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Archive for mai 2012


Etrange histoire de gnomon que celle de sainte Ode, laquelle du haut d’un rocher encore appelé  «  chaire de sainte Ode «   On y trouve l’empreinte de son pied. Ode entendit une voix lui commander de lancer son bâton de marche le plus loin possible vers la rive d’en face, et que là où il tomberait elle devrait faire bâtir une église en l’honneur du saint martyr Georges, soit un cavalier terrassant un monstre.

Le nom d’ODE est vraisemblablement une interprétation médiévale de l’inscription sculptée sur le sarcophage (VIIe siècle) découvert en janvier 1977, où l’on voit la sainte tenir son fameux bâton dans un décor d’entrelacs celtiques :  SCACHRODOARA,

ou sainte Chrodoaire, lue SCA-CHR-ODO-ARA ou  «  autel de la sainte chrétienne Ode «

Ce sarcophage avait été enfoui sous le pavement du chœur au XIIIe siècle. On peut l’y admirer tel qu’on l’a mis au jour, à travers une fenêtre de verre pratiquée dans le chœur. Il s’agit du seul sarcophage à figure humaine de l’époque mérovingienne que l’on connaisse en Europe.

Probablement d’abord communauté de moniales, l’église devint collégiale en 1091. Un chapitre de chanoines veilla sur l’édifice jusqu’au XVIIIe siècle.

La collégiale Saint-Georges et Sainte-Ode abritant de nombreux trésors, dont un fort curieux sceau.

Le sceau du Père des Mystères

Un sceau trouvé par l’équipe de fouilles, qui atteste l’existence en ce lieu de culte au dieu Mithra. Pareil culte dû avoir été assez important à Amay (Amanium) pour qu’il y ait résidé un Père des Mystères, dignitaire ou en quelque sorte évêque de cette religion initiatique.

Le sceau ovale montre en effet le bonnet phrygien, une serpe, un anneau et une crosse ou bâton qui, selon une mosaïque du mithreum d’Ostie, étaient les attributs du Père des pères, grade suprême mithriaque.

Bonnet Phrygien des initiés porté par le centaure CHIRON et qui était un talisman protecteur. Chiron issue de Philyra et de Cronos deviendra le roi des Centaures dont Homère dira qu’il est le seul juste parmi les Titans, le grand instructeur des héros grecs. Il avait le don de guérir les maladies par les accords de sa lyre et le don de connaître l’avenir.

Ce bonnet rouge qui symbolise encore l’œuvre accomplie, un symbole connu par les adeptes du Moyen Age qui firent de lui un emblème très révélateur.

Accompagnés d’une flûte de Pan symbolisant les Mystères, ils entourent un cyprès, conifère dans lequel Mithra serait né miraculeusement un 25 décembre. Un serpent enroulé autour du tronc, signifiant pour les adeptes de ce dieu  l’éternel cours du temps. Le cyprès natal de Mithra  qui survit dans notre traditionnel arbre de Noël. La crosse du lituus augural ajoute l’astronomie.

Le Père des Mystères qui présidait aux rites mithriaques était le plus haut dignitaire de cette secte occulte qui, après l’édit de Constantin, formera le noyau ésotérique de la nouvelle religion d’Etat : l’Eglise du Christ.

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