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Archive for the ‘Saints’ Category

Le culte des reliques comme nous le connaissons prit quelque part son essort vers le VIe S. à travers les diverses pérénigrations des abbayes celtes d’Irlande (Saint Brendan) et Scot. Irlandais où Ecossais pouvaient à l’époque eux-mêmes se désigner SCOTTI. A partir du VIIe S. les pèlerinages chrétiens commençaient de prendre une ampleur sans précédant. Nous possédons pour les contrées du Nord, graçe à une bonne déscription le pèlerinage et le voyage des reliques de SAINT URSMER, saint patron de l’abbaye de Lobbes où il décèda le 18 avril 713.   Afin de mettre ses reliques et trésors à l’abri des troubles elles furent amenés le 2 juillet 1409 par les moines à la collégiale de Binche, devenue alors collégiale Saint-Ursmer. Saint Benoit sur Loire abbatiale voyage des reliques Quelques reliques furent laissées en Thierarche, dont il avait aussi été fait évêque, à Eppe-Sauvage et à Fontenelle où naquit Saint-Ursmer vers 644. Chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne, église Saint-Étienne de Lubersac, en Limousin Donc nous sommes maintenant au XIe S. et les écrits nous apprènnent dans  » MIRACULA S. URSMARI IN ITENERE PER FLANDRIAM FACTA  » que la chasse content ses os va traverser tout le pays, Lobbes proche du Luxembourg et Ardennes Françaises vers la région de Bruges en Flandres. Ceci afin de récolter des fonds pour la reconstruction de leur abbaye ruinées par les guerres en Haynaut. Les personnages qui accompagnent les reliques sont pour l’époque des plus importants: nous y trouvons le comte de Flandre en personne, Baudouin V et son épouse la comtesse Adèle, fille de Robert II Roi de France. Font encore partie de ce voyage l’évêque de Thérouane, Saint Drogon et l’évêque de Londres, Guillaume Le Normand. Translation des reliques de saint Eugène, sur un chapiteau des années 1130. Dès le départ, ce n’est qu’une longue suite de miracles, partout où ils passaient. Ils traversèrent Lille, qui érigea une croix hors la ville où les reliques s’arrêterent un moment. Mais partout où passèrent les reliques s’opèraient des miracles ou s’appaisaient des querelles est autres disputes locales. On traversa ainsi Lille, Nieukerke. L’arrêt à cet endroit, comme plusieurs autres d’ailleurs, était voulu par le Comte de Flandres et ce dans le but d’y faire la paix et de ne plus y avoir d’opposants. Et ici nous comprenons que les moines Irlandais, l’abbaye de Lobbes suivant la règle de Saint Colomban, sont bien plus Celtique que Chrétiens de Rome. Les moines firent une procession circulaire avec les reliques, tout en psalmondiant. Les adversaires de la paix durent quitter le cercle comme s’ils en avaient été rejetés de façon surnaturelle; un chien noir les conduisit plus loin. Ce cercle de moines récitant des paroles nous amènent bien plus près de rites de magie chamanique que de pratiques Chrétiennes. De tout temps les civilisations ont célébrés le sacré par des réunions en cercle, autour d’un feu (la St Jean), d’un arbre (le chêne druidique), d’une source sacrée (procession tournant trois fois autour de la source), d’un cercle de pierres levées où d’une statue de saint où sainte (trois fois le tour dans l’église en passant derrière où sous la statue). L’église elle même ne sait plus trop en expliquer l’usage. Chanoines en cercle dans le chœur de l’église se jetant le ballon, au moins 2 cas en France, roues à clochettes ou offrandes de roues en cire verte. Ce n’est point le cercle en soit qui est important, la signification sacré est donné par le mouvement, par la ronde.  Ajoutez y la foi, les reliques portés et vous obtenez une force magique considérable. Puis les reliques passèrent à Bergues Saint Winoc (Flandre Française), Cassel, Furnes, Bruges, Oostburg. Le pèlerinage se poursuivit vers l’abbaye de Lissewege où il est dit que les pèlerins sont accompagnés de plus de 500 chevaliers. Au village de Leffinghe, où il n’avait plus plu depuis trois mois, graçe à St Ursmer il se mis à pleuvoir toute la nuit. Au point que les villageois voulaient retenir la chasse miraculeuse dans leur village. Puis deux jours à Gand et par Bruxelles retour à Lobbes. Limoges sortie des chasses de la cathédrale Autre exemple de l’usage des reliques pour celler la paix, en 1030 à Audenaerde, lorsque le Comte de Flandre Baudouin IV convoca nombre de barons et évêques avec sur place une impressionante réunion de reliques. Pour les mêmes raisons de paix ont retrouva une impressionnante réunion de reliques à Charroux (Département de la Vienne) en 989.

Si l’intention du Comte de Flandre était d’obtenir la paix dans certaines de ses régions, les moines avaient un autre intérrêt. Le numéraire, la reconstruction de leur abbaye.

