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Symbolique des Archanges

Dans cette grande forêt d’Ardennes qui couvre une partie de la Belgique, du Luxembourg et de la France, nous avons fait une halte du côté Français, département des Ardennes (08), au village de Baâlon, situé sur la route D947 entre Montmédy et Stenay. Si la région est mieux connue pour la légende des 4 fils Aymond et du cheval Bayard.quatre fils Aymond maastricht

Elle recèle d’intéressants édifices religieux quelque peu oubliés car loin des grands axes touristiques où économiques. Le paisible village de Baâlon va nous donner l’occasion d’aborder un sujet symbolique rarement rencontré lors qu’il s’agit de nos églises en Europe. La symbolique des archanges et des hommes, est un sujet presque tabou.

Nous citons pour mémoire, Denys l’Aéropagite (vers 490) et le pape et docteur de l’église Saint Grégoire le Grand (540-604) qui nous éclairent quelque peu sur leur nombre (7) et les fonctions des anges et archanges. Nous traiterons un autre jour de tout le contexte archanges et anges qui part une manipulation spirituelle ont disparus du calendrier liturgique après Vatican II le 11 octobre 1962 et ne sont plus que quatre Archanges.

Ce paisible petit village de Baâlon, au Nord de la France, avec au milieu de ses 170 habitants une petite église de la fin du XIIIe S., église dédiée à Saint Rémi. Dans le bois derrière l’église une chapelle récente près d’une source dédiée à Sainte Anne et qui en son temps avait son pèlerinage.

Il serait difficile en en faisant le tour de trouver quelque chose de remarquable où de particulier à cette église de village. Juste une porte latérale surmontée d’un tympan roman et qui représente deux personnages ailés avec au milieu un être humain.

Tympan roman

Le pèlerin n’y trouvera rien de bien remarquable et passera son chemin vers des édifices bien plus prestigieux. Nous sommes bien loin des œuvres d’art des tympans de Conques ou d’Autun pour ne nommer que ceux-là.

Visitez tranquillement l’église et revenez-vous mettre devant ce tympan. Sous des dehors très simple la symbolique romane peut vous amener sur des terres insoupçonnées et qui éclairent notre symbolique religieuse d’une lumière nouvelle.

L’analyse du sujet va nous obliger à faire plusieurs tableaux afin de mieux comprendre le sujet représenté car plus, en apparence, le sujet est simple et plus la coquille de noix sera dure à croquer.

Beaucoup seront appelés et peu seront élus

Le tympan nous montre deux archanges encadrant un religieux. Un père abbé avec sa crosse, sa tonsure, une simple robe de bure et un livre ouvert dans la main.

Tête abbé

Précisions supplémentaires, contrairement aux deux archanges on voit la pupille de ses yeux ce qui nous indique qu’il voit et a donc une claire conscience, il est un être éveillé.

Baâlon moine

La crosse tenue droite indiquera son statut  d’autorité ecclésiastique mais ici elle est tenue en oblique ce qui indique la transmutation. Il quitte le plan terrestre et va changer de plan. Dans l’usage symbolique de la crosse la volute ou crosse tournée vers l’avant veut dire que le personnage religieux se trouve sur ses terres, celles où il a juridiction. Si la volute ou crosse est tournée vers le personnage c’est qu’il est en visite hors de sa juridiction.

Ici, notre père abbé à la crosse tournée vers lui car il a déjà quitté la vie terrestre, son territoire, et va arriver chez le divin, c’est-à-dire, plus de son niveau de juridiction mais un niveau supérieur qui ne lui était pas d’accès.

Nous reviendrons un autre jour sur les diverses interprétations des bâtons et crosses de nos saints personnages tels qu’ils étaient représentés au Moyen Age.

Il a dans la main gauche un livre ouvert qui mérite une petite explication supplémentaire. Dans notre statuaire médiéval le livre ouvert peut nous indiquer deux interprétations possibles. Il peut indiquer la prière et la contemplation soit la connaissance qui est donnée. Si le livre est fermé le message est élitiste, le personnage a la connaissance mais ne la partage pas avec tout le monde. Quand vous analysez ce genre de représentation il vous faut bien observer le livre.

Le livre ouvert assez plat avec un peu de décoration autour sera le plus souvent une représentation de Bible, le livre d’une certaine épaisseur sera le plus souvent une représentation de la connaissance.

