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Archive for the ‘héraldique’ Category

Symbolique des Archanges

Dans cette grande forêt d’Ardennes qui couvre une partie de la Belgique, du Luxembourg et de la France, nous avons fait une halte du côté Français, département des Ardennes (08), au village de Baâlon, situé sur la route D947 entre Montmédy et Stenay. Si la région est mieux connue pour la légende des 4 fils Aymond et du cheval Bayard.quatre fils Aymond maastricht

Elle recèle d’intéressants édifices religieux quelque peu oubliés car loin des grands axes touristiques où économiques. Le paisible village de Baâlon va nous donner l’occasion d’aborder un sujet symbolique rarement rencontré lors qu’il s’agit de nos églises en Europe. La symbolique des archanges et des hommes, est un sujet presque tabou.

Nous citons pour mémoire, Denys l’Aéropagite (vers 490) et le pape et docteur de l’église Saint Grégoire le Grand (540-604) qui nous éclairent quelque peu sur leur nombre (7) et les fonctions des anges et archanges. Nous traiterons un autre jour de tout le contexte archanges et anges qui part une manipulation spirituelle ont disparus du calendrier liturgique après Vatican II le 11 octobre 1962 et ne sont plus que quatre Archanges.

Ce paisible petit village de Baâlon, au Nord de la France, avec au milieu de ses 170 habitants une petite église de la fin du XIIIe S., église dédiée à Saint Rémi. Dans le bois derrière l’église une chapelle récente près d’une source dédiée à Sainte Anne et qui en son temps avait son pèlerinage.

Il serait difficile en en faisant le tour de trouver quelque chose de remarquable où de particulier à cette église de village. Juste une porte latérale surmontée d’un tympan roman et qui représente deux personnages ailés avec au milieu un être humain.

Tympan roman

Le pèlerin n’y trouvera rien de bien remarquable et passera son chemin vers des édifices bien plus prestigieux. Nous sommes bien loin des œuvres d’art des tympans de Conques ou d’Autun pour ne nommer que ceux-là.

Visitez tranquillement l’église et revenez-vous mettre devant ce tympan. Sous des dehors très simple la symbolique romane peut vous amener sur des terres insoupçonnées et qui éclairent notre symbolique religieuse d’une lumière nouvelle.

L’analyse du sujet va nous obliger à faire plusieurs tableaux afin de mieux comprendre le sujet représenté car plus, en apparence, le sujet est simple et plus la coquille de noix sera dure à croquer.

Beaucoup seront appelés et peu seront élus

Le tympan nous montre deux archanges encadrant un religieux. Un père abbé avec sa crosse, sa tonsure, une simple robe de bure et un livre ouvert dans la main.

Tête abbé

Précisions supplémentaires, contrairement aux deux archanges on voit la pupille de ses yeux ce qui nous indique qu’il voit et a donc une claire conscience, il est un être éveillé.

Baâlon moine

La crosse tenue droite indiquera son statut  d’autorité ecclésiastique mais ici elle est tenue en oblique ce qui indique la transmutation. Il quitte le plan terrestre et va changer de plan. Dans l’usage symbolique de la crosse la volute ou crosse tournée vers l’avant veut dire que le personnage religieux se trouve sur ses terres, celles où il a juridiction. Si la volute ou crosse est tournée vers le personnage c’est qu’il est en visite hors de sa juridiction.

Ici, notre père abbé à la crosse tournée vers lui car il a déjà quitté la vie terrestre, son territoire, et va arriver chez le divin, c’est-à-dire, plus de son niveau de juridiction mais un niveau supérieur qui ne lui était pas d’accès.

Nous reviendrons un autre jour sur les diverses interprétations des bâtons et crosses de nos saints personnages tels qu’ils étaient représentés au Moyen Age.

Il a dans la main gauche un livre ouvert qui mérite une petite explication supplémentaire. Dans notre statuaire médiéval le livre ouvert peut nous indiquer deux interprétations possibles. Il peut indiquer la prière et la contemplation soit la connaissance qui est donnée. Si le livre est fermé le message est élitiste, le personnage a la connaissance mais ne la partage pas avec tout le monde. Quand vous analysez ce genre de représentation il vous faut bien observer le livre.

Le livre ouvert assez plat avec un peu de décoration autour sera le plus souvent une représentation de Bible, le livre d’une certaine épaisseur sera le plus souvent une représentation de la connaissance.

KODAK Digital Still Camera

Si un personnage religieux se retrouve avec un livre sur les genoux il est considéré être en connexion avec le divin mais ne l’a pas encore appliqué. Il est pour ainsi dire encore « à l’étude du divin». Si le personnage a un livre en main, il le tiendra de la main droite. Ici il le tient de la main gauche car il reçoit la connaissance avant de monter. La main gauche reçoit. Le saint qui a le livre dans la main droite donne la connaissance, il fait passer un message, la main droite donne.