 

 

Dès le XIe S. les pèlerinnages prennent de l’ampleur au choix vers l’un des 3 pèlerinnages important de l’époque; Jérusalem, lieu de vie du Christ, avec comme symbole la palme où le  Christ. Pèlerinage croix de Jerusalem

 

Pèlerinage Jerusalem Baudouin roi de Jerusalem avec le blason Le premier roi de Jerusalem,  Baudouin

avec le blason de Jérusalem, comme

l’insigne de pèlerin de  Jerusalem  représenté

ici   à droite. Pèlerinage Ste Véronique Rome

 

 

Rome et le tombeau de Pierre avec comme symbole les clefs, la croix où le vernicle (le voile de Sainte Véronique avec la sainte Face).

 

 

 

St Jacques Bxl

 

 

 

La Galicie et St Jacques de Compostelle et la coquille.

 

 

 

 

 

 

L’initiative en revient au pape Urbain II qui promèttait des indulgences plènieres pour qui avait fait un de ses trois grands pèlerinages, dit majeurs. Il faut dire qu’a l’époque le risque était grand et ont était pas sûr  d’en revenir vivant.   Très vite s’ ajouta un quatrième; à la fin du XIe S. saint Gilles du Gard, sur les bords de la méditerranée, était déjà devenue trop petite pour les pèlerins qui affluaient à l’abbaye et l’abbaye dut être agrandie et construite sur deux niveaux.

 

St Gilles lieux de pèlerinages           pèlerinage 1er église en dessous église de St Gilles

 

 

 

 

 

Elle fût consacré en 1096 par le pape Urbain II, c’est dire l’importance qu’avait le lieu. Gilles était un homme qui toute sa vie fût connu comme guérriseur et faiseur de miracles, pour les hommes et les animaux. Pèlerinage St Gilles insigne  Après quelques longs périples ils s’installa à cet endroit dans une grotte.

Et curieusement, cet endroit vit passer, à la fois les pèlerins

vers Rome, vers Jérusalem et vers Compostelle. Il était situé

sur les trois routes.

 

En premier, le gens qui prenait le chemin pour mettre leur conscience en ordre avec Dieu. Pèlerins qui, a travers leurs divers offrandes liberaient leurs conscience des fautes de leurs âmes et de la vie dissolue qu’ils auraient pu commèttre. En deuxième le pèlerinage lui-même où l’on va se rapprocher de Dieu et de ses apôtres. En troisième, le pèlerinage expiatoire, la condamnation. Devoir quitter sa région, son pays, et n’y revenir qu’après avoir fait un des trois Majeurs et avoir purifié son âme d’un crime commis. L’église médiévale reconnaisait sept sacrement, du terme ancien « sacramentum » qui signifiait « serment », sept étapes d’une initiatiques d’une vie par un engagement solonnel, un voeu. Le pèlerinage en était un et était conféré par une liturgie particulière, rituel retrouvé à l’abbaye bénédictine de San Cucufa au village de San Cugat del Vallès en Catalogne. Au matin le candidat pèlerin, avant de partir, se présentait au prêtre qui l’attendait pour lui remettre ses insignes; le bâton ou bourdon, et la besace, autrefois nommée écharpe. Pèlerinages photos livres bruges 4608x3072-070 Joinville en parle dans ses chroniques. Le prêtre les bénissait au préalable suivant         un rite dont on a conservé les formules latines.  » Au nom de Jésus-Christ, notre seigneur, reçois ce sac, attribut de ton pèlerinage, afin que tu mérite parvenir sans dévier, sauf et absous aux parvis du Saint-Sépulchre, ou de Saint Jacques, ou de Saint Pierre de Rome, ou des autres saints que tu désires atteindre et que tu nous reviennes, ton chemin accompli, en parfaite santé!  » Après une dernière bénédiction, le prêtre entonnait le psaume CXXIV : Qui confidunt in Domini. Pèlerinage évêque bénissant deux pèlerins   Ensuite, les fidèles, récitant les litanies, accompagnaient le pèlerin jusqu’a la sortie de la ville ou du village. Curieusement les compagnons du tour de france on gardé une partie de ce rituel; canne, besace, rubans et compagnons de la cayenne où ils ont œuvrés qui les accompagnent jusqu’a la sortie de la ville. Ce n’est qu’à travers le XIIIe S. que les pèlerins mettrons leurs attributs, insignes et symboles, indiquant part là leur quête, leur destination et au retour aussi la preuve qu’ils l’avaient réellement bien accomplis. Bruges besace et bâton de pèlerin Besace, bâtons de marche, pèlerine, grand chapeaux, chaussures, et suivant les destinations diverses d’autres insignes. Bruges St Salvador blason pèlerin St Jacques L’imagerie du Moyen Age nous les montres sculptée dans la pierre où le bois, sur les tableaux et autres manuscrits. Objets en étain, plomb, argent, bois et autres rubans. Comme le pèlerinage à la grotte de la Sainte Baume, dans le Var, pour les divers compagnons du Tour de France, cannes et rubans en tête. Bien sûr ce n’était pas un monde parfait; nous pouvons citer une critique de l’époque de l’abbé bénédictin de Nogent-sous-Coucy, Gilbert de Nogent. Il nous raconte les méfaits provoqués par ses mêmes cultes aux reliques. Les cadavres des Saints qui déménageaient régulièrement d’un endroit à l’autre. Il y avait une telle rivalité entre les différents éclésiastiques que les vols de reliques étaient très fréquents, si ce n’était pas un père abbé où un évêque qui en organisait le vol lui-même. Autre endroit même histoire ici à Strasbourg; selon la légende une source miraculeuse est apparue à l’endroit même où fût découvert le corps de sainte Attale. Le puits en usage à l’intérieur de l’église et le reliquaire contenant les os de la sainte sur le maître autel. L’affluence des pèlerins fut si importante à l’église Saint Etienne que la cathédrale en fut désertée et l’évêque fort courroucé. Il essaya de s’emparer du corps pour l’exposer à la cathédrale. Devant ce danger les reliques furent cachées et enterées pendant des années. Comme exemple je vous cite Rodolphe, auteur de la  » Chronique de l’abbaye de Saint Trond  » (Limbourg, Belgique) à propos du pèlerinage qui s’y faisait au XIe siècle auprès du tombeau de Saint Trond.  » Les pèlerins amenaient sur l’autel de si nombreuses offrandes en nature, argent, bijoux et fil d’argent que toute la journée plusieurs sacristains se relayait pour tout ramasserer et faire place nette.  » Ce culte des reliques qui reliait le monde visible des humains au monde invisible de Dieu et de ses Saints n’en était qu’a ses débuts. Un autre article suivra conçernant d’autres lieux et pratiques de pèlerinage.

