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Archive for mars 2012

CYCLE BRETON

LA QUETE DU GRAAL

 Ce petit post afin :

  •  d’aider ceux qui n’ont pas le temps de lire le millier de pages de Perceval
  • de donner envie de lire ce millier de pages à ceux qui n’en connaissaient pas le contenu
  • d’éclairer les cherchants

 

L’auteur en est Chrétien de Troyes, poète champenois, lequel raconte lui-même dans son prologue qu’il fut mandé à la cour du comte de Flandres et que c’est Philippe d’Alsace qui lui en remit en personne l’argument, sous la forme d’un manuscrit intitulé « Le conte du Graal ». Vraisemblablement appelé par Thierry d’Alsace, il arriva après la mort de celui-ci et écrivit son œuvre à Gand et à Bruges entre 1169 et sa mort, survenue quelques années plus tard. Le roman est resté inachevé, vers le 9000 ème vers. Ses continuateurs en ajouteront près de 60.000 (un milliers de pages).

Argument

1. Les enfances Perceval

Perceval est un jeune Gallois dont le père – le chevalier aux jambes brisées – et les deux frères sont morts par fait de chevalerie. Sa mère l’a élevé à l’écart et vit seul avec lui dans un manoir, au fond de la Gaste Forêt. L’enfant tient d’elle tout son savoir, d’où son innocence, sa naïveté. Un matin de printemps qu’il était parti rejoindre les herseurs de sa mère, il rencontre 5 chevaliers vêtus de couleurs différentes. Selon l’enseignement reçu, il les prend pour des anges, quand il apprend la vérité, il ne peut résister à la vocation. Il court faire ses adieux à sa mère, partant pour la cour du roi Arthur, celui qui fait les chevaliers. Sa mère s’évanouit en le voyant partir et meurt.

Comte du Graal, Paris, BnF, Ms. Fr. 12576f°1

2. Le chevalier Perceval

  • Suivant a la lettre les enseignements matériels et dans sa NAIVETE à un moutier, il pénètre dans une tente, y trouve une demoiselle au lit, lui enlève trois baisers, son anneau, mange trois pâtés de chevreuil et s’en va.
  • A la cour du roi Arthur, il exige du roi les ARMES d’un chevalier vermeil, auquel il s’est heurté en arrivant, les obtient à condition de les prendre et tue le chevalier vermeil.

Perceval tue le chevalier Vermeil

  •  Perceval arrive chez Gornement de Goort, le prud’homme qui lui enseigne le maniement des armes et le fait CHEVALIER.
  • Il parvient au château de Beaurepaire, ou Blanchefleur est assiégiée, le ravitaille et fait lever le siège en combat singulier. Blanchefleur sera sa DAME.

3. Le château du Graal

Cherchant toujours la Gaste Forêt, où il croit pouvoir retrouver sa mère, Perceval parvient à une rivière où, sur une barque, un vieux roi pêche à l’hameçon. Celui-ci l’invite en son château, lequel apparaît soudain devant lui. Il y est reçu magnifiquement par un vieillard étendu sur un lit – les jambes brisées – qui le ceint d’une merveilleuse épée. Or voici que dans la salle, qui fait soudain silence, entre un jeune homme porteur d’une « blanche lance » dont la pointe saigne, escorté de deux lustres allumés. Puis vient une jeune fille portant le GRAAL, fait d’or et de pierreries. Une autre demoiselle enfin suivait avec un plat en argent. Le cortège traverse la salle et disparaît. Il repasse chaque fois qu’on apporte un mets. Perceval a contemplé ces merveilles sans dire un mot. ¨Par « naïveté », il n’interroge pas, croyant obéir à la loi du silence. On le mène à une belle chambre, Il se couche, et s’endort. Au matin, il trouve ses vêtements et ses armes apprêtées pour son départ, son cheval sellé. Mais il n’y a plus âme qui vive. Le château est désert. Il passe le pont-levis qui se relève aussitôt. Et le château disparaît.