Jusque-là nous avons abordé des sujets symboliques que toute bonne bibliothèque d’abbaye pourrait nous fournir. La recherche sur les archanges nous réserve bien d’autres difficultés. La plupart des dictionnaires de symbolique actuels n’en parlent pas du tout ou tout simplement anges et archanges ensembles, sans différence. Quelques bons dictionnaires vont plus loin, ils nous expliquent qu’aucun paragraphe ne sera repris sur ce sujet car ils ne relèvent pas d’une symbolique terrestre ! Que ce soit les guerres, les guerres de religions, la révolution du XVIIIe S. ou Vatican II, il est très laborieux de faire une recherche symbolique sur les archanges. Les descriptions en sont bien plus nombreuses chez les hébreux et chez les grecs-orthodoxes.

Le prince des archanges est saint Michel, qui est un archange combattant le mal (épée ou lance, armure). Les archanges s’occupant de guérison ne sont pas armés, ils n’ont pas à lutter contre le mal. Ceux-là sont représentés avec une sorte de bâton de commandement, ils sont les messagers de Dieux, comme Gabriel lors de l’Annonciation à Marie.

Archange gabriel Bysance

La lecture du tympan commence à gauche où façon ancienne et héraldique, à senestre. Notre archange aux ailes tournées vers le haut, donc tournées vers le divin. Dans une main il a une épée dirigée vers le sol, éloignée de lui pour couper le négatif venant du sol. Ces pieds sont d’ailleurs légèrement plus hauts que les deux autres personnages. Ailes vers le haut il ne touche pas le sol.

baalon3 (2)

De l’autre main il donne les clefs de la connaissance à l’abbé au milieu de la scène afin qu’il puisse comprendre le message du livre. Cet archange entend directement Dieu, il a des oreilles mais n’a rien à dire, il n’a pas de bouche. A regarder sa toge on constate qu’elle est coupée en deux par une ceinture au milieu du corps. Cet archange s’occupe donc du ciel et de la terre, de l’humain et du divin. Il a une toge plus courte que l’autre archange et on voit très bien ses pieds, autre indication qu’il s’occupe de ce qui se passe sur terre sont les cinq plis de sa toge, le nombre de l’humain, mais ailes vers le haut, vers le divin.

La transmission de la connaissance par les clefs est faite, l’humain au centre est en état d’éveil (les yeux bien ouverts) et son âme peut monter vers le divin.

L’archange à dextre (à droite en regardant le tympan) est d’une autre nature. Il n’a presque pas d’oreille mais a une bouche, il donne les dernières recommandations à l’humain qui va monter vers le divin. Il coupe des deux mains avec son épée sous les pieds de l’abbé la connexion avec la terre et par là indique que l’humain a reçu la connaissance à sa mort et est coupé de la terre pour permettre à l’âme libérée de monter. baalon3 (3)

L’âme qui a acquise cette connaissance doit impérativement monter, elle ne peut redescendre vers le terrestre et vers Satan. Cet archange est pureté complète et n’a pas de ceinture, il est lui entièrement ciel et céleste. La toge couvre d’avantage ses pieds, ceci est une symbolique particulière pour les archanges messagers du ciel, leurs pieds étant entièrement couvert ainsi que la plus part des fresques et tableaux nous les montrent. Notre archange de dextre n’a pas de toge mais une sorte d’armure. Deux plaques pour protéger le haut (contre Lucifer) et du bas il se protège des humains. La protection du milieu est appelée Salomé.

Après avoir épluché la pêche et en avoir mangée la pulpe, l’initié sait qu’il ne doit point jeter le noyau car il contient le plus précieux, l’amande. Mais la lecture n’est point finie ici car il nous reste à relire le même message mais cette fois ci par les nombres.

 

Chaque personnage a quatre temps de compréhension.

Archange à senestre (gauche) qui représente le ciel:

– ailes vers le haut et pieds touchant à peine le sol

– épée —> il se coupe du sol

– ceinturé —> coupé en deux

– donne les clefs

Humain:

– un religieux, tonsure

– le plus simple appareil de vêtements, humble

– le livre ouvert, la connaissance

– la crosse emblème du pouvoir

Archange à dextre (droite) représente le ciel et la terre:

– ailes vers le bas et pieds touchant terre

– épée coupant tout contact entre terre et humain, qui doit monter

– armure du haut, se protéger de Lucifer, archange déchu

– armure vers le bas, se protéger des humains

Symbolique des nombres

– Archange à senestre a une toge à cinq plis, il s’intéresse à l’humain.

5   le nombre de l’être humain.

Autre rappel du cinq: épée – clefs – crosse – livre – épée.

– L’âme doit monter, la trinité, 3 personnages, vêtements de l’humain à 3 plis.