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Cet endroit bénéfique devait déjà être connu vers le VIIe siècle, première mention écrite retrouvée de ce village est en 728 sous le nom de Hyppenesheim. La première petite chapelle était mentionnée vers 1028 est devait probablement être en bois. Au XIIe siècle une moitié du village dépendait des Bénédictins de Murbach. La première petite chapelle en dur remontait, elle à 1387 et possédait déjà la tombe de Ludan. Ce pèlerin qui était né en Écosse, le père étant un Duc d’Écosse, le noble Hildebod, avait déjà fait le pèlerinage de Jérusalem, de Rome et fondé un hospice au service des pauvres.

Quittant Rome pour remonter vers l’Écosse, il mourut d’épuisement au pied d’un tilleul par une froide nuit, le 12 février 1202. Étant entre deux paroisses, une dispute éclata et il fut décidé qu’un jugement de Dieu donnerait la solution au problème. On attela un jeune cheval au chariot portant son cercueil et le cheval décidera du lieu d’inhumation. Cheval qui se dirigeât tout droit vers l’église saint Georges de Hipsheim. Voilà encore un exemple comment un lieu sacré et particulier de la nature qui devint un lieu de pèlerinage chrétien et assez curieusement, pour l’époque, l’église paroissiale était située hors du village. Le tombeau actuel fût fait en 1492 par le célèbre sculpteur alsacien Conrad von Sinsheim et c’est aussi vers cette époque qu’on remanie profondément l’église .  Durant la guerre de Trente ans, l’église fut, en 1632, détruite par les Suédois. Nous ne savons pas à quoi ressemblait le tombeau fait en 1202, l’église encore restaurée en 1723 et le tombeau actuel fut encore restauré en 1752. Mais les pèlerinages continuèrent sans faiblir.

Saint Ludan

La tombe de St Ludan a une fonction de purifier qui est double. Le pierre du haut qui représente saint Ludan purifie les malédictions et autres sortilèges et le bas de la tombe purifie les crimes du sang.  C’est-à-dire assassins en tout genre, empoisonneurs(-euses) et sages-femmes (avortements) laissaient derrière eux le sang. Le rituel était assez simple; dos vers le maître-autel il fallait aller vers l’ouest, faire le tour de l’église à contre-sens des aiguilles d’une montre, vers la mort, faire sa prière devant l’autel principal, rentrer dans le tombeau, ressortir et quitter l’église. Un seul passage était suffisant car cette purification, que nous appellerons une sorte d’absolution énergétique, est très puissante. En tout cas c’est rarissime  en Europe. Ce n’est pas le genre de légende qu’affectionne l’église et il ne faut donc nullement s’étonner que la légende aie glissé vers une histoire plus commune, c’est-à-dire soigner les plaies des jambes (sang), puis frotter les linges à la tombe et les employer comme pansement sur les jambes une fois à la maison. Le rayonnement de cette tombe étant si fort que même de cette façon Saint Ludan accomplissait des miracles mais . . . on a joliment détourné la légende et la disposition de purification de cet endroit curieux et bénéfique. Ce sont part après rajouté au cours des  siècles que saint Ludan soignait les engelures aux jambes, les maux de tête. Il est évident que dans certains endroits d’Europe, les ondes telluriques biens connues des spécialistes de la géobiologie rejoignent l’histoire et la légende et que, ici, le rayonnement bénéfique aide à guérir d’autres choses que ce pourquoi il avait été conçu au départ.

