Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Chevalerie’ Category

Le culte des reliques comme nous le connaissons prit quelque part son essort vers le VIe S. à travers les diverses pérénigrations des abbayes celtes d’Irlande (Saint Brendan) et Scot. Irlandais où Ecossais pouvaient à l’époque eux-mêmes se désigner SCOTTI. A partir du VIIe S. les pèlerinages chrétiens commençaient de prendre une ampleur sans précédant. Nous possédons pour les contrées du Nord, graçe à une bonne déscription le pèlerinage et le voyage des reliques de SAINT URSMER, saint patron de l’abbaye de Lobbes où il décèda le 18 avril 713.   Afin de mettre ses reliques et trésors à l’abri des troubles elles furent amenés le 2 juillet 1409 par les moines à la collégiale de Binche, devenue alors collégiale Saint-Ursmer. Saint Benoit sur Loire abbatiale voyage des reliques Quelques reliques furent laissées en Thierarche, dont il avait aussi été fait évêque, à Eppe-Sauvage et à Fontenelle où naquit Saint-Ursmer vers 644. Chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne, église Saint-Étienne de Lubersac, en Limousin Donc nous sommes maintenant au XIe S. et les écrits nous apprènnent dans  » MIRACULA S. URSMARI IN ITENERE PER FLANDRIAM FACTA  » que la chasse content ses os va traverser tout le pays, Lobbes proche du Luxembourg et Ardennes Françaises vers la région de Bruges en Flandres. Ceci afin de récolter des fonds pour la reconstruction de leur abbaye ruinées par les guerres en Haynaut. Les personnages qui accompagnent les reliques sont pour l’époque des plus importants: nous y trouvons le comte de Flandre en personne, Baudouin V et son épouse la comtesse Adèle, fille de Robert II Roi de France. Font encore partie de ce voyage l’évêque de Thérouane, Saint Drogon et l’évêque de Londres, Guillaume Le Normand. Translation des reliques de saint Eugène, sur un chapiteau des années 1130. Dès le départ, ce n’est qu’une longue suite de miracles, partout où ils passaient. Ils traversèrent Lille, qui érigea une croix hors la ville où les reliques s’arrêterent un moment. Mais partout où passèrent les reliques s’opèraient des miracles ou s’appaisaient des querelles est autres disputes locales. On traversa ainsi Lille, Nieukerke. L’arrêt à cet endroit, comme plusieurs autres d’ailleurs, était voulu par le Comte de Flandres et ce dans le but d’y faire la paix et de ne plus y avoir d’opposants. Et ici nous comprenons que les moines Irlandais, l’abbaye de Lobbes suivant la règle de Saint Colomban, sont bien plus Celtique que Chrétiens de Rome. Les moines firent une procession circulaire avec les reliques, tout en psalmondiant. Les adversaires de la paix durent quitter le cercle comme s’ils en avaient été rejetés de façon surnaturelle; un chien noir les conduisit plus loin. Ce cercle de moines récitant des paroles nous amènent bien plus près de rites de magie chamanique que de pratiques Chrétiennes. De tout temps les civilisations ont célébrés le sacré par des réunions en cercle, autour d’un feu (la St Jean), d’un arbre (le chêne druidique), d’une source sacrée (procession tournant trois fois autour de la source), d’un cercle de pierres levées où d’une statue de saint où sainte (trois fois le tour dans l’église en passant derrière où sous la statue). L’église elle même ne sait plus trop en expliquer l’usage. Chanoines en cercle dans le chœur de l’église se jetant le ballon, au moins 2 cas en France, roues à clochettes ou offrandes de roues en cire verte. Ce n’est point le cercle en soit qui est important, la signification sacré est donné par le mouvement, par la ronde.  Ajoutez y la foi, les reliques portés et vous obtenez une force magique considérable. Puis les reliques passèrent à Bergues Saint Winoc (Flandre Française), Cassel, Furnes, Bruges, Oostburg. Le pèlerinage se poursuivit vers l’abbaye de Lissewege où il est dit que les pèlerins sont accompagnés de plus de 500 chevaliers. Au village de Leffinghe, où il n’avait plus plu depuis trois mois, graçe à St Ursmer il se mis à pleuvoir toute la nuit. Au point que les villageois voulaient retenir la chasse miraculeuse dans leur village. Puis deux jours à Gand et par Bruxelles retour à Lobbes. Limoges sortie des chasses de la cathédrale Autre exemple de l’usage des reliques pour celler la paix, en 1030 à Audenaerde, lorsque le Comte de Flandre Baudouin IV convoca nombre de barons et évêques avec sur place une impressionante réunion de reliques. Pour les mêmes raisons de paix ont retrouva une impressionnante réunion de reliques à Charroux (Département de la Vienne) en 989.