– L’archange à dextre a une armure faite de 5 pièces

– Au-dessus de la tête de l’humain il reste deux demi étoiles des trois étoiles qui

devraient s’y trouver, il manque le dessus de la pierre du tympan.

– Chacune des étoiles à huit branches et un centre —> donc le nombre 9, c.à.d. le nombre qui représente la perfection. Et en poursuivant —> 3 étoiles X 9 = 27

Les deux nombres s’ajoutant 2 + 7 = 9 unité et perfection encore.

Beaucoup de messages de ce genre sont encore indéchiffrés dans notre Europe, il faut prendre le temps de s’arrêter et se poser des questions. La photo ci-dessous représente deux archanges ou anges tenant exactement la même épée et ont une toge presque identique, or nous le voyons là sur un tympan à Bessuéjouls, au nord-est de Rodez près du Lot qui est distant de 740 Km de Baâlon. bessuéjouls-anges épées

Rien n’est gratuit dans l’enseignement du Moyen Age, tout a une raison d’être, mais il nous faut chercher car le fil de la transmission est devenu très mince

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Le culte des reliques comme nous le connaissons prit quelque part son essort vers le VIe S. à travers les diverses pérénigrations des abbayes celtes d’Irlande (Saint Brendan) et Scot. Irlandais où Ecossais pouvaient à l’époque eux-mêmes se désigner SCOTTI. A partir du VIIe S. les pèlerinages chrétiens commençaient de prendre une ampleur sans précédant. Nous possédons pour les contrées du Nord, graçe à une bonne déscription le pèlerinage et le voyage des reliques de SAINT URSMER, saint patron de l’abbaye de Lobbes où il décèda le 18 avril 713.   Afin de mettre ses reliques et trésors à l’abri des troubles elles furent amenés le 2 juillet 1409 par les moines à la collégiale de Binche, devenue alors collégiale Saint-Ursmer. Saint Benoit sur Loire abbatiale voyage des reliques Quelques reliques furent laissées en Thierarche, dont il avait aussi été fait évêque, à Eppe-Sauvage et à Fontenelle où naquit Saint-Ursmer vers 644. Chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne, église Saint-Étienne de Lubersac, en Limousin Donc nous sommes maintenant au XIe S. et les écrits nous apprènnent dans  » MIRACULA S. URSMARI IN ITENERE PER FLANDRIAM FACTA  » que la chasse content ses os va traverser tout le pays, Lobbes proche du Luxembourg et Ardennes Françaises vers la région de Bruges en Flandres. Ceci afin de récolter des fonds pour la reconstruction de leur abbaye ruinées par les guerres en Haynaut. Les personnages qui accompagnent les reliques sont pour l’époque des plus importants: nous y trouvons le comte de Flandre en personne, Baudouin V et son épouse la comtesse Adèle, fille de Robert II Roi de France. Font encore partie de ce voyage l’évêque de Thérouane, Saint Drogon et l’évêque de Londres, Guillaume Le Normand. Translation des reliques de saint Eugène, sur un chapiteau des années 1130. Dès le départ, ce n’est qu’une longue suite de miracles, partout où ils passaient. Ils traversèrent Lille, qui érigea une croix hors la ville où les reliques s’arrêterent un moment. Mais partout où passèrent les reliques s’opèraient des miracles ou s’appaisaient des querelles est autres disputes locales. On traversa ainsi Lille, Nieukerke. L’arrêt à cet endroit, comme plusieurs autres d’ailleurs, était voulu par le Comte de Flandres et ce dans le but d’y faire la paix et de ne plus y avoir d’opposants. Et ici nous comprenons que les moines Irlandais, l’abbaye de Lobbes suivant la règle de Saint Colomban, sont bien plus Celtique que Chrétiens de Rome. Les moines firent une procession circulaire avec les reliques, tout en psalmondiant. Les adversaires de la paix durent quitter le cercle comme s’ils en avaient été rejetés de façon surnaturelle; un chien noir les conduisit plus loin. Ce cercle de moines récitant des paroles nous amènent bien plus près de rites de magie chamanique que de pratiques Chrétiennes. De tout temps les civilisations ont célébrés le sacré par des réunions en cercle, autour d’un feu (la St Jean), d’un arbre (le chêne druidique), d’une source sacrée (procession tournant trois fois autour de la source), d’un cercle de pierres levées où d’une statue de saint où sainte (trois fois le tour dans l’église en passant derrière où sous la statue). L’église elle même ne sait plus trop en expliquer l’usage. Chanoines en cercle dans le chœur de l’église se jetant le ballon, au moins 2 cas en France, roues à clochettes ou offrandes de roues en cire verte. Ce n’est point le cercle en soit qui est important, la signification sacré est donné par le mouvement, par la ronde.  Ajoutez y la foi, les reliques portés et vous obtenez une force magique considérable. Puis les reliques passèrent à Bergues Saint Winoc (Flandre Française), Cassel, Furnes, Bruges, Oostburg. Le pèlerinage se poursuivit vers l’abbaye de Lissewege où il est dit que les pèlerins sont accompagnés de plus de 500 chevaliers. Au village de Leffinghe, où il n’avait plus plu depuis trois mois, graçe à St Ursmer il se mis à pleuvoir toute la nuit. Au point que les villageois voulaient retenir la chasse miraculeuse dans leur village. Puis deux jours à Gand et par Bruxelles retour à Lobbes. Limoges sortie des chasses de la cathédrale Autre exemple de l’usage des reliques pour celler la paix, en 1030 à Audenaerde, lorsque le Comte de Flandre Baudouin IV convoca nombre de barons et évêques avec sur place une impressionante réunion de reliques. Pour les mêmes raisons de paix ont retrouva une impressionnante réunion de reliques à Charroux (Département de la Vienne) en 989.