Cortège du Graal, Paris BnF, Ms. Fr. 12577 f°74v°

4. La pucelle sous le chêne

Perceval la rencontre, pleurant sous un chêne près du corps d’un chevalier à la tête tranchée. Elle lui reproche de n’avoir pas posé de questions, demandé qui l’on servait, à quoi servait le Graal. Il aurait alors mis fin aux souffrances du roi « Mehaigne » et provoqué le bonheur de tous ses sujets, acquis la plus grande gloire. La pucelle lui révèle qu’elle est sa cousine et lui apprend que sa mère est morte.

5. Le retour à la cour du roi

  1. Perceval retrouve la demoiselle aux 3 baisers, répare sa faute, lui restitue son anneau, bat son ami , l’Orgueilleux de la Lande qu’il envoie à la cour du roi.
  2. Il neige. Une oie sauvage, blessée par un faucon, perd trois gouttes de sang. Perceval rêve à Blanchefleur que ces trois taches rouges lui évoquent.
  3. Et essaient d’amener au roi Perceval qui rêve. Il les bat tous les deux. Mais GAUVAIN parviendra à sortir Perceval de sa rêverie et à le conduire au camp.

6. Les aventures de Gauvain

  1. Le serment de Perceval : Il ne couchera plus deux soirs de suite au même lieu avant d’avoir appris à qui l’on sert le Graal et retrouvé la lance qui saigne.
  2. Gauvain est défié en duel devant le roi d’Escavalon. En chemin, il prend le parti de la pucelle aux petites manches contre sa sœur. Invité dans un château, il y est assiégé par les communiés. Il n’obtient sa liberté qu’en s’engageant à ramener la lance à la pointe qui saigne.

7. Perceval chez l’ermite

En 5 ans, il a vaincu 60 chevaliers et n’est jamais entré dans une église. Des pèlerins lui apprennent que c’est le vendredi-saint et l’envoient à l’ermitage : l’ermite lui parle du Graal. Il lui apprend qu’il est le frère de sa mère. Perceval fait pénitence et communie le jour de Pâques.

8. Suite des aventures

Gauvain rencontre la « Mauvaise Pucelle » avec qui il fait route. Le mauvais sort s’attache à lui. Il se fait prendre son cheval. Un nautonier le fait passer en un château qu’il délivre de ces sortilèges. Le lit enchanté et la reine aux blanches tresses. Il retrouve la Mauvaise Pucelle, mais le gué périlleux l’en délivre. Retour à la cour du roi Arthur.

Perceval reçevant l’épée du roi Pecheor et procession du saint Graal

Paris BnF, Ms. Fr. 12577f°18v°

Chrétien de Troyes s’est arrêté là, sans que l’histoire soit dénouée. Ce ne sera pas en tout cas Gauvain qui trouvera le Graal, ni même Perceval qui devra céder la place à Galaad, le chevalier pur et sans reproche. Autres œuvres de Chrétien de Troyes Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le Chevalier à la Charrette, Yvain ou le Chevalier au Lion.

LES CONTINUATEURS 

Argument

Le Graal est la relique de la Cène et du Calvaire, confiée à Joseph d’Arimathie, transmise à son petit neveu Alain, pour qui le Christ renouvelle le miracle de la multiplications des poissons. D’où le nom de Roi Pêcheur que porte Alain et après lui, ses descendants, les gardiens du Graal. Celui-ci a été transporté en Bretagne, au château de Corbenic, dans la terre Foraine, dont nul ne sait l’accès. C’est alors que les chevaliers de la Table Ronde se lancent à la QUETE DU GRAAL.

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Définition du mot « Eubage » dans le Littré :

Chez les Gaulois, classe qui, nommée entre les druides et les bardes, avait pour principale occupation l’étude de l’astronomie, des choses naturelles et de la divination.