Si l’intention du Comte de Flandre était d’obtenir la paix dans certaines de ses régions, les moines avaient un autre intérrêt. Le numéraire, la reconstruction de leur abbaye.

 

 

Dès le XIe S. les pèlerinnages prennent de l’ampleur au choix vers l’un des 3 pèlerinnages important de l’époque; Jérusalem, lieu de vie du Christ, avec comme symbole la palme où le  Christ. Pèlerinage croix de Jerusalem

 

Pèlerinage Jerusalem Baudouin roi de Jerusalem avec le blason Le premier roi de Jerusalem,  Baudouin

avec le blason de Jérusalem, comme

l’insigne de pèlerin de  Jerusalem  représenté

ici   à droite. Pèlerinage Ste Véronique Rome

 

 

Rome et le tombeau de Pierre avec comme symbole les clefs, la croix où le vernicle (le voile de Sainte Véronique avec la sainte Face).

 

 

 

St Jacques Bxl

 

 

 

La Galicie et St Jacques de Compostelle et la coquille.

 

 

 

 

 

 

L’initiative en revient au pape Urbain II qui promèttait des indulgences plènieres pour qui avait fait un de ses trois grands pèlerinages, dit majeurs. Il faut dire qu’a l’époque le risque était grand et ont était pas sûr  d’en revenir vivant.   Très vite s’ ajouta un quatrième; à la fin du XIe S. saint Gilles du Gard, sur les bords de la méditerranée, était déjà devenue trop petite pour les pèlerins qui affluaient à l’abbaye et l’abbaye dut être agrandie et construite sur deux niveaux.

 

St Gilles lieux de pèlerinages           pèlerinage 1er église en dessous église de St Gilles

 

 

 

 

 

Elle fût consacré en 1096 par le pape Urbain II, c’est dire l’importance qu’avait le lieu. Gilles était un homme qui toute sa vie fût connu comme guérriseur et faiseur de miracles, pour les hommes et les animaux. Pèlerinage St Gilles insigne  Après quelques longs périples ils s’installa à cet endroit dans une grotte.

Et curieusement, cet endroit vit passer, à la fois les pèlerins

vers Rome, vers Jérusalem et vers Compostelle. Il était situé

sur les trois routes.

 