Si l’intention du Comte de Flandre était d’obtenir la paix dans certaines de ses régions, les moines avaient un autre intérrêt. Le numéraire, la reconstruction de leur abbaye.

 

 

Dès le XIe S. les pèlerinnages prennent de l’ampleur au choix vers l’un des 3 pèlerinnages important de l’époque; Jérusalem, lieu de vie du Christ, avec comme symbole la palme où le  Christ. Pèlerinage croix de Jerusalem

 

Pèlerinage Jerusalem Baudouin roi de Jerusalem avec le blason Le premier roi de Jerusalem,  Baudouin

avec le blason de Jérusalem, comme

l’insigne de pèlerin de  Jerusalem  représenté

ici   à droite. Pèlerinage Ste Véronique Rome

 

 

Rome et le tombeau de Pierre avec comme symbole les clefs, la croix où le vernicle (le voile de Sainte Véronique avec la sainte Face).

 

 

 

St Jacques Bxl

 

 

 

La Galicie et St Jacques de Compostelle et la coquille.

 

 

 

 

 

 

L’initiative en revient au pape Urbain II qui promèttait des indulgences plènieres pour qui avait fait un de ses trois grands pèlerinages, dit majeurs. Il faut dire qu’a l’époque le risque était grand et ont était pas sûr  d’en revenir vivant.   Très vite s’ ajouta un quatrième; à la fin du XIe S. saint Gilles du Gard, sur les bords de la méditerranée, était déjà devenue trop petite pour les pèlerins qui affluaient à l’abbaye et l’abbaye dut être agrandie et construite sur deux niveaux.

 

St Gilles lieux de pèlerinages           pèlerinage 1er église en dessous église de St Gilles

 

 

 

 

 

Elle fût consacré en 1096 par le pape Urbain II, c’est dire l’importance qu’avait le lieu. Gilles était un homme qui toute sa vie fût connu comme guérriseur et faiseur de miracles, pour les hommes et les animaux. Pèlerinage St Gilles insigne  Après quelques longs périples ils s’installa à cet endroit dans une grotte.

Et curieusement, cet endroit vit passer, à la fois les pèlerins

vers Rome, vers Jérusalem et vers Compostelle. Il était situé

sur les trois routes.

 