L’astrologie druidique, on s’en doute, n’a pas toujours emprunté pour s’exprimer leurs dieux aux Romains. Longtemps, les eubages avaient interrogé la seule position des planètes et constellations polaires. Le Grand Chariot régissait le ciel depuis l’ère des mégalithes.

Le début de la fin de la divination était annoncé avec une ordonnance du 15 mai 319 invite les eubages à pratiquer dorénavant au grand jour. On aurait pu croire, six ans après l’édit de Milan et la reconnaissance du christianisme, à un geste de libération. C’était mal connaître les arcanes de la pensée impériale.

Le 13 de juillet 358, son fils Constance II décrète sans préambule tous ces magiciens sorti de l’ombre, astrologues, augures et ovates en général, ennemis du genre humain ! Douze ans plus tard, depuis Trèves dont il a fait sa capitale, Valentinien Ier ordonne leur arrestation immédiate et l’instruction de leur procès.

Ainsi débutait une chasse aux sorciers qui ne finirait pas de sitôt.

La dernière mention que j’ai pu retrouver est de 1733, dans leur volumineuse « Histoire littéraire de la France » ou les savants bénédictins de Saint-Maur avaient conclu que l’astrolologie était pratiquée d’une manière générale dans les Gaules et plus spécialement  territoire Aduatique et Eburons .

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  1. L’homme entré en état d’éveil au premier matin du monde se retrouve dans un chaos – au sens étymologique du terme : une chose confuse, dont on n’a pas les clés – dont il est involontairement le centre.

Symbolique :  la représentation symbolique de ce chaos = terre,

était le   CARRE.

  1. Sa première démarche sera d’essayer de comprendre ce qui lui arrive, quel est ce monde parallèle, qu’il vient de découvrir. Pour ordonner ce chaos, il lui trouvera un centre, de préférence visible de loin : une montagne, un rocher, une pierre qu’il lèvera (menhir).

Symbolique :  le centre étant un point posé au milieu du carré (chaos), ordonner celui-ci, c’est tout rapporter au centre, c’est-à-dire tracer une CROIX à trabes égales.

Corollaires :  Relier l’homme à Dieu (religare) étant en principe le rôle des religions, la plupart d’entre elle se chargeront – du moins initialement – de fournir à leur adeptes un CENTRE.

Exemple  :

–      l’omphalos des Grecs.

–      La pierre (noire et carrée) de la Mecque pour l’Islam.

–      Les druides ayant choisi les menhirs, ceux-ci deviendront des clochers, uniquement dans l’Eglise occidentale et celtique. Chacun de ces clochers (un par église) sera surmonté d’une croix symbolique. Après que l’homme ait ordonné l’ESPACE terrestre sur le centre de son choix, la pierre qu’il a levée dans ce but lui permet, grâce à l’ombre projetée, d’ordonner sommairement.

le TEMPS, mais aussi de mesurer les heures du jour, de la vie.

+ Le menhir d’abord, le clocher ensuite sont en fait les styles de cadrans

     solaires géants, permettant de régler entre autres le temps de travail

     (en sonnant l’angélus), de ponctuer le rythme de la vie et de la mort.

Symbolique :  le CENTRE devenu, par la combinaison de l’ESPACE et du TEMPS mesurés, le POLE  VITAL de l’homme, n’est pas comme on pourrait s’y attendre, symbolisé par une  PIERRE.

A cela, il y a trois bonnes raisons au moins :

  1. Ce centre n’est pas nécessairement une pierre.
  2. La pierre exprime mal la notion de vie qui s’est ajoutée à celle de centre.
  3. La pierre possède une valeur symbolique différente (pierre angulaire, pierre cubique = œuvre ).

+ Dans le langage des symboles, le POLE VITAL DE L’HOMME est signifié par :

L’ARBRE  DE  VIE

Réciproque :       l’arbre en symbolique représente généralement autre chose

qu’un arbre. Il peut signifier une pierre, un lieu, un bâton,

une maison, bref tout ce qui peut servir à un homme de pôle vital.