En premier, le gens qui prenait le chemin pour mettre leur conscience en ordre avec Dieu. Pèlerins qui, a travers leurs divers offrandes liberaient leurs conscience des fautes de leurs âmes et de la vie dissolue qu’ils auraient pu commèttre. En deuxième le pèlerinage lui-même où l’on va se rapprocher de Dieu et de ses apôtres. En troisième, le pèlerinage expiatoire, la condamnation. Devoir quitter sa région, son pays, et n’y revenir qu’après avoir fait un des trois Majeurs et avoir purifié son âme d’un crime commis. L’église médiévale reconnaisait sept sacrement, du terme ancien « sacramentum » qui signifiait « serment », sept étapes d’une initiatiques d’une vie par un engagement solonnel, un voeu. Le pèlerinage en était un et était conféré par une liturgie particulière, rituel retrouvé à l’abbaye bénédictine de San Cucufa au village de San Cugat del Vallès en Catalogne. Au matin le candidat pèlerin, avant de partir, se présentait au prêtre qui l’attendait pour lui remettre ses insignes; le bâton ou bourdon, et la besace, autrefois nommée écharpe. Pèlerinages photos livres bruges 4608x3072-070 Joinville en parle dans ses chroniques. Le prêtre les bénissait au préalable suivant         un rite dont on a conservé les formules latines.  » Au nom de Jésus-Christ, notre seigneur, reçois ce sac, attribut de ton pèlerinage, afin que tu mérite parvenir sans dévier, sauf et absous aux parvis du Saint-Sépulchre, ou de Saint Jacques, ou de Saint Pierre de Rome, ou des autres saints que tu désires atteindre et que tu nous reviennes, ton chemin accompli, en parfaite santé!  » Après une dernière bénédiction, le prêtre entonnait le psaume CXXIV : Qui confidunt in Domini. Pèlerinage évêque bénissant deux pèlerins   Ensuite, les fidèles, récitant les litanies, accompagnaient le pèlerin jusqu’a la sortie de la ville ou du village. Curieusement les compagnons du tour de france on gardé une partie de ce rituel; canne, besace, rubans et compagnons de la cayenne où ils ont œuvrés qui les accompagnent jusqu’a la sortie de la ville. Ce n’est qu’à travers le XIIIe S. que les pèlerins mettrons leurs attributs, insignes et symboles, indiquant part là leur quête, leur destination et au retour aussi la preuve qu’ils l’avaient réellement bien accomplis. Bruges besace et bâton de pèlerin Besace, bâtons de marche, pèlerine, grand chapeaux, chaussures, et suivant les destinations diverses d’autres insignes. Bruges St Salvador blason pèlerin St Jacques L’imagerie du Moyen Age nous les montres sculptée dans la pierre où le bois, sur les tableaux et autres manuscrits. Objets en étain, plomb, argent, bois et autres rubans. Comme le pèlerinage à la grotte de la Sainte Baume, dans le Var, pour les divers compagnons du Tour de France, cannes et rubans en tête. Bien sûr ce n’était pas un monde parfait; nous pouvons citer une critique de l’époque de l’abbé bénédictin de Nogent-sous-Coucy, Gilbert de Nogent. Il nous raconte les méfaits provoqués par ses mêmes cultes aux reliques. Les cadavres des Saints qui déménageaient régulièrement d’un endroit à l’autre. Il y avait une telle rivalité entre les différents éclésiastiques que les vols de reliques étaient très fréquents, si ce n’était pas un père abbé où un évêque qui en organisait le vol lui-même. Autre endroit même histoire ici à Strasbourg; selon la légende une source miraculeuse est apparue à l’endroit même où fût découvert le corps de sainte Attale. Le puits en usage à l’intérieur de l’église et le reliquaire contenant les os de la sainte sur le maître autel. L’affluence des pèlerins fut si importante à l’église Saint Etienne que la cathédrale en fut désertée et l’évêque fort courroucé. Il essaya de s’emparer du corps pour l’exposer à la cathédrale. Devant ce danger les reliques furent cachées et enterées pendant des années. Comme exemple je vous cite Rodolphe, auteur de la  » Chronique de l’abbaye de Saint Trond  » (Limbourg, Belgique) à propos du pèlerinage qui s’y faisait au XIe siècle auprès du tombeau de Saint Trond.  » Les pèlerins amenaient sur l’autel de si nombreuses offrandes en nature, argent, bijoux et fil d’argent que toute la journée plusieurs sacristains se relayait pour tout ramasserer et faire place nette.  » Ce culte des reliques qui reliait le monde visible des humains au monde invisible de Dieu et de ses Saints n’en était qu’a ses débuts. Un autre article suivra conçernant d’autres lieux et pratiques de pèlerinage.

Publicités

Read Full Post »

CYCLE BRETON

LA QUETE DU GRAAL

 Ce petit post afin :

  •  d’aider ceux qui n’ont pas le temps de lire le millier de pages de Perceval
  • de donner envie de lire ce millier de pages à ceux qui n’en connaissaient pas le contenu
  • d’éclairer les cherchants

 

L’auteur en est Chrétien de Troyes, poète champenois, lequel raconte lui-même dans son prologue qu’il fut mandé à la cour du comte de Flandres et que c’est Philippe d’Alsace qui lui en remit en personne l’argument, sous la forme d’un manuscrit intitulé « Le conte du Graal ». Vraisemblablement appelé par Thierry d’Alsace, il arriva après la mort de celui-ci et écrivit son œuvre à Gand et à Bruges entre 1169 et sa mort, survenue quelques années plus tard. Le roman est resté inachevé, vers le 9000 ème vers. Ses continuateurs en ajouteront près de 60.000 (un milliers de pages).