En premier, le gens qui prenait le chemin pour mettre leur conscience en ordre avec Dieu. Pèlerins qui, a travers leurs divers offrandes liberaient leurs conscience des fautes de leurs âmes et de la vie dissolue qu’ils auraient pu commèttre. En deuxième le pèlerinage lui-même où l’on va se rapprocher de Dieu et de ses apôtres. En troisième, le pèlerinage expiatoire, la condamnation. Devoir quitter sa région, son pays, et n’y revenir qu’après avoir fait un des trois Majeurs et avoir purifié son âme d’un crime commis. L’église médiévale reconnaisait sept sacrement, du terme ancien « sacramentum » qui signifiait « serment », sept étapes d’une initiatiques d’une vie par un engagement solonnel, un voeu. Le pèlerinage en était un et était conféré par une liturgie particulière, rituel retrouvé à l’abbaye bénédictine de San Cucufa au village de San Cugat del Vallès en Catalogne. Au matin le candidat pèlerin, avant de partir, se présentait au prêtre qui l’attendait pour lui remettre ses insignes; le bâton ou bourdon, et la besace, autrefois nommée écharpe. Pèlerinages photos livres bruges 4608x3072-070 Joinville en parle dans ses chroniques. Le prêtre les bénissait au préalable suivant         un rite dont on a conservé les formules latines.  » Au nom de Jésus-Christ, notre seigneur, reçois ce sac, attribut de ton pèlerinage, afin que tu mérite parvenir sans dévier, sauf et absous aux parvis du Saint-Sépulchre, ou de Saint Jacques, ou de Saint Pierre de Rome, ou des autres saints que tu désires atteindre et que tu nous reviennes, ton chemin accompli, en parfaite santé!  » Après une dernière bénédiction, le prêtre entonnait le psaume CXXIV : Qui confidunt in Domini. Pèlerinage évêque bénissant deux pèlerins   Ensuite, les fidèles, récitant les litanies, accompagnaient le pèlerin jusqu’a la sortie de la ville ou du village. Curieusement les compagnons du tour de france on gardé une partie de ce rituel; canne, besace, rubans et compagnons de la cayenne où ils ont œuvrés qui les accompagnent jusqu’a la sortie de la ville. Ce n’est qu’à travers le XIIIe S. que les pèlerins mettrons leurs attributs, insignes et symboles, indiquant part là leur quête, leur destination et au retour aussi la preuve qu’ils l’avaient réellement bien accomplis. Bruges besace et bâton de pèlerin Besace, bâtons de marche, pèlerine, grand chapeaux, chaussures, et suivant les destinations diverses d’autres insignes. Bruges St Salvador blason pèlerin St Jacques L’imagerie du Moyen Age nous les montres sculptée dans la pierre où le bois, sur les tableaux et autres manuscrits. Objets en étain, plomb, argent, bois et autres rubans. Comme le pèlerinage à la grotte de la Sainte Baume, dans le Var, pour les divers compagnons du Tour de France, cannes et rubans en tête. Bien sûr ce n’était pas un monde parfait; nous pouvons citer une critique de l’époque de l’abbé bénédictin de Nogent-sous-Coucy, Gilbert de Nogent. Il nous raconte les méfaits provoqués par ses mêmes cultes aux reliques. Les cadavres des Saints qui déménageaient régulièrement d’un endroit à l’autre. Il y avait une telle rivalité entre les différents éclésiastiques que les vols de reliques étaient très fréquents, si ce n’était pas un père abbé où un évêque qui en organisait le vol lui-même. Autre endroit même histoire ici à Strasbourg; selon la légende une source miraculeuse est apparue à l’endroit même où fût découvert le corps de sainte Attale. Le puits en usage à l’intérieur de l’église et le reliquaire contenant les os de la sainte sur le maître autel. L’affluence des pèlerins fut si importante à l’église Saint Etienne que la cathédrale en fut désertée et l’évêque fort courroucé. Il essaya de s’emparer du corps pour l’exposer à la cathédrale. Devant ce danger les reliques furent cachées et enterées pendant des années. Comme exemple je vous cite Rodolphe, auteur de la  » Chronique de l’abbaye de Saint Trond  » (Limbourg, Belgique) à propos du pèlerinage qui s’y faisait au XIe siècle auprès du tombeau de Saint Trond.  » Les pèlerins amenaient sur l’autel de si nombreuses offrandes en nature, argent, bijoux et fil d’argent que toute la journée plusieurs sacristains se relayait pour tout ramasserer et faire place nette.  » Ce culte des reliques qui reliait le monde visible des humains au monde invisible de Dieu et de ses Saints n’en était qu’a ses débuts. Un autre article suivra conçernant d’autres lieux et pratiques de pèlerinage.

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Un jour, un conférencier commença son introduction d’exposé sur les technologie du future et le raisonnement non-conventionnel avec une histoire de grenouille. La lesson de cette histoire était de ne jamais fermer les yeux où son cerveau quant-il s’agissait de nouvelle sources à explorer, aussi incongru, moches, étranges, non-universitaires et peu prestigieusent qu’elles puissent être.

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Dans son histoire, la grenouille connaissait la vérité, le secret de la forêt, mais fût complètement ignorée par les humains qui passaient.

 

 

 

 

 

Tous entrèrent dans le bois et disparurent à jamais sauf, un seul individu, qui parla à la grenouille qui en connaissait le secret. Et cet être là fût le seul être à être sauvé.

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Si vous voulez progresser il vous faudra parler à des gens qui n’ont rien de commun avec vos recherches mais eux connaissent leur région, leur fermes, et les bois qui les entourent.

 

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Sources, pierres gravées, bornes armoriés, chapelles et ruines, ils y passent devant tout les jours.  Nous, chercheurs, sans archives et documents, nous passerons à côté du pot en or car nous aurons pas écouté la grenouille qui connaissait sa région.

 

Sortez de derrière vos claviers, de derrière des piles de livres et allez^parler à la grenouille. Ecoutez les histoires des anciens du village et aller vérifier sur le terrain. Curés, sacristains, maréchaux-ferrant, garde chasse, brocanteurs, antiquaires, généalogistes ayant fait toute une région, collectionneur de vieilles cartes postales, etc . . .