Si la vie et la mort des dragons sont des thèmes récurrents du légendaire chrétien il est curieux de voir que tout le légendaire  autour de la tombe de saint Ludan nous ramène avec son escalier à descendre sous terre, ne fut que de quelques marches, aux légendes des dragons.  Ces dragons gardiens des antres de la terre et des sources affrontent des héros  – qu’ils aient comme nom – Horus, Persée, Hercule ou saint Georges – et sont, comme ici, avec le légionnaire saint Georges, transpercé par la lance de Dieu. L’église de Hipsheim était dédiée à saint Georges bien avant l’arrivée de Ludan. Le tellurique (les ondes du tombeau souterrain) et la dalle représentant saint Ludan (la partie célèste) le tout dans la même petite église est remarquable au point de vue de la symbolique des anciens et de la transformation de la tradition païenne en tradition chrétienne. L’image de saint Georges combattant les divinités païennes, représenté sous la forme d’un dragon est la parfaite illustration de la nouvelle religion chrétienne, céleste, qui triompha de la vouivre, du dragon et des forces terrestres.

Nous reprendrons le thème très particulier des chevaliers et évêques terrassant des dragons bientôt.

Mais le pèlerinage ne se limitait pas à Hipsheim, l’autre partie visité par les pèlerins était le village à côté, Nordhouse, où il mourut au pied d’un tilleul. Le tilleul se dressait à la chapelle du cimetière de Nordhouse. Une plaque dans le mur nord du cimetière nous rappelle le lieu et indique qu’il avait 6 mètre de circonférence. Culte ancien aux arbres ? Un malencontreux coup de vent le coucha en 1850. Une partie fût sauvée comme relique dans la chapelle du cimetière mais il fallut vite protéger cette relique des pèlerins. La coutume d’emporter un morceau de relique, dans le cas présent des échardes du tronc, l’aurait vite fait disparaître à jamais. L’intercession de Saint Ludan ici permettait la guérison d’abcès purulents. Le dernier geste du pèlerin était de balayer la chapelle avec son propre balai, qu’il devait ensuite abandonner sur place une fois sa tâche terminée. Tous les balais étaient brûlés une fois par an dans une grande fête, geste symbolique de la transmission de la maladie à un objet, geste magique de le bruler pour que la maladie soit définitivement partie.

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Pour chaque saint, chaque site aussi, il y avait un rituel bien spécifique à observer que la tradition imposait. J’en donne ici un exemple, à quelques kilomètres de la ville de Huy vous trouverez la ville d’Andenne avec son pèlerinage à Sainte Begghe. Elle guérissait les hernieux et les bègues s’ils rampaient trois fois sous les reliques. Il leur fallait aussi visiter les sept églises qu’elle avait fondées, bâties l’une près de l’autre. Puis boire l’eau des fontaines.

 et monter selon un trajet balisé par des pierres ou des chapelles jusqu’au village de Coutisse, et là le pèlerin découvrait, avec ange, diable et lanterne, pareil à une sainte Geneviève ou une sainte Gudulle, une sainte Orbie.

 

Ou comme ici passer sous le tombeau de saint Guidon.

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Mais il existait aussi des règles générales, à commencer par une purification intérieure qui se traduisait par le jeûne, la prière, le cheminement plus ou moins difficile et qui débarrassait un pas après l’autre l’esprit du pèlerin de tout ce qui n’était pas le but essentiel de sa démarche, jusqu’à ce qu’il parvienne en vue du sanctuaire ou du lieu sacré.

Ayant atteint le but, il lui fallait alors souvent faire un vœu, le premier étant naturellement de revenir remercier le saint une fois la grâce obtenue. Cela pouvait se concrétiser par un ex-voto, une inscription, aller jusqu’à la construction d’une chapelle, d’une église.

Ensuite, il devait pour une efficacité maximum, se concilier les quatre éléments, souvent symbolisés afin que nul ne l’oublie, sur la façade même de l’édifice sacré par les quatre bêtes de l’Apocalypse.

Il y avait d’abord l’eau, mise à la disposition de chacun dans des bénitiers à l’entrée du sanctuaire.

Elle était bénite, mais le signe de croix que le pèlerin faisait alors dissipait les derniers maléfices. Le feu venait ensuite.

Le rite consistait à allumer un cierge devant le saint auquel on allait s’adresser. La terre réclamait du pèlerin qu’il s’agenouille sur le sol avant de prononcer ou mieux de chanter les paroles rituelles qui feront vibrer l’air et formuleront sa demande dans les termes prescrits.

C’est alors seulement qu’il aurait à accomplir le geste particulier requis, qu’il s’agisse de toucher, de baiser, de caresser la statue du saint. Ailleurs, il sera important de boire, de se baigner dans une fontaine, de manger du pain bénit, de la terre, de ramper sous le corps du saint ou de tourner trois, sept ou douze fois autour du sanctuaire, de se faire imposer les reliques.