Exemple :

Le miracle du bâton planté en terre par un saint lié à un

site mégalithique (Guidon, Isidore, Alène, etc..) qui prend

racine et devient un arbre.

Selon le type de pôle vital, il existera une espèce d’arbre adaptée. D’où, une symbole de l’arbre.

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DE LA SYMBOLIQUE THEORIQUE A LA SYMBOLIQUE PRATIQUE


L’histoire nous dit que c’est l’empereur Maximilien d’Autriche qui demanda de peupler les canaux de Bruges de cygnes en l’honneur de son prévôt Pierre Lanchals. En fait la ville avait racheté début du XVe siècle au comte de Flandres les droits d’entretenir des cygnes en ville.

L’histoire est curieuse à plus d’un titre, officier chargé de faire respecter à Bruges les ordres du souverain, il fut décapité le 22 mars 1488 par les bourgeois révoltés. L’homme à la tête coupée avait nom de LANCHALS, ce qui signifie justement LONG-COU. Il portait des armoiries prophétiques : un cygne blanc nageant en ondes d’azur, la tête et le col sur un coupé de gueules, ou de sang. Ses descendants n’acceptèrent jamais d’autres titres que celui de chevalier. En sorte qu’il est permis de se demander si pareille résolution des Lanchals ne prétend pas suggérer certain mystérieux rapport avec la même geste médiévale du « chevalier au cygne ».

 

Que Philippe le Bon acheta en 1462 au plus célèbre fabricant de tapisseries tournaisiennes le »chevalier au cygne » montre bien l’importance de cette légende. Pasquier Grenier, le fabricant tenait aussi une succursale à Bruges et devait donc bien connaître la geste en question.

 

Il ne faut pas mépriser les légendes. Elles réclamaient autrefois des moines, à qui on les contait aux repas, une attention particulière car un savoir s’y dissimulait, réservé à d’aucuns initiés. Nos ancêtres se sont relayés pour nous transmettre sans y rien modifier, ces chroniques des âges les plus reculés de la mémoire.

 

La chapelle funéraire de Lanchals, en tout cas, existe bien dans la collégiale Notre-Dame de Bruges. En clef de voûte nage en ondes le cygne emblématique.

 

Six arêtes en retombent, pour les six frères et sœur d’ Hélias dont l’oiseau-fétiche est répété au mur dans un écu penché. Là reposent les os brisés du décapité. Mais le hasard n’est pas en cause pour le bourrelet de chevalier sur le casque, ni pour le cygne, issant en cimier comme s’il avait le col tranché, non plus que pour la chaîne, passée autour du gorgerin. Tous les éléments de la légende sont là réunis.

 

A propos de ce collier, les historiens rapportent un détail également significatif. Au moment de monter les degrés de l’échafaud Pierre Lanchals argua publiquement de sa qualité de bourgeois de Bruges, pour exiger la restitution d’une magnifique chaîne d’or qu’on lui avait indûment arraché du cou. Puis il chargea son confesseur de la porter à sa femme.

Singulière présence d’esprit chez un homme qui va mourir, que d’assurer par un dernier geste la transmission du secret dont il est dépositaire, et de montrer qu’à l’instar des sept enfants d’Oriant, se changeant en cygnes pour peu qu’on leur ôtât leur collier d’or, il partait à son tour émigrer vers la contrée polaire des étoiles.

Or de ce secret, le duc Philippe de Bourgogne n’ignorait rien quand, dès 1430, dans cette même ville de Bruges, il avait passé au cou de vingt-trois de ses compagnons le collier d’un ordre qu’il fondait à l’emblème de la Toison d’Or.

Cette chaîne en or massif des nouveaux chevaliers, dont ils ne pouvaient se départir un seul instant, sous peine d’une messe à quatre sous. Leur manteau écarlate était brodé de l’énigmatique devise AULTRE N’ARAY, sur le sens de laquelle nombre d’historiens se sont penchés, sans remarquer que c’étaient là, très simplement les paroles du roi Oriant à la fée Béatrix, au vers 131 du « chevalier au Cygne.