 

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Sortez de votre bureau et allez parler à la grenouille, il peut en sortir de très heureuses découvertes et votre façon de réfléchir s’en trouvera transformée

 

 

De nouveaux articles suivront bientôt

 

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Les nombres ne servent pas qu’à compter. Pythagore disait déjà : « Tout est arrangé d’après les nombres «. Et saint Augustin a écrit que celui qui ne connaissait pas la symbolique des nombres était incapable de comprendre beaucoup de passages de l’Ecriture.

L’HOMME

Il est caractérisé par les trois étapes qui lui font passer de la Foi à la Connaissance.

Son nombre est : 3

Exemples :

  • La TRIADE                         Le Christ, la Vierge et Jean
  • La TRINITE                        N’existe que par l’incarnation

Dieu fait homme

  • Les TROIS DEGRES MACONNIQUES   Apprenti, compagnon, maître
  • Les TROIS PELERINAGES   Rome, Compostelle, Jérusalem

LES ANGES

Ils se répartissent en 9 classes  (3 triades).

Leur nombre est : 9.

Leur couleur est l’irisé, soit la décomposition de la lumière en 7 teintes :

Rouge – Orangé – Jaune – Vert – Bleu – Indigo – Violet

D’où les 7 archanges   (valeur planétaire).

Exemples :

  • En peinture, les ailes des anges sont irisées.
  • Par analogie, on aura 9 muses, 9 preux, 9 preuses, etc …

LES DEMONS

Leur nombre est le 9 (anges) renversé :  6

Ils se repartissent donc en 6 classes.

Leur couleur est celle de la mort : le gris-livide.

Corollaires :

  • Le chiffre de la Bête : 666
  • Ils ont des ailes de chauves-souris
  • La taille des diables selon la Bible : 6 coudées

DIEU

Ses nombres sont ensemble le 1 et le: le commencement et la fin, mais d’un seul monde, d’un seul temps. L’Alpha et l’Oméga.

Ses couleurs : de soleil et de lune : l’or et l’argent (il règne sur le jour est la nuit ;les ténèbres et la lumière).

Applications :

  • Le drapeau or et argent de l’église
  • Les couleur de la tiare pontificale.
  • Le blason de Jérusalem, or et argent

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DE LA SYMBOLIQUE THEORIQUE A LA SYMBOLIQUE PRATIQUE


L’histoire nous dit que c’est l’empereur Maximilien d’Autriche qui demanda de peupler les canaux de Bruges de cygnes en l’honneur de son prévôt Pierre Lanchals. En fait la ville avait racheté début du XVe siècle au comte de Flandres les droits d’entretenir des cygnes en ville.

L’histoire est curieuse à plus d’un titre, officier chargé de faire respecter à Bruges les ordres du souverain, il fut décapité le 22 mars 1488 par les bourgeois révoltés. L’homme à la tête coupée avait nom de LANCHALS, ce qui signifie justement LONG-COU. Il portait des armoiries prophétiques : un cygne blanc nageant en ondes d’azur, la tête et le col sur un coupé de gueules, ou de sang. Ses descendants n’acceptèrent jamais d’autres titres que celui de chevalier. En sorte qu’il est permis de se demander si pareille résolution des Lanchals ne prétend pas suggérer certain mystérieux rapport avec la même geste médiévale du « chevalier au cygne ».

 

Que Philippe le Bon acheta en 1462 au plus célèbre fabricant de tapisseries tournaisiennes le »chevalier au cygne » montre bien l’importance de cette légende. Pasquier Grenier, le fabricant tenait aussi une succursale à Bruges et devait donc bien connaître la geste en question.

 

Il ne faut pas mépriser les légendes. Elles réclamaient autrefois des moines, à qui on les contait aux repas, une attention particulière car un savoir s’y dissimulait, réservé à d’aucuns initiés. Nos ancêtres se sont relayés pour nous transmettre sans y rien modifier, ces chroniques des âges les plus reculés de la mémoire.

 

La chapelle funéraire de Lanchals, en tout cas, existe bien dans la collégiale Notre-Dame de Bruges. En clef de voûte nage en ondes le cygne emblématique.

 

Six arêtes en retombent, pour les six frères et sœur d’ Hélias dont l’oiseau-fétiche est répété au mur dans un écu penché. Là reposent les os brisés du décapité. Mais le hasard n’est pas en cause pour le bourrelet de chevalier sur le casque, ni pour le cygne, issant en cimier comme s’il avait le col tranché, non plus que pour la chaîne, passée autour du gorgerin. Tous les éléments de la légende sont là réunis.

 

A propos de ce collier, les historiens rapportent un détail également significatif. Au moment de monter les degrés de l’échafaud Pierre Lanchals argua publiquement de sa qualité de bourgeois de Bruges, pour exiger la restitution d’une magnifique chaîne d’or qu’on lui avait indûment arraché du cou. Puis il chargea son confesseur de la porter à sa femme.