C’est à ce moment que l’intervention du prêtre est utile, soit qu’il confère le sacrement de pénitence, la communion ou offre sa bénédiction.

Le rite s’achèvera par une dernière bénédiction, celle des amulettes que le pèlerin rapportera chez lui et qui poursuivront l’effet demandé à la maison ou l’étendront à des tiers : médailles, insignes, drapelets.

Quand, ayant obtenu la grâce sollicitée, il reviendra remercier le saint, il ne devra point oublier son vœu, sous peine d’une punition proportionnée. Les ex-voto seront généralement un tableau, une inscription, les objets ayant servi au malade, béquilles, bandages, chaussures . . . comme à la cathédrale de saint Omer ou se trouve le sarcophage de saint Erkembode.

St Omer St Erkembode chaussures

Ce grand monolithe de grès rouge posée sur deux lions et sur lequel s’entassent les paires de chaussures apportés par les pèlerins.    Saint Omer tombeau pèlerinage de saint erkembode (12)

Aujourd’hui on vient le prier chaque fois qu’un enfant a du mal à se mettre en marche et les mamans déposent ici, en priant avec confiance, les chaussures de leur enfant. Il en est pareil pour les personnes qui ont difficile de marcher.Saint Omer un pèlerin priant devant la tombe de St Erkembode (108)

N’oublions pas qu’au Moyen Age il n’y avait pas de chaises ni de banc dans les églises. Beaucoup de petites églises de pèlerinages avaient dans la nef des bancs de pierres le long des murs.

Cela permettait aux pèlerins de se reposer et surtout de prier et étudier les divers chapiteaux qu’il pouvait admirer. On tournait, on déambulait, on parlait et le silence n’y régnait pas comme aujourd’hui. Il y avait vraiment une vie sans obstacles et à N-D de Paris même les animaux étaient autorisés à entrer.

En prenant son temps pour prier devant telle relique, telle statue ou tel pilier le pèlerin entre, pour ainsi dire en résonnance énergétique avec le lieu. Soit par le rituel spécifique du prêtre on pouvait guérir ou obtenir les grâces désirées, soit c’est par la spécificité du lieu que l’on guérit (ondes telluriques, cosmiques, sources sacrées)

Si les origines de certains pèlerinages sont parfois imprécises, parce que trop lointaines, il est cependant possible d’en tirer les grandes lignes :

  1. Les sanctuaires de légendes, genre Rocamadour, Mont Saint-Michel
  2. Les sanctuaires antiques liés aux premiers évangélisateurs comme saint Martin à Marmoutier et Grégoire de Tours à N.D. de Marsat.
  3. Les Apparitions. On compte 25 apparitions de la Vierge en France, le Christ à Paray-le-Monial et saint Joseph à Cotignac.
  4. Les inventions de statues ; plus de quatre-vingts sanctuaires se sont édifiés autour de Vierges trouvés ou plus exactement retrouvées
  5. Ce qu’on appelle « la lignée Montaigu » faites de statuettes taillées dans le chêne miraculeux de Montaigu, en Belgique, et dont il reste 16 exemplaires toujours vénérés.
  6. Les pietàs et les sépulcres ; héritages des famines, épidémies et guerres.
  7. Les sanctuaires-reliquaires (les plus nombreux) et qui abritent le corps d’un saint, une relique insigne ou un objet leurs ayant appartenu.

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8.Les sanctuaires ex-voto qui ont pris naissance avec des marins ayant survécu à une tempête ; la fin miraculeuse d’une épidémie ou avoir gagné une bataille qui était désespéré.

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  1. Pèlerinages locaux qui reproduisent les pèlerinages fameux auquel les gens ne pouvaient se rendre commodément. (Église de Jérusalem, Bruges)    

 10. Les nombreux pèlerinages pour bénir les animaux domestiques,

et bateaux,DSCN9976

                les voitures le jour de la Saint Christophe.

Bxl St Jacques 3

La Bretagne mise à part c’est dans le Nord qu’on trouve la plus grande densité de saint locaux : les saints Erkembode, Ansbert, Bavon, Bénigne, Gildard, Gohard, Folquin, Lugle et Luglien, Piat, Rieul, Chrysole, Winoc, Copin, Druon, Gorgon, Saulve, Taurin, Médaret, Wasnon, Wandrille, Wulfran et bien d’autres. P1030493

Pour les saintes nous trouvons sainte Maure, sainte Brigide, sainte Austreberthe, sainte Berthe, sainte Pachasie, sainte Scholastique, sainte Bertille, sainte Isbergue, sainte Attale, sainte Maxellende, sainteWilgeforte . . .

La Bretagne elle en compte près de cinq cents, aux noms insolites et aux légendes merveilleuses. Il est curieux de noter que les saints Bretons vont souvent par sept. Les sept saints peuvent se rapporter aux sept évêques, aux sept dormants d’Ephèse ou les sept saints guérisseurs de Trédaniel.