Argument

1. Les enfances Perceval

Perceval est un jeune Gallois dont le père – le chevalier aux jambes brisées – et les deux frères sont morts par fait de chevalerie. Sa mère l’a élevé à l’écart et vit seul avec lui dans un manoir, au fond de la Gaste Forêt. L’enfant tient d’elle tout son savoir, d’où son innocence, sa naïveté. Un matin de printemps qu’il était parti rejoindre les herseurs de sa mère, il rencontre 5 chevaliers vêtus de couleurs différentes. Selon l’enseignement reçu, il les prend pour des anges, quand il apprend la vérité, il ne peut résister à la vocation. Il court faire ses adieux à sa mère, partant pour la cour du roi Arthur, celui qui fait les chevaliers. Sa mère s’évanouit en le voyant partir et meurt.

Comte du Graal, Paris, BnF, Ms. Fr. 12576f°1

2. Le chevalier Perceval

  • Suivant a la lettre les enseignements matériels et dans sa NAIVETE à un moutier, il pénètre dans une tente, y trouve une demoiselle au lit, lui enlève trois baisers, son anneau, mange trois pâtés de chevreuil et s’en va.
  • A la cour du roi Arthur, il exige du roi les ARMES d’un chevalier vermeil, auquel il s’est heurté en arrivant, les obtient à condition de les prendre et tue le chevalier vermeil.

Perceval tue le chevalier Vermeil

  •  Perceval arrive chez Gornement de Goort, le prud’homme qui lui enseigne le maniement des armes et le fait CHEVALIER.
  • Il parvient au château de Beaurepaire, ou Blanchefleur est assiégiée, le ravitaille et fait lever le siège en combat singulier. Blanchefleur sera sa DAME.

3. Le château du Graal

Cherchant toujours la Gaste Forêt, où il croit pouvoir retrouver sa mère, Perceval parvient à une rivière où, sur une barque, un vieux roi pêche à l’hameçon. Celui-ci l’invite en son château, lequel apparaît soudain devant lui. Il y est reçu magnifiquement par un vieillard étendu sur un lit – les jambes brisées – qui le ceint d’une merveilleuse épée. Or voici que dans la salle, qui fait soudain silence, entre un jeune homme porteur d’une « blanche lance » dont la pointe saigne, escorté de deux lustres allumés. Puis vient une jeune fille portant le GRAAL, fait d’or et de pierreries. Une autre demoiselle enfin suivait avec un plat en argent. Le cortège traverse la salle et disparaît. Il repasse chaque fois qu’on apporte un mets. Perceval a contemplé ces merveilles sans dire un mot. ¨Par « naïveté », il n’interroge pas, croyant obéir à la loi du silence. On le mène à une belle chambre, Il se couche, et s’endort. Au matin, il trouve ses vêtements et ses armes apprêtées pour son départ, son cheval sellé. Mais il n’y a plus âme qui vive. Le château est désert. Il passe le pont-levis qui se relève aussitôt. Et le château disparaît.

Cortège du Graal, Paris BnF, Ms. Fr. 12577 f°74v°

4. La pucelle sous le chêne

Perceval la rencontre, pleurant sous un chêne près du corps d’un chevalier à la tête tranchée. Elle lui reproche de n’avoir pas posé de questions, demandé qui l’on servait, à quoi servait le Graal. Il aurait alors mis fin aux souffrances du roi « Mehaigne » et provoqué le bonheur de tous ses sujets, acquis la plus grande gloire. La pucelle lui révèle qu’elle est sa cousine et lui apprend que sa mère est morte.

5. Le retour à la cour du roi

  1. Perceval retrouve la demoiselle aux 3 baisers, répare sa faute, lui restitue son anneau, bat son ami , l’Orgueilleux de la Lande qu’il envoie à la cour du roi.
  2. Il neige. Une oie sauvage, blessée par un faucon, perd trois gouttes de sang. Perceval rêve à Blanchefleur que ces trois taches rouges lui évoquent.
  3. Et essaient d’amener au roi Perceval qui rêve. Il les bat tous les deux. Mais GAUVAIN parviendra à sortir Perceval de sa rêverie et à le conduire au camp.