Singulière présence d’esprit chez un homme qui va mourir, que d’assurer par un dernier geste la transmission du secret dont il est dépositaire, et de montrer qu’à l’instar des sept enfants d’Oriant, se changeant en cygnes pour peu qu’on leur ôtât leur collier d’or, il partait à son tour émigrer vers la contrée polaire des étoiles.

Or de ce secret, le duc Philippe de Bourgogne n’ignorait rien quand, dès 1430, dans cette même ville de Bruges, il avait passé au cou de vingt-trois de ses compagnons le collier d’un ordre qu’il fondait à l’emblème de la Toison d’Or.

Cette chaîne en or massif des nouveaux chevaliers, dont ils ne pouvaient se départir un seul instant, sous peine d’une messe à quatre sous. Leur manteau écarlate était brodé de l’énigmatique devise AULTRE N’ARAY, sur le sens de laquelle nombre d’historiens se sont penchés, sans remarquer que c’étaient là, très simplement les paroles du roi Oriant à la fée Béatrix, au vers 131 du « chevalier au Cygne.

 

Comme beaucoup de choses symboliques vont par trois je ferais un troisième post sur le sujet : Vision énergétique de N-D de Bruges

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CYCLE DE CHARLEMAGNE

GESTES DE GODEFROID DE BOUILLON

XIIIe siècle

Argument

Dans sa nacelle tirée par un cygne, le chevalier au cygne aborde au palais de Charlemagne qui, étant allé pêcher avec son conseiller Nivelon, le voit arriver. Ne parlant pas le Franc, il porte un message au cou, demandant du service à l’empereur. Celui-ci lui offre la main de sa sœur. Mais elle meurt, pendant qu’il est parti avec l’empereur, guerroyer contre les Saxons. Là, le vieux duc de Clèves le prie d’aller saluer sa fille BEATRIX, au château de Nimègue. S’il reste plus de trois jours, il devra lui remettre un message scellé. Le chevalier dépasse le terme des 3 jours et tombe éperdument amoureux de Béatrix. Il l’épouse. Le message avait averti la belle qu’elle ne pourrait questionner le chevalier sur ses origines, sous peine de le perdre pour toujours. Elle finira par poser un jour la question fatidique.

Avant de partir sans retour, le chevalier au cygne lègue :

        À ses trois fils :

  •        l’anneau     à Conrad de Hesse, d’où les landgrave de Thuringhe Sainte Elisabeth
  •  ses armes  (écu,épée,lance) à Thierry (Didier) de Clèves, époux de la comtesse de Hainaut.
  • son cor       à Gobert de Looz, alias Godefroid, tige des comtes de Louvain et ducs de Brabant.

 

        À sa fille,     

  • l’Ardenne    dont il avait été fait duc (alias la Lorraine)

LA NAISSANCE DU CHEVALIER AU CYGNE

Oriant, qui règne entre l’Escaut et la Meuse, se perd à la chasse et rencontre près d’une source la fée Béatrix. Il l’épouse à la fureur de la reine Matabrune, mère de sa première femme. Or Béatrix accouche de 7 jumeaux, dont une fille Rose. Tous portent au cou une chaîne d’argent (ou d’or). Matabrune remplace les nouveau-nés par des chiots, fait emprisonner Béatrix pour sorcellerie et exposer les enfants à la mort, au fond d’une forêt. Mais un ermite les recueille et les élève. Prévenue, Matabrune envoie un sicaire arracher leur chaîne à six des enfants, ce qui a pour effet de les changer en cygnes. Le septième, Hélias (Elioxe) est heureusement absent. Ayant échappé au sort de ses frères et sœur, il se fait le champion de sa mère Béatrix, la délivre et récupère de justesse les chaînes qu’un orfèvre s’apprêtait à fondre, sauf une. Seul des sept, Esmérès ne retrouvera pas sur-le-champ forme humaines et, pendant un certain temps, tirera la barque de son frère.

Appartiennent à cette geste, outre les deux poèmes ci-dessus :

Les Enfances de Godefroi

Les Chétifs

La chanson d’Antioche

Jérusalem

Le thème

La lutte entre:

  • les traditions Celtiques (le chevalier au cygne)
  • les Germains représentés par leurs peuples extrêmes
  • les Saxons
  • et les Francs (Charlemagne) tentant de faire l’amalgame, mais parfois mal conseillés par les seconds.

C’est une tentative de codifier la symbolique occidentale, en fondant ensemble ses principaux courants.

Le symbolisme du cygne

  • Le cygne est la forme prise par les êtres de l’autre monde, s’il leur faut pour une raison ou l’autre, pénétrer dans le monde terrestre.

Les cygnes :

  •  ont une chaîne au cou. S’ils la perdent, ils retournent dans l’autre monde.Ce collier est d’or (jour) et d’argent (nuit).
  • viennent du nord et y retournent. Ils habitent le pôle terrestre ou céleste, HYPERBOREE : l’autre monde, par-delà le pôle.