La religion du Moyen Age est une religion concrète. Du culte des reliques à la pratique du pèlerinage, c’est toujours à travers le sensible que l’on s’élève au sacré.

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Par tous les Saints

A travers toute l’Europe du Moyen-Age, il y avait des endroits réputés par leur sainteté et les miracles qui s’y étaient accomplis.

 

Ces lieux accordaient un pouvoir particulier de guérison et de protection a à certains saints. La possession des saintes reliques était évidemment ambitionnée par moultes églises, abbayes et autres cathédrales.

Le culte de ces reliques était à certaines époques de l’année, surtout le jour de la fête du saint, l’occasion de voyages, de processions (Troménie en Bretagne *) des habitants de la contrée voisine et même de régions fortement éloignées.

On faisait même, au besoin, accomplir ces voyages par des personnes qui s’en étaient fait une profession et qui se chargeaient,  moyennant quelque aumône, de faire le voyage, de dire les neuvaines et observer le vœu.

Il existait aussi des gens, généralement, des femmes connaissant le culte des saints au point d’en faire profession. On pouvait les trouver dans presque chaque village.

Dès qu’on souffrait de quelque mal, consultation était prise et le ou la spécialiste diagnostiquait le mal « du saint » ou « des saints », indiquait ce qu’il convenait de faire et le faisait moyennant rétribution. Ayant une plus grande expérience avec le monde des saints guérisseurs, connaissant mieux les rites, cette personne devait logiquement obtenir de meilleurs résultats, aussi était-elle généralement déléguée auprès de ceux-ci. Les voyageurs et surtout les voyageuses de cette sorte étaient encore très nombreux au XIXe siècle et certains d’entre eux se trouvaient toujours en courses d’un sanctuaire à l’autre. 

Ajoutons les pèlerins de Rome, Jérusalem ou saint Jacques de Compostelle celà faisait beaucoup de monde sur les routes et dans les églises.

Ils accomplissaient d’ailleurs leur tâche avec le plus grand sérieux, ne doutant ni de leur diagnostic, ni du saint, ni de l’efficacité de l’opération si tout était mené avec confiance et dans les règles. Le « voyage » se faisait à pied, tôt le matin, sans parler à personne, sans boire ni manger, et s’accompagnait de prières à l’aller et au retour. Devant la statue du saint, les rites consacrés étaient accomplis et quand il le fallait on ramenait de l’eau des sources guérisseuses.

Ensuite le voyage était « rendu » par une dernière prière chez le client malade et un repas était pris avec la famille. Certains malades étaient atteint de quinze saints et vu les déplacements à faire ces guérisons pouvaient prendre du temps. Certaines personnes avaient d’ailleurs un don de double vue pour dépister les maladies.

 

* Les Troménies ou pèlerinages:

Le village de Locronan, Ronan  qui né en Irlande au VIIe siècle traversa la Manche  après une vision, pour arriver en Cornouaille (le sud du Finistère), enseigner la religion chrétienne et fonder un prieuré bénédictin. Il y a 2500 ans, Locronan était un site religieux celte unique en Europe. Les repères astronomiques celtes ont donné naissance au nemeton, un quadrilatère de douze kilomètres comportant les douze marques de l’année lunaire.  Le site fut christianisé mais garda intact le tracé exact du quadrilatère sacré. Comme le breton le dit très bien : du breton tro-minic’hi, le tour de l’enceinte sacrée. La plus ancienne remonte au XIIIe siècle.

Le jour de la procession, les habitants se parent de leurs plus beaux costumes traditionnels, qui ici ne sont en aucun cas symboles de folklore. Bien au contraire, ces costumes prennent une toute autre dimension, à savoir le rattachement aux ancêtres. On dit que si on ne fait pas la procession durant sa vie, il faudra la faire après la mort, mais on ne pourra avancer que de la longueur de son cercueil tous les ans.

La Grande Troménie serait le parcours que St Ronan effectuait chaque semaine, pieds nus et à jeun et la Petite Troménie, le circuit qu’il faisait tous les jours. Le parcours de la Troménie est jalonné de 12 stations, indiquées par 12 croix de granit et de 44 petits huttes, dans lesquelles reposent des vieux saints bretons. Ils ont quitté leur église ou leur chapelle pour venir saluer les reliques de St Ronan.

Locronan dessin 3864x5152

Il faut savoir qu’on ne peut faire le parcours complet qu’en période de Grande Troménie, car celui-ci emprunte des chemins privés. Les jours qui précèdent, on abat des talus, on met des ponts de fortune sur les ruisseaux, on fait tomber ce qui peut obstruer, par endroits, le sentier traditionnel.

Rien, ni personne n’empêchera le pèlerin de faire le parcours.

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Etrange histoire de gnomon que celle de sainte Ode, laquelle du haut d’un rocher encore appelé  «  chaire de sainte Ode «   On y trouve l’empreinte de son pied. Ode entendit une voix lui commander de lancer son bâton de marche le plus loin possible vers la rive d’en face, et que là où il tomberait elle devrait faire bâtir une église en l’honneur du saint martyr Georges, soit un cavalier terrassant un monstre.