 

Comme beaucoup de choses symboliques vont par trois je ferais un troisième post sur le sujet : Vision énergétique de N-D de Bruges

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CYCLE DE CHARLEMAGNE

GESTES DE GODEFROID DE BOUILLON

XIIIe siècle

Argument

Dans sa nacelle tirée par un cygne, le chevalier au cygne aborde au palais de Charlemagne qui, étant allé pêcher avec son conseiller Nivelon, le voit arriver. Ne parlant pas le Franc, il porte un message au cou, demandant du service à l’empereur. Celui-ci lui offre la main de sa sœur. Mais elle meurt, pendant qu’il est parti avec l’empereur, guerroyer contre les Saxons. Là, le vieux duc de Clèves le prie d’aller saluer sa fille BEATRIX, au château de Nimègue. S’il reste plus de trois jours, il devra lui remettre un message scellé. Le chevalier dépasse le terme des 3 jours et tombe éperdument amoureux de Béatrix. Il l’épouse. Le message avait averti la belle qu’elle ne pourrait questionner le chevalier sur ses origines, sous peine de le perdre pour toujours. Elle finira par poser un jour la question fatidique.

Avant de partir sans retour, le chevalier au cygne lègue :

        À ses trois fils :

  •        l’anneau     à Conrad de Hesse, d’où les landgrave de Thuringhe Sainte Elisabeth
  •  ses armes  (écu,épée,lance) à Thierry (Didier) de Clèves, époux de la comtesse de Hainaut.
  • son cor       à Gobert de Looz, alias Godefroid, tige des comtes de Louvain et ducs de Brabant.

 

        À sa fille,     

  • l’Ardenne    dont il avait été fait duc (alias la Lorraine)

LA NAISSANCE DU CHEVALIER AU CYGNE

Oriant, qui règne entre l’Escaut et la Meuse, se perd à la chasse et rencontre près d’une source la fée Béatrix. Il l’épouse à la fureur de la reine Matabrune, mère de sa première femme. Or Béatrix accouche de 7 jumeaux, dont une fille Rose. Tous portent au cou une chaîne d’argent (ou d’or). Matabrune remplace les nouveau-nés par des chiots, fait emprisonner Béatrix pour sorcellerie et exposer les enfants à la mort, au fond d’une forêt. Mais un ermite les recueille et les élève. Prévenue, Matabrune envoie un sicaire arracher leur chaîne à six des enfants, ce qui a pour effet de les changer en cygnes. Le septième, Hélias (Elioxe) est heureusement absent. Ayant échappé au sort de ses frères et sœur, il se fait le champion de sa mère Béatrix, la délivre et récupère de justesse les chaînes qu’un orfèvre s’apprêtait à fondre, sauf une. Seul des sept, Esmérès ne retrouvera pas sur-le-champ forme humaines et, pendant un certain temps, tirera la barque de son frère.

Appartiennent à cette geste, outre les deux poèmes ci-dessus :

Les Enfances de Godefroi

Les Chétifs

La chanson d’Antioche

Jérusalem

Le thème

La lutte entre:

  • les traditions Celtiques (le chevalier au cygne)
  • les Germains représentés par leurs peuples extrêmes
  • les Saxons
  • et les Francs (Charlemagne) tentant de faire l’amalgame, mais parfois mal conseillés par les seconds.

C’est une tentative de codifier la symbolique occidentale, en fondant ensemble ses principaux courants.

Le symbolisme du cygne

  • Le cygne est la forme prise par les êtres de l’autre monde, s’il leur faut pour une raison ou l’autre, pénétrer dans le monde terrestre.