KODAK Digital Still Camera

Si un personnage religieux se retrouve avec un livre sur les genoux il est considéré être en connexion avec le divin mais ne l’a pas encore appliqué. Il est pour ainsi dire encore « à l’étude du divin». Si le personnage a un livre en main, il le tiendra de la main droite. Ici il le tient de la main gauche car il reçoit la connaissance avant de monter. La main gauche reçoit. Le saint qui a le livre dans la main droite donne la connaissance, il fait passer un message, la main droite donne.

Jusque-là nous avons abordé des sujets symboliques que toute bonne bibliothèque d’abbaye pourrait nous fournir. La recherche sur les archanges nous réserve bien d’autres difficultés. La plupart des dictionnaires de symbolique actuels n’en parlent pas du tout ou tout simplement anges et archanges ensembles, sans différence. Quelques bons dictionnaires vont plus loin, ils nous expliquent qu’aucun paragraphe ne sera repris sur ce sujet car ils ne relèvent pas d’une symbolique terrestre ! Que ce soit les guerres, les guerres de religions, la révolution du XVIIIe S. ou Vatican II, il est très laborieux de faire une recherche symbolique sur les archanges. Les descriptions en sont bien plus nombreuses chez les hébreux et chez les grecs-orthodoxes.

Le prince des archanges est saint Michel, qui est un archange combattant le mal (épée ou lance, armure). Les archanges s’occupant de guérison ne sont pas armés, ils n’ont pas à lutter contre le mal. Ceux-là sont représentés avec une sorte de bâton de commandement, ils sont les messagers de Dieux, comme Gabriel lors de l’Annonciation à Marie.

Archange gabriel Bysance

La lecture du tympan commence à gauche où façon ancienne et héraldique, à senestre. Notre archange aux ailes tournées vers le haut, donc tournées vers le divin. Dans une main il a une épée dirigée vers le sol, éloignée de lui pour couper le négatif venant du sol. Ces pieds sont d’ailleurs légèrement plus hauts que les deux autres personnages. Ailes vers le haut il ne touche pas le sol.

baalon3 (2)

De l’autre main il donne les clefs de la connaissance à l’abbé au milieu de la scène afin qu’il puisse comprendre le message du livre. Cet archange entend directement Dieu, il a des oreilles mais n’a rien à dire, il n’a pas de bouche. A regarder sa toge on constate qu’elle est coupée en deux par une ceinture au milieu du corps. Cet archange s’occupe donc du ciel et de la terre, de l’humain et du divin. Il a une toge plus courte que l’autre archange et on voit très bien ses pieds, autre indication qu’il s’occupe de ce qui se passe sur terre sont les cinq plis de sa toge, le nombre de l’humain, mais ailes vers le haut, vers le divin.

La transmission de la connaissance par les clefs est faite, l’humain au centre est en état d’éveil (les yeux bien ouverts) et son âme peut monter vers le divin.

L’archange à dextre (à droite en regardant le tympan) est d’une autre nature. Il n’a presque pas d’oreille mais a une bouche, il donne les dernières recommandations à l’humain qui va monter vers le divin. Il coupe des deux mains avec son épée sous les pieds de l’abbé la connexion avec la terre et par là indique que l’humain a reçu la connaissance à sa mort et est coupé de la terre pour permettre à l’âme libérée de monter. baalon3 (3)

L’âme qui a acquise cette connaissance doit impérativement monter, elle ne peut redescendre vers le terrestre et vers Satan. Cet archange est pureté complète et n’a pas de ceinture, il est lui entièrement ciel et céleste. La toge couvre d’avantage ses pieds, ceci est une symbolique particulière pour les archanges messagers du ciel, leurs pieds étant entièrement couvert ainsi que la plus part des fresques et tableaux nous les montrent. Notre archange de dextre n’a pas de toge mais une sorte d’armure. Deux plaques pour protéger le haut (contre Lucifer) et du bas il se protège des humains. La protection du milieu est appelée Salomé.

Après avoir épluché la pêche et en avoir mangée la pulpe, l’initié sait qu’il ne doit point jeter le noyau car il contient le plus précieux, l’amande. Mais la lecture n’est point finie ici car il nous reste à relire le même message mais cette fois ci par les nombres.

 

Chaque personnage a quatre temps de compréhension.