Le nom d’ODE est vraisemblablement une interprétation médiévale de l’inscription sculptée sur le sarcophage (VIIe siècle) découvert en janvier 1977, où l’on voit la sainte tenir son fameux bâton dans un décor d’entrelacs celtiques :  SCACHRODOARA,

ou sainte Chrodoaire, lue SCA-CHR-ODO-ARA ou  «  autel de la sainte chrétienne Ode «

Ce sarcophage avait été enfoui sous le pavement du chœur au XIIIe siècle. On peut l’y admirer tel qu’on l’a mis au jour, à travers une fenêtre de verre pratiquée dans le chœur. Il s’agit du seul sarcophage à figure humaine de l’époque mérovingienne que l’on connaisse en Europe.

Probablement d’abord communauté de moniales, l’église devint collégiale en 1091. Un chapitre de chanoines veilla sur l’édifice jusqu’au XVIIIe siècle.

La collégiale Saint-Georges et Sainte-Ode abritant de nombreux trésors, dont un fort curieux sceau.

Le sceau du Père des Mystères

Un sceau trouvé par l’équipe de fouilles, qui atteste l’existence en ce lieu de culte au dieu Mithra. Pareil culte dû avoir été assez important à Amay (Amanium) pour qu’il y ait résidé un Père des Mystères, dignitaire ou en quelque sorte évêque de cette religion initiatique.

Le sceau ovale montre en effet le bonnet phrygien, une serpe, un anneau et une crosse ou bâton qui, selon une mosaïque du mithreum d’Ostie, étaient les attributs du Père des pères, grade suprême mithriaque.

Bonnet Phrygien des initiés porté par le centaure CHIRON et qui était un talisman protecteur. Chiron issue de Philyra et de Cronos deviendra le roi des Centaures dont Homère dira qu’il est le seul juste parmi les Titans, le grand instructeur des héros grecs. Il avait le don de guérir les maladies par les accords de sa lyre et le don de connaître l’avenir.

Ce bonnet rouge qui symbolise encore l’œuvre accomplie, un symbole connu par les adeptes du Moyen Age qui firent de lui un emblème très révélateur.

Accompagnés d’une flûte de Pan symbolisant les Mystères, ils entourent un cyprès, conifère dans lequel Mithra serait né miraculeusement un 25 décembre. Un serpent enroulé autour du tronc, signifiant pour les adeptes de ce dieu  l’éternel cours du temps. Le cyprès natal de Mithra  qui survit dans notre traditionnel arbre de Noël. La crosse du lituus augural ajoute l’astronomie.

Le Père des Mystères qui présidait aux rites mithriaques était le plus haut dignitaire de cette secte occulte qui, après l’édit de Constantin, formera le noyau ésotérique de la nouvelle religion d’Etat : l’Eglise du Christ.

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«Il est des choses qui ne sont que des choses et d’autres qui sont aussi 
des signes (...). Parmi ces signes, certains sont seulement des signaux, 
d’autres sont des marques ou des attributs, d’autres encore sont des 
symboles» (Saint Augustin)

1. L’Unité, le principe universel     Dieu

2. Le commencement et la fin         Les deux natures en Dieu
Le bien et le mal. L’androgynie      L’ancien et le nouveau testament
La ligne droite                     Les colonnes du Temple
                                       L’alpha et l’oméga

3. L’Homme. Dieu, mais par           La Trinité. Les trois rois mages.
l’incarnation                        Les trois clous du Christ. Le Destin.
Le triangle. Le Tau.                 Les trois vertus théologales
                                       Les 3 Parques.  La Triade.
                                       Les trois degrés de la Connaissance
                                       Apprenti – Compagnon – Maître
                                       Les trois vertus théologales
4. La Terre. Le microcosme. La Foi   Les 4 parties du monde
Le carré. La croix. Le tétramorphe   Les 4 fleuves de l’Eden. Les 4 vents.
                                      Les 4 docteurs de l’Eglise
                                      Les 4 évangélistes. Les 4 éléments.

5. L’expiation. La souffrance.       Les 5 plaies du Christ.  La pomme.
La nourriture.                       Le travail. La main.
La condition humaine.                Les 5 repas du Christ.
                                       Le pentagramme et le pentacle. (contre
                                       la souffrance). Irlande, 5 routes,
                                       provinces et 5 chemins de la Loi.

6.Le Diable (le 9 des anges renversé).  Les 6 classes de démons.
Le hasard. L’étoile juive.            666 = le chiffre de la Bête. Le dé.