Les cygnes :

  •  ont une chaîne au cou. S’ils la perdent, ils retournent dans l’autre monde.Ce collier est d’or (jour) et d’argent (nuit).
  • viennent du nord et y retournent. Ils habitent le pôle terrestre ou céleste, HYPERBOREE : l’autre monde, par-delà le pôle.

7 cygnes = la constellation polaire, la GRANDE OURSE.

Autres symboles

+ La Chaîne

  • ou le collier = symbole du groupe, de la CONFRERIE, d’un ordre, d’une société secrète.
  • l’ordre de la Toison d’Or prend pour collier une chaîne de briquets. Son souverain et fondateur prend pour devise    le vers 131 Chevalier  au Cygne : AULTRE N’ARAY. Les chevaliers de la Toison d’Or ne pouvaient en aucun cas enlever leur collier.

+ L’anneau

  • signe de reconnaissance = la famille, la noblesse, les armoiries.
  • voir aussi l’anneau de Polycrate : ce roi, favorisé par la chance, veut la tenter. Il jette son anneau à la mer (dans une fontaine, une source). Un poisson le lui rapporte (armoiries d’Orval, Mélusine). Mais on ne peut tenter le destin. Vaincu par Darius, il fut crucifié (le Christ, le Graal).

+ Les armes

  • épée, écu, lance : la chevalerie, le tournoi, la guerre.
  • Attributs du guerrier, du soldat, du chevalier.

 Rare curiosité, grande panoplie de chevalier appelé Cabinet d’Armes et qui montre autour du tabard noir à deux chevrons d’argent, le heaume sommé d’un chevalier marin, les gants, l’épée et les éperons.

+ Le cor

  • la chasse, activité du chevalier en temps de paix.

+ La rose

  •  symbole de la Connaissance.
  • rose  =  zodiaque, cercle (dessinée de haut).
  • rose  =  Graal. Son calice recueille la rosée céleste, comme le Graal le sang du Christ (dessinée de côté : pas obligatoire) ou à 5 pétales (plaies du Christ) ou rouge.

 

Corollaires

Le thème du chevalier au cygne, disparaissant à la question de sa femme est la réciproque de la légende de Mélusine. Hélias, le chevalier au cygne et duc de Lorraine, deviendra dans les traductions germaniques Lohengrin (contraction de Lotheringen). Nivelon, conseiller de Charlemagne, devient Nibelung.

Cette petite analyse afin que les curieux puissent continuer à s’instruire et que les cherchant puissent trouver.

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La roue brisée

L’aventure genevoise de leur aïeul de Vélorgues avait laissé aux Nostredame d’autres séquelles que leur patronyme. Petit-fils d’une Juive et fils d’un converti, Jaume, le notaire, sera sa vie durant astreint à payer l’impôt sur « les nouveaux chrétiens descendus de vraies tige et race judaïque et hébraïque «. Les premiers à y échapper seront Michel et ses frères, n’ayant plus qu’un huitième de sang juif dans les veines, au niveau de l’arrière-grand-mère Ben Gasson.

Cet accident généalogique, ils ne l’ignoraient point, s’avèrerait un réel handicap le jour où en vue d’une éventuelle reconnaissance de noblesse, il leur faudrait étaler les huit ou seize quartiers honorables nécessaire. C’était gênant. Aussi et même s’il lui arrive de faire quelques timides allusions à certains dons hérités de la tribu d’Issachar, Nostradamus ne perd-il pas une occasion de lancer dans ses Centuries l’anathème sur cette ville de Genève d’où vient tout le mal. Il lui prédit les pires fléaux, la faim, la peur, la destruction en une dizaine de quatrains dont le plus connu passe pour menacer dans l’avenir les dépôts de devises qui font la richesse de ses habitants.

Nostradamus ne se borne pas à maudire Genève. Il clame à la moindre occasion son attachement inconditionnel et fervent à la religion romaine. C’est que trop souvent, les Juifs convertis et leur progéniture se voyaient soupçonnés de n’avoir renié la synagogue que du bout des lèvres. Aussi son père le notaire ne va-t-il pas craindre d’afficher publiquement, au vu et au su de quiconque, sa rupture d’avec ses ancêtres circoncis en se choisissant pour armoiries un meuble parlant : une roue brisée !