7 cygnes = la constellation polaire, la GRANDE OURSE.

Autres symboles

+ La Chaîne

  • ou le collier = symbole du groupe, de la CONFRERIE, d’un ordre, d’une société secrète.
  • l’ordre de la Toison d’Or prend pour collier une chaîne de briquets. Son souverain et fondateur prend pour devise    le vers 131 Chevalier  au Cygne : AULTRE N’ARAY. Les chevaliers de la Toison d’Or ne pouvaient en aucun cas enlever leur collier.

+ L’anneau

  • signe de reconnaissance = la famille, la noblesse, les armoiries.
  • voir aussi l’anneau de Polycrate : ce roi, favorisé par la chance, veut la tenter. Il jette son anneau à la mer (dans une fontaine, une source). Un poisson le lui rapporte (armoiries d’Orval, Mélusine). Mais on ne peut tenter le destin. Vaincu par Darius, il fut crucifié (le Christ, le Graal).

+ Les armes

  • épée, écu, lance : la chevalerie, le tournoi, la guerre.
  • Attributs du guerrier, du soldat, du chevalier.

 Rare curiosité, grande panoplie de chevalier appelé Cabinet d’Armes et qui montre autour du tabard noir à deux chevrons d’argent, le heaume sommé d’un chevalier marin, les gants, l’épée et les éperons.

+ Le cor

  • la chasse, activité du chevalier en temps de paix.

+ La rose

  •  symbole de la Connaissance.
  • rose  =  zodiaque, cercle (dessinée de haut).
  • rose  =  Graal. Son calice recueille la rosée céleste, comme le Graal le sang du Christ (dessinée de côté : pas obligatoire) ou à 5 pétales (plaies du Christ) ou rouge.

 

Corollaires

Le thème du chevalier au cygne, disparaissant à la question de sa femme est la réciproque de la légende de Mélusine. Hélias, le chevalier au cygne et duc de Lorraine, deviendra dans les traductions germaniques Lohengrin (contraction de Lotheringen). Nivelon, conseiller de Charlemagne, devient Nibelung.

Cette petite analyse afin que les curieux puissent continuer à s’instruire et que les cherchant puissent trouver.

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La roue brisée

L’aventure genevoise de leur aïeul de Vélorgues avait laissé aux Nostredame d’autres séquelles que leur patronyme. Petit-fils d’une Juive et fils d’un converti, Jaume, le notaire, sera sa vie durant astreint à payer l’impôt sur « les nouveaux chrétiens descendus de vraies tige et race judaïque et hébraïque «. Les premiers à y échapper seront Michel et ses frères, n’ayant plus qu’un huitième de sang juif dans les veines, au niveau de l’arrière-grand-mère Ben Gasson.

Cet accident généalogique, ils ne l’ignoraient point, s’avèrerait un réel handicap le jour où en vue d’une éventuelle reconnaissance de noblesse, il leur faudrait étaler les huit ou seize quartiers honorables nécessaire. C’était gênant. Aussi et même s’il lui arrive de faire quelques timides allusions à certains dons hérités de la tribu d’Issachar, Nostradamus ne perd-il pas une occasion de lancer dans ses Centuries l’anathème sur cette ville de Genève d’où vient tout le mal. Il lui prédit les pires fléaux, la faim, la peur, la destruction en une dizaine de quatrains dont le plus connu passe pour menacer dans l’avenir les dépôts de devises qui font la richesse de ses habitants.

Nostradamus ne se borne pas à maudire Genève. Il clame à la moindre occasion son attachement inconditionnel et fervent à la religion romaine. C’est que trop souvent, les Juifs convertis et leur progéniture se voyaient soupçonnés de n’avoir renié la synagogue que du bout des lèvres. Aussi son père le notaire ne va-t-il pas craindre d’afficher publiquement, au vu et au su de quiconque, sa rupture d’avec ses ancêtres circoncis en se choisissant pour armoiries un meuble parlant : une roue brisée !

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire, le peuple Juif a porté sur le manteau une roue jaune, communément appelée rouelle. Briser dans son blason cette marque dont nul n’ignorait le sens, était à la fois un geste significatif et courageux.

Michel de Nostredame usa donc après son père d’un écu de gueules à une roue d’or de huit rayons, la jante brisée à chaque séparation, qu’il écartela aux armes de sa mère, plus anciennes et étant une tête et col d’aigle de sable sur champ d’or. Plus tard et pour s’en faire une devise, il empruntera à un temple païen sa dédicace SOLI  DEO qui lui plaisait pour son ambiguïté. Car elle peut s’interpréter au gré du lecteur, selon qu’il traduise SOLI par seul, sol ou soleil. En outre l’aigle des Saints-Remy n’était-il pas dans le langage symbolique, le seul animal de la création à pouvoir regarder et fixer l’astre du jour sans être aveuglé ?

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