7. Les planètes.                     Les 7 archanges.
Les étapes de l’Initiation.           Les 7 sacrements.
Les 7 notes de la gamme                Les grades mithriarques.                 
Pallas Athéna.                         Les 7 jours de la semaine
La Grande Ourse, donc le pôle,        Les 7 vertus et les 7 vices
l’étoile polaire.  L’harmonie.        les 7 cordes de la lyre d'Appolon
L’arc-en-ciel.                         Les 7 saints guérisseurs de Bretagne
Le nombre des nombres                 77 X 7 fois = tous les nombres

8. La clarté au terme de l’initiation.  Les 8 béatitudes.
La transfiguration.  Le passage.        Les 8 prophètes descendant de la
Résurrection (8 jours après l’entrée    prostituée Rahab
à Jérusalem). L’octogone.              888 le nombre du Christ ressuscité.
L’étoile à huit pointes = la planète   Le soleil à 8 rayons.
Venus ou Lucifer  ( les 8 Rais d’escarboucle ).

9. Les anges.                        Les 9 chœurs d’anges.
Ceux qui ont reçu l’initiation.       Les 9 chevaliers Élus de
                                        la Maçonnerie. Les 9 muses.
                                        Les 9 entrés vivants au paradis juif
                                        Les 9 preux et les 9 preuses.

10. La Loi. Celle de la création      Les 10 commandements. La Justice.
(1+2+3+4 = Dieu + l’homme + terre)   Le respect ou le non-respect de
(5 vierges sages + 5 vierges folles). la Loi

11. Le péché. La lutte intérieure.    L’égarement. La solitude.
La tentation (5 + 6 = la souffrance   L’expiation, à titre personnel,
causée par le Diable).                 l’ermite                   
                                        Connotation le plus souvent néfaste.

12. Le Zodiac. La Lumière.            Les 12 pierres précieuses.
La Connaissance. Le Cercle.           Les 12 tribus Israël. Les 12 apôtres.
Le macrocosme. Le dodécaèdre.         Les 12 rayons du soleil. Les 12 mois.

13. La représentation de Dieu         Le Christ et les 12 apôtres.
(soleil +  de 12 signes).             Les chevaliers de la Table ronde.
13 = représentation de l'unité        13 à table (dernière Cène).
                                        Le Diable assistait comme 13 ième
                                        invité au sabbat des douze sorcières.

14. La généalogie du Christ           Les 14 colonnes des cathédrales.
Les ancêtres.                        Les 14 générations entre Adam et 
                                        le Christ.

16. La Connaissance de Dieu,          Le soleil à 16 rayons.
du principe des choses.
Le macrocosme + le Microcosme
(4 + 12). Le carré de  4 = La plénitude.

22. L’écriture                       22 lettres de alphabet.
                                        22 chapitres de l’Apocalypse
                                        22 livres de l’Ancien Testament

24. Les prêtres                      24 classes de lévites.
                                        24 vieillards de l’Apocalypse

30. Les jours du mois

33. L’âge du Christ                  33 boutons de la soutane.
                                        les 33 grades maçonniques.

40. Le purgatoire. Le jeune.          Le nombre de jours de carême.
                                        Moïse 40 jours sur le Mont Sinaï

50. La fête de la Pentecôte est toujours
fixée au cinquantième jour après Pâques

63. Le destin non accompli.            L’avant-dernière case du jeu de l’Oie

64. Le cube de 4                      Les 64 cases du jeu d’échecs.

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Les nombres ne servent pas qu’à compter. Pythagore disait déjà : « Tout est arrangé d’après les nombres «. Et saint Augustin a écrit que celui qui ne connaissait pas la symbolique des nombres était incapable de comprendre beaucoup de passages de l’Ecriture.

L’HOMME

Il est caractérisé par les trois étapes qui lui font passer de la Foi à la Connaissance.

Son nombre est : 3

Exemples :

  • La TRIADE                         Le Christ, la Vierge et Jean
  • La TRINITE                        N’existe que par l’incarnation

Dieu fait homme

  • Les TROIS DEGRES MACONNIQUES   Apprenti, compagnon, maître
  • Les TROIS PELERINAGES   Rome, Compostelle, Jérusalem

LES ANGES

Ils se répartissent en 9 classes  (3 triades).

Leur nombre est : 9.

Leur couleur est l’irisé, soit la décomposition de la lumière en 7 teintes :

Rouge – Orangé – Jaune – Vert – Bleu – Indigo – Violet

D’où les 7 archanges   (valeur planétaire).

Exemples :

  • En peinture, les ailes des anges sont irisées.
  • Par analogie, on aura 9 muses, 9 preux, 9 preuses, etc …

LES DEMONS

Leur nombre est le 9 (anges) renversé :  6

Ils se repartissent donc en 6 classes.

Leur couleur est celle de la mort : le gris-livide.

Corollaires :

  • Le chiffre de la Bête : 666
  • Ils ont des ailes de chauves-souris
  • La taille des diables selon la Bible : 6 coudées

DIEU

Ses nombres sont ensemble le 1 et le: le commencement et la fin, mais d’un seul monde, d’un seul temps. L’Alpha et l’Oméga.

Ses couleurs : de soleil et de lune : l’or et l’argent (il règne sur le jour est la nuit ;les ténèbres et la lumière).

Applications :

  • Le drapeau or et argent de l’église
  • Les couleur de la tiare pontificale.
  • Le blason de Jérusalem, or et argent

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