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire, le peuple Juif a porté sur le manteau une roue jaune, communément appelée rouelle. Briser dans son blason cette marque dont nul n’ignorait le sens, était à la fois un geste significatif et courageux.

Michel de Nostredame usa donc après son père d’un écu de gueules à une roue d’or de huit rayons, la jante brisée à chaque séparation, qu’il écartela aux armes de sa mère, plus anciennes et étant une tête et col d’aigle de sable sur champ d’or. Plus tard et pour s’en faire une devise, il empruntera à un temple païen sa dédicace SOLI  DEO qui lui plaisait pour son ambiguïté. Car elle peut s’interpréter au gré du lecteur, selon qu’il traduise SOLI par seul, sol ou soleil. En outre l’aigle des Saints-Remy n’était-il pas dans le langage symbolique, le seul animal de la création à pouvoir regarder et fixer l’astre du jour sans être aveuglé ?

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Petit mot sur l’astrologie et horoscope des anciens

Ce n’est un secret pour personne que les douze signes du zodiaque correspondaient à Rome aux douze travaux d’Hercule. Ce géant, que les Gaulois disaient être leur père, était aussi pour eux le « tireur d’horoscopes », celui qui force les étoiles à parler, à cause d’une aventure de jeunesse, une sorte de treizième travail qui avait en fait été le premier et n’était pas sans rappeler le raid fameux de leurs ancêtres sur la Grèce.

Ayant fait comme Brennus le voyage de Delphes, Hercule en avait profité pour interroger les sorts. La Pythie ne daigna pas lui répondre. Il s’était alors emparé de son trépied, jurant qu’il saurait bien lui-même vaticiner ! Effrayée par la perte – non prévue – de son outil de travail, la prêtresse avait cédé. Tant il est vrai qu’il faut parfois jouer de la massue pour obliger le ciel à livrer ses secrets !

Les auteurs grecs et latins sont unanimes à constater que les Gaulois avaient hérité des dons très particuliers de leur divin et irascible aïeul ès sciences astrales. L’art en était l’apanage des druides, ceux-ci le tenant peut-être de cette race mystérieuse qui avait usé chez eux des étoiles pour lever leur armée de mégalithes. Ainsi le mythe d’Hercule et la tradition des géants pourraient-ils n’être pas tout à fait des fables.

« Les druides, dit un parent de Sénèque nommé Pomponius Mela, font profession de connaître la forme de la terre et les limites de l’univers, le mouvement des astres dans le ciel et les volontés des dieux ». César avait déjà écrit la même chose, ou à peu près, assurant qu’ils initiaient à leur savoir les jeunes postulants. Son témoignage est d’autant plus précieux qu’il avait partagé avec Cicéron, grand pourfendeur de charlatans et jeteurs de sorts, l’amitié du druide Diviviac venu en mission à Rome. Et l’illustre orateur de confirmer que l’ambassadeur Eduen possédait vraiment les lois de la nature et cette science que les Grecs nomment « physiologie » et qui consiste à lire l’avenir . . .

Strabon explique pour sa part ce qu’il faut entendre au juste par physiologie druidique, ajoutant avec Diodore de Sicile qu’à parler druides et bardes, on oublie souvent les ovates, qui interrogent les astres et président aux sacrifices. Au terme grec « ovatos », dérivé du latin « vates », ou devin, Ammien Marcellin préfère dans ses Rerum Gestarum Libri XXXI, le titre celte d’Euhage, déjà relevé par Timagène. Tous deux seront suivis en cela par les bénédictins de Saint-Maur, encore eux, et plus spécialement par Dom Félibien.

Juste pour nous rafraichir un peu la mémoire de ce qui vient de notre passé.


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