6. Les aventures de Gauvain

  1. Le serment de Perceval : Il ne couchera plus deux soirs de suite au même lieu avant d’avoir appris à qui l’on sert le Graal et retrouvé la lance qui saigne.
  2. Gauvain est défié en duel devant le roi d’Escavalon. En chemin, il prend le parti de la pucelle aux petites manches contre sa sœur. Invité dans un château, il y est assiégé par les communiés. Il n’obtient sa liberté qu’en s’engageant à ramener la lance à la pointe qui saigne.

7. Perceval chez l’ermite

En 5 ans, il a vaincu 60 chevaliers et n’est jamais entré dans une église. Des pèlerins lui apprennent que c’est le vendredi-saint et l’envoient à l’ermitage : l’ermite lui parle du Graal. Il lui apprend qu’il est le frère de sa mère. Perceval fait pénitence et communie le jour de Pâques.

8. Suite des aventures

Gauvain rencontre la « Mauvaise Pucelle » avec qui il fait route. Le mauvais sort s’attache à lui. Il se fait prendre son cheval. Un nautonier le fait passer en un château qu’il délivre de ces sortilèges. Le lit enchanté et la reine aux blanches tresses. Il retrouve la Mauvaise Pucelle, mais le gué périlleux l’en délivre. Retour à la cour du roi Arthur.

Perceval reçevant l’épée du roi Pecheor et procession du saint Graal

Paris BnF, Ms. Fr. 12577f°18v°

Chrétien de Troyes s’est arrêté là, sans que l’histoire soit dénouée. Ce ne sera pas en tout cas Gauvain qui trouvera le Graal, ni même Perceval qui devra céder la place à Galaad, le chevalier pur et sans reproche. Autres œuvres de Chrétien de Troyes Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le Chevalier à la Charrette, Yvain ou le Chevalier au Lion.

LES CONTINUATEURS 

Argument

Le Graal est la relique de la Cène et du Calvaire, confiée à Joseph d’Arimathie, transmise à son petit neveu Alain, pour qui le Christ renouvelle le miracle de la multiplications des poissons. D’où le nom de Roi Pêcheur que porte Alain et après lui, ses descendants, les gardiens du Graal. Celui-ci a été transporté en Bretagne, au château de Corbenic, dans la terre Foraine, dont nul ne sait l’accès. C’est alors que les chevaliers de la Table Ronde se lancent à la QUETE DU GRAAL.

Read Full Post »

DE LA SYMBOLIQUE THEORIQUE A LA SYMBOLIQUE PRATIQUE


L’histoire nous dit que c’est l’empereur Maximilien d’Autriche qui demanda de peupler les canaux de Bruges de cygnes en l’honneur de son prévôt Pierre Lanchals. En fait la ville avait racheté début du XVe siècle au comte de Flandres les droits d’entretenir des cygnes en ville.

L’histoire est curieuse à plus d’un titre, officier chargé de faire respecter à Bruges les ordres du souverain, il fut décapité le 22 mars 1488 par les bourgeois révoltés. L’homme à la tête coupée avait nom de LANCHALS, ce qui signifie justement LONG-COU. Il portait des armoiries prophétiques : un cygne blanc nageant en ondes d’azur, la tête et le col sur un coupé de gueules, ou de sang. Ses descendants n’acceptèrent jamais d’autres titres que celui de chevalier. En sorte qu’il est permis de se demander si pareille résolution des Lanchals ne prétend pas suggérer certain mystérieux rapport avec la même geste médiévale du « chevalier au cygne ».

 

Que Philippe le Bon acheta en 1462 au plus célèbre fabricant de tapisseries tournaisiennes le »chevalier au cygne » montre bien l’importance de cette légende. Pasquier Grenier, le fabricant tenait aussi une succursale à Bruges et devait donc bien connaître la geste en question.

 

Il ne faut pas mépriser les légendes. Elles réclamaient autrefois des moines, à qui on les contait aux repas, une attention particulière car un savoir s’y dissimulait, réservé à d’aucuns initiés. Nos ancêtres se sont relayés pour nous transmettre sans y rien modifier, ces chroniques des âges les plus reculés de la mémoire.

 

La chapelle funéraire de Lanchals, en tout cas, existe bien dans la collégiale Notre-Dame de Bruges. En clef de voûte nage en ondes le cygne emblématique.

 

Six arêtes en retombent, pour les six frères et sœur d’ Hélias dont l’oiseau-fétiche est répété au mur dans un écu penché. Là reposent les os brisés du décapité. Mais le hasard n’est pas en cause pour le bourrelet de chevalier sur le casque, ni pour le cygne, issant en cimier comme s’il avait le col tranché, non plus que pour la chaîne, passée autour du gorgerin. Tous les éléments de la légende sont là réunis.

 

A propos de ce collier, les historiens rapportent un détail également significatif. Au moment de monter les degrés de l’échafaud Pierre Lanchals argua publiquement de sa qualité de bourgeois de Bruges, pour exiger la restitution d’une magnifique chaîne d’or qu’on lui avait indûment arraché du cou. Puis il chargea son confesseur de la porter à sa femme.

Singulière présence d’esprit chez un homme qui va mourir, que d’assurer par un dernier geste la transmission du secret dont il est dépositaire, et de montrer qu’à l’instar des sept enfants d’Oriant, se changeant en cygnes pour peu qu’on leur ôtât leur collier d’or, il partait à son tour émigrer vers la contrée polaire des étoiles.

Or de ce secret, le duc Philippe de Bourgogne n’ignorait rien quand, dès 1430, dans cette même ville de Bruges, il avait passé au cou de vingt-trois de ses compagnons le collier d’un ordre qu’il fondait à l’emblème de la Toison d’Or.

Cette chaîne en or massif des nouveaux chevaliers, dont ils ne pouvaient se départir un seul instant, sous peine d’une messe à quatre sous. Leur manteau écarlate était brodé de l’énigmatique devise AULTRE N’ARAY, sur le sens de laquelle nombre d’historiens se sont penchés, sans remarquer que c’étaient là, très simplement les paroles du roi Oriant à la fée Béatrix, au vers 131 du « chevalier au Cygne.

 

Comme beaucoup de choses symboliques vont par trois je ferais un troisième post sur le sujet : Vision énergétique de N-D de Bruges

Read Full Post »

CYCLE DE CHARLEMAGNE

GESTES DE GODEFROID DE BOUILLON

XIIIe siècle

Argument

Dans sa nacelle tirée par un cygne, le chevalier au cygne aborde au palais de Charlemagne qui, étant allé pêcher avec son conseiller Nivelon, le voit arriver. Ne parlant pas le Franc, il porte un message au cou, demandant du service à l’empereur. Celui-ci lui offre la main de sa sœur. Mais elle meurt, pendant qu’il est parti avec l’empereur, guerroyer contre les Saxons. Là, le vieux duc de Clèves le prie d’aller saluer sa fille BEATRIX, au château de Nimègue. S’il reste plus de trois jours, il devra lui remettre un message scellé. Le chevalier dépasse le terme des 3 jours et tombe éperdument amoureux de Béatrix. Il l’épouse. Le message avait averti la belle qu’elle ne pourrait questionner le chevalier sur ses origines, sous peine de le perdre pour toujours. Elle finira par poser un jour la question fatidique.

Avant de partir sans retour, le chevalier au cygne lègue :

        À ses trois fils :

  •        l’anneau     à Conrad de Hesse, d’où les landgrave de Thuringhe Sainte Elisabeth
  •  ses armes  (écu,épée,lance) à Thierry (Didier) de Clèves, époux de la comtesse de Hainaut.
  • son cor       à Gobert de Looz, alias Godefroid, tige des comtes de Louvain et ducs de Brabant.

 

        À sa fille,     

  • l’Ardenne    dont il avait été fait duc (alias la Lorraine)

LA NAISSANCE DU CHEVALIER AU CYGNE

Oriant, qui règne entre l’Escaut et la Meuse, se perd à la chasse et rencontre près d’une source la fée Béatrix. Il l’épouse à la fureur de la reine Matabrune, mère de sa première femme. Or Béatrix accouche de 7 jumeaux, dont une fille Rose. Tous portent au cou une chaîne d’argent (ou d’or). Matabrune remplace les nouveau-nés par des chiots, fait emprisonner Béatrix pour sorcellerie et exposer les enfants à la mort, au fond d’une forêt. Mais un ermite les recueille et les élève. Prévenue, Matabrune envoie un sicaire arracher leur chaîne à six des enfants, ce qui a pour effet de les changer en cygnes. Le septième, Hélias (Elioxe) est heureusement absent. Ayant échappé au sort de ses frères et sœur, il se fait le champion de sa mère Béatrix, la délivre et récupère de justesse les chaînes qu’un orfèvre s’apprêtait à fondre, sauf une. Seul des sept, Esmérès ne retrouvera pas sur-le-champ forme humaines et, pendant un certain temps, tirera la barque de son frère.

Appartiennent à cette geste, outre les deux poèmes ci-dessus :

Les Enfances de Godefroi

Les Chétifs

La chanson d’Antioche

Jérusalem

Le thème

La lutte entre:

  • les traditions Celtiques (le chevalier au cygne)
  • les Germains représentés par leurs peuples extrêmes
  • les Saxons
  • et les Francs (Charlemagne) tentant de faire l’amalgame, mais parfois mal conseillés par les seconds.

C’est une tentative de codifier la symbolique occidentale, en fondant ensemble ses principaux courants.

Le symbolisme du cygne

  • Le cygne est la forme prise par les êtres de l’autre monde, s’il leur faut pour une raison ou l’autre, pénétrer dans le monde terrestre.

Les cygnes :

  •  ont une chaîne au cou. S’ils la perdent, ils retournent dans l’autre monde.Ce collier est d’or (jour) et d’argent (nuit).
  • viennent du nord et y retournent. Ils habitent le pôle terrestre ou céleste, HYPERBOREE : l’autre monde, par-delà le pôle.

7 cygnes = la constellation polaire, la GRANDE OURSE.

Autres symboles

+ La Chaîne

  • ou le collier = symbole du groupe, de la CONFRERIE, d’un ordre, d’une société secrète.
  • l’ordre de la Toison d’Or prend pour collier une chaîne de briquets. Son souverain et fondateur prend pour devise    le vers 131 Chevalier  au Cygne : AULTRE N’ARAY. Les chevaliers de la Toison d’Or ne pouvaient en aucun cas enlever leur collier.

+ L’anneau

  • signe de reconnaissance = la famille, la noblesse, les armoiries.
  • voir aussi l’anneau de Polycrate : ce roi, favorisé par la chance, veut la tenter. Il jette son anneau à la mer (dans une fontaine, une source). Un poisson le lui rapporte (armoiries d’Orval, Mélusine). Mais on ne peut tenter le destin. Vaincu par Darius, il fut crucifié (le Christ, le Graal).

+ Les armes

  • épée, écu, lance : la chevalerie, le tournoi, la guerre.
  • Attributs du guerrier, du soldat, du chevalier.

 Rare curiosité, grande panoplie de chevalier appelé Cabinet d’Armes et qui montre autour du tabard noir à deux chevrons d’argent, le heaume sommé d’un chevalier marin, les gants, l’épée et les éperons.

+ Le cor

  • la chasse, activité du chevalier en temps de paix.

+ La rose

  •  symbole de la Connaissance.
  • rose  =  zodiaque, cercle (dessinée de haut).
  • rose  =  Graal. Son calice recueille la rosée céleste, comme le Graal le sang du Christ (dessinée de côté : pas obligatoire) ou à 5 pétales (plaies du Christ) ou rouge.

 

Corollaires

Le thème du chevalier au cygne, disparaissant à la question de sa femme est la réciproque de la légende de Mélusine. Hélias, le chevalier au cygne et duc de Lorraine, deviendra dans les traductions germaniques Lohengrin (contraction de Lotheringen). Nivelon, conseiller de Charlemagne, devient Nibelung.

Cette petite analyse afin que les curieux puissent continuer à s’instruire et que les cherchant puissent trouver.

Read Full Post »

%d blogueurs aiment cette page :