Archange à senestre (gauche) qui représente le ciel:

– ailes vers le haut et pieds touchant à peine le sol

– épée —> il se coupe du sol

– ceinturé —> coupé en deux

– donne les clefs

Humain:

– un religieux, tonsure

– le plus simple appareil de vêtements, humble

– le livre ouvert, la connaissance

– la crosse emblème du pouvoir

Archange à dextre (droite) représente le ciel et la terre:

– ailes vers le bas et pieds touchant terre

– épée coupant tout contact entre terre et humain, qui doit monter

– armure du haut, se protéger de Lucifer, archange déchu

– armure vers le bas, se protéger des humains

Symbolique des nombres

– Archange à senestre a une toge à cinq plis, il s’intéresse à l’humain.

5   le nombre de l’être humain.

Autre rappel du cinq: épée – clefs – crosse – livre – épée.

– L’âme doit monter, la trinité, 3 personnages, vêtements de l’humain à 3 plis.

– L’archange à dextre a une armure faite de 5 pièces

– Au-dessus de la tête de l’humain il reste deux demi étoiles des trois étoiles qui

devraient s’y trouver, il manque le dessus de la pierre du tympan.

– Chacune des étoiles à huit branches et un centre —> donc le nombre 9, c.à.d. le nombre qui représente la perfection. Et en poursuivant —> 3 étoiles X 9 = 27

Les deux nombres s’ajoutant 2 + 7 = 9 unité et perfection encore.

Beaucoup de messages de ce genre sont encore indéchiffrés dans notre Europe, il faut prendre le temps de s’arrêter et se poser des questions. La photo ci-dessous représente deux archanges ou anges tenant exactement la même épée et ont une toge presque identique, or nous le voyons là sur un tympan à Bessuéjouls, au nord-est de Rodez près du Lot qui est distant de 740 Km de Baâlon. bessuéjouls-anges épées

Rien n’est gratuit dans l’enseignement du Moyen Age, tout a une raison d’être, mais il nous faut chercher car le fil de la transmission est devenu très mince

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Le culte des reliques comme nous le connaissons prit quelque part son essort vers le VIe S. à travers les diverses pérénigrations des abbayes celtes d’Irlande (Saint Brendan) et Scot. Irlandais où Ecossais pouvaient à l’époque eux-mêmes se désigner SCOTTI. A partir du VIIe S. les pèlerinages chrétiens commençaient de prendre une ampleur sans précédant. Nous possédons pour les contrées du Nord, graçe à une bonne déscription le pèlerinage et le voyage des reliques de SAINT URSMER, saint patron de l’abbaye de Lobbes où il décèda le 18 avril 713.   Afin de mettre ses reliques et trésors à l’abri des troubles elles furent amenés le 2 juillet 1409 par les moines à la collégiale de Binche, devenue alors collégiale Saint-Ursmer. Saint Benoit sur Loire abbatiale voyage des reliques Quelques reliques furent laissées en Thierarche, dont il avait aussi été fait évêque, à Eppe-Sauvage et à Fontenelle où naquit Saint-Ursmer vers 644. Chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne, église Saint-Étienne de Lubersac, en Limousin Donc nous sommes maintenant au XIe S. et les écrits nous apprènnent dans  » MIRACULA S. URSMARI IN ITENERE PER FLANDRIAM FACTA  » que la chasse content ses os va traverser tout le pays, Lobbes proche du Luxembourg et Ardennes Françaises vers la région de Bruges en Flandres. Ceci afin de récolter des fonds pour la reconstruction de leur abbaye ruinées par les guerres en Haynaut. Les personnages qui accompagnent les reliques sont pour l’époque des plus importants: nous y trouvons le comte de Flandre en personne, Baudouin V et son épouse la comtesse Adèle, fille de Robert II Roi de France. Font encore partie de ce voyage l’évêque de Thérouane, Saint Drogon et l’évêque de Londres, Guillaume Le Normand. Translation des reliques de saint Eugène, sur un chapiteau des années 1130. Dès le départ, ce n’est qu’une longue suite de miracles, partout où ils passaient. Ils traversèrent Lille, qui érigea une croix hors la ville où les reliques s’arrêterent un moment. Mais partout où passèrent les reliques s’opèraient des miracles ou s’appaisaient des querelles est autres disputes locales. On traversa ainsi Lille, Nieukerke. L’arrêt à cet endroit, comme plusieurs autres d’ailleurs, était voulu par le Comte de Flandres et ce dans le but d’y faire la paix et de ne plus y avoir d’opposants. Et ici nous comprenons que les moines Irlandais, l’abbaye de Lobbes suivant la règle de Saint Colomban, sont bien plus Celtique que Chrétiens de Rome. Les moines firent une procession circulaire avec les reliques, tout en psalmondiant. Les adversaires de la paix durent quitter le cercle comme s’ils en avaient été rejetés de façon surnaturelle; un chien noir les conduisit plus loin. Ce cercle de moines récitant des paroles nous amènent bien plus près de rites de magie chamanique que de pratiques Chrétiennes. De tout temps les civilisations ont célébrés le sacré par des réunions en cercle, autour d’un feu (la St Jean), d’un arbre (le chêne druidique), d’une source sacrée (procession tournant trois fois autour de la source), d’un cercle de pierres levées où d’une statue de saint où sainte (trois fois le tour dans l’église en passant derrière où sous la statue). L’église elle même ne sait plus trop en expliquer l’usage. Chanoines en cercle dans le chœur de l’église se jetant le ballon, au moins 2 cas en France, roues à clochettes ou offrandes de roues en cire verte. Ce n’est point le cercle en soit qui est important, la signification sacré est donné par le mouvement, par la ronde.  Ajoutez y la foi, les reliques portés et vous obtenez une force magique considérable. Puis les reliques passèrent à Bergues Saint Winoc (Flandre Française), Cassel, Furnes, Bruges, Oostburg. Le pèlerinage se poursuivit vers l’abbaye de Lissewege où il est dit que les pèlerins sont accompagnés de plus de 500 chevaliers. Au village de Leffinghe, où il n’avait plus plu depuis trois mois, graçe à St Ursmer il se mis à pleuvoir toute la nuit. Au point que les villageois voulaient retenir la chasse miraculeuse dans leur village. Puis deux jours à Gand et par Bruxelles retour à Lobbes. Limoges sortie des chasses de la cathédrale Autre exemple de l’usage des reliques pour celler la paix, en 1030 à Audenaerde, lorsque le Comte de Flandre Baudouin IV convoca nombre de barons et évêques avec sur place une impressionante réunion de reliques. Pour les mêmes raisons de paix ont retrouva une impressionnante réunion de reliques à Charroux (Département de la Vienne) en 989.

Si l’intention du Comte de Flandre était d’obtenir la paix dans certaines de ses régions, les moines avaient un autre intérrêt. Le numéraire, la reconstruction de leur abbaye.

 

 

Dès le XIe S. les pèlerinnages prennent de l’ampleur au choix vers l’un des 3 pèlerinnages important de l’époque; Jérusalem, lieu de vie du Christ, avec comme symbole la palme où le  Christ. Pèlerinage croix de Jerusalem

 

Pèlerinage Jerusalem Baudouin roi de Jerusalem avec le blason Le premier roi de Jerusalem,  Baudouin

avec le blason de Jérusalem, comme

l’insigne de pèlerin de  Jerusalem  représenté

ici   à droite. Pèlerinage Ste Véronique Rome

 

 

Rome et le tombeau de Pierre avec comme symbole les clefs, la croix où le vernicle (le voile de Sainte Véronique avec la sainte Face).

 

 

 

St Jacques Bxl

 

 

 

La Galicie et St Jacques de Compostelle et la coquille.

 

 

 

 

 

 

L’initiative en revient au pape Urbain II qui promèttait des indulgences plènieres pour qui avait fait un de ses trois grands pèlerinages, dit majeurs. Il faut dire qu’a l’époque le risque était grand et ont était pas sûr  d’en revenir vivant.   Très vite s’ ajouta un quatrième; à la fin du XIe S. saint Gilles du Gard, sur les bords de la méditerranée, était déjà devenue trop petite pour les pèlerins qui affluaient à l’abbaye et l’abbaye dut être agrandie et construite sur deux niveaux.

 

St Gilles lieux de pèlerinages           pèlerinage 1er église en dessous église de St Gilles

 

 

 

 

 

Elle fût consacré en 1096 par le pape Urbain II, c’est dire l’importance qu’avait le lieu. Gilles était un homme qui toute sa vie fût connu comme guérriseur et faiseur de miracles, pour les hommes et les animaux. Pèlerinage St Gilles insigne  Après quelques longs périples ils s’installa à cet endroit dans une grotte.

Et curieusement, cet endroit vit passer, à la fois les pèlerins

vers Rome, vers Jérusalem et vers Compostelle. Il était situé

sur les trois routes.

 

En premier, le gens qui prenait le chemin pour mettre leur conscience en ordre avec Dieu. Pèlerins qui, a travers leurs divers offrandes liberaient leurs conscience des fautes de leurs âmes et de la vie dissolue qu’ils auraient pu commèttre. En deuxième le pèlerinage lui-même où l’on va se rapprocher de Dieu et de ses apôtres. En troisième, le pèlerinage expiatoire, la condamnation. Devoir quitter sa région, son pays, et n’y revenir qu’après avoir fait un des trois Majeurs et avoir purifié son âme d’un crime commis. L’église médiévale reconnaisait sept sacrement, du terme ancien « sacramentum » qui signifiait « serment », sept étapes d’une initiatiques d’une vie par un engagement solonnel, un voeu. Le pèlerinage en était un et était conféré par une liturgie particulière, rituel retrouvé à l’abbaye bénédictine de San Cucufa au village de San Cugat del Vallès en Catalogne. Au matin le candidat pèlerin, avant de partir, se présentait au prêtre qui l’attendait pour lui remettre ses insignes; le bâton ou bourdon, et la besace, autrefois nommée écharpe. Pèlerinages photos livres bruges 4608x3072-070 Joinville en parle dans ses chroniques. Le prêtre les bénissait au préalable suivant         un rite dont on a conservé les formules latines.  » Au nom de Jésus-Christ, notre seigneur, reçois ce sac, attribut de ton pèlerinage, afin que tu mérite parvenir sans dévier, sauf et absous aux parvis du Saint-Sépulchre, ou de Saint Jacques, ou de Saint Pierre de Rome, ou des autres saints que tu désires atteindre et que tu nous reviennes, ton chemin accompli, en parfaite santé!  » Après une dernière bénédiction, le prêtre entonnait le psaume CXXIV : Qui confidunt in Domini. Pèlerinage évêque bénissant deux pèlerins   Ensuite, les fidèles, récitant les litanies, accompagnaient le pèlerin jusqu’a la sortie de la ville ou du village. Curieusement les compagnons du tour de france on gardé une partie de ce rituel; canne, besace, rubans et compagnons de la cayenne où ils ont œuvrés qui les accompagnent jusqu’a la sortie de la ville. Ce n’est qu’à travers le XIIIe S. que les pèlerins mettrons leurs attributs, insignes et symboles, indiquant part là leur quête, leur destination et au retour aussi la preuve qu’ils l’avaient réellement bien accomplis. Bruges besace et bâton de pèlerin Besace, bâtons de marche, pèlerine, grand chapeaux, chaussures, et suivant les destinations diverses d’autres insignes. Bruges St Salvador blason pèlerin St Jacques L’imagerie du Moyen Age nous les montres sculptée dans la pierre où le bois, sur les tableaux et autres manuscrits. Objets en étain, plomb, argent, bois et autres rubans. Comme le pèlerinage à la grotte de la Sainte Baume, dans le Var, pour les divers compagnons du Tour de France, cannes et rubans en tête. Bien sûr ce n’était pas un monde parfait; nous pouvons citer une critique de l’époque de l’abbé bénédictin de Nogent-sous-Coucy, Gilbert de Nogent. Il nous raconte les méfaits provoqués par ses mêmes cultes aux reliques. Les cadavres des Saints qui déménageaient régulièrement d’un endroit à l’autre. Il y avait une telle rivalité entre les différents éclésiastiques que les vols de reliques étaient très fréquents, si ce n’était pas un père abbé où un évêque qui en organisait le vol lui-même. Autre endroit même histoire ici à Strasbourg; selon la légende une source miraculeuse est apparue à l’endroit même où fût découvert le corps de sainte Attale. Le puits en usage à l’intérieur de l’église et le reliquaire contenant les os de la sainte sur le maître autel. L’affluence des pèlerins fut si importante à l’église Saint Etienne que la cathédrale en fut désertée et l’évêque fort courroucé. Il essaya de s’emparer du corps pour l’exposer à la cathédrale. Devant ce danger les reliques furent cachées et enterées pendant des années. Comme exemple je vous cite Rodolphe, auteur de la  » Chronique de l’abbaye de Saint Trond  » (Limbourg, Belgique) à propos du pèlerinage qui s’y faisait au XIe siècle auprès du tombeau de Saint Trond.  » Les pèlerins amenaient sur l’autel de si nombreuses offrandes en nature, argent, bijoux et fil d’argent que toute la journée plusieurs sacristains se relayait pour tout ramasserer et faire place nette.  » Ce culte des reliques qui reliait le monde visible des humains au monde invisible de Dieu et de ses Saints n’en était qu’a ses débuts. Un autre article suivra conçernant d’autres lieux et pratiques de pèlerinage.

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