de Laon, sa cité natale qui était le fief de la comtesse Berthe sa mère, où le pied était plus long. De là cette « Berthe au grand pied ».

 Certains prélats nous amènent plus loin dans notre recherche ; la crosse de l’évêque de l’abbaye de Murbach (Alsace) était calibrée sur les données de la région, le nombre d’or. Voilà donc une crosse avec des propriétés vibratoires particulières pour la région et qui devait permettre a l’évêque de trouver plus facilement les sources et autres ondes télluriques.

Dieu à tout ordonné par mesures, nombres et poids